Crazy Lux Box

En travaux...

16 juillet 2009

Femmes au foyer, je vous aime (ou pas)

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Nan mais là je vais me vexer, quand même.

Si je ne suis guère présente ces temps-ci, c'est parce que mon temps est entièrement consacré à mon mémoire. Et oui un passage le temps de septembre ça vous mange les mois d'été. Ce qui n'est en soi pas si problématique que ça, car le temps est si chaud et aveuglant que je suis aussi bien à jouer les troglodytes dans mon petit studio avec vue sur la mer. Ce qui ne m'empêche pas de frôler le coup de soleil dès que je vais chercher le courrier (dur).

Mais bon, les bouquins avalés, je commence doucement les interviews de mes chères mères au foyer. Pour celles qui ne seraient pas encore au courant, mon mémoire de M1 porte sur les femmes au foyer sur Internet. Leurs attentes, leurs objectifs, ce qu'elles en font, pourquoi elles vont, ce qu'elles y trouvent, finalement. J'ai commencé à interviewer certaines candidates recrutées sur doctissimo (car je m'appuie surtout sur ce site). Pour le moment, la plupart de mes hypothèses de travail sont plutôt malmenées, mais n'est-ce pas justement le but d'un mémoire de recherche ? Même si j'adore avoir raison, il faut parfois mettre son sale caractère de côté *uhuhuhuh*

j'ai commencé à écrire ma partie théorique, et mon but est de mener à bien tous mes entretiens avant mon départ en vacances début août (famiiiiiille me voilà), histoire de pouvoir les analyser étendue sur un transat au bord de l'atlantique (qui n'est pas une bitch comme la méditerrannée ! ), parce que bon ce sont les vacances mais il faut aussi avoir le sens des priorités. Quand tout le monde sera à la sieste, je ferai ma petite martyr qui bosse, ça fera culpabiliser les gens qui vont à la piscine.

Bon c'est pas tout ça, mais j'y retourne !

PS : si vous connaissez une femme au foyer de plus de 18 ans qui utilise doctissimo, n'hésitez pas à me contacter, je suis encore à la recherche de candidates. Si vous pouviez faire passer le mot autour de vous d'une façon ou d'une autre ce serait terrrrriiiibllle ! Pour me contacter très facile : angeluce@griffor.com

Merci ;)



21 juin 2009

La Fée Fagot a cassé ses lunettes

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Être au chômage est une fatalité plus ou moins appréciable selon ce qu'on en fait. Ayant sué sang et eau pour décrocher un emploi cette année, en vain, je me retrouve aux portes de l'été avec dans mes poches, pas moins que mon inactivité et la difficile faculté à accepter celle-ci. C'est pour ça que l'été se remplit de grands projets, bien entendu gratuits puisque le chômage inclut du temps mais surtout pas un rond >_>

- Améliorer mes connaissances en Histoire, grâce à "L'Histoire de France pour les Nuls" que j'avais acquis l'an dernier, lors de ma spécialisation de licence, et que je n'avais jamais ouvert. Oubli de dates importantes, difficultés à se repérer dans le temps (c'était quand Charlemagne déjà ?)... Ça fait perdre des points à Questions Pour un Champion Online ça. Mine de rien ce livre est très bien construit, racontant l'Histoire comme on conte une histoire, avec la mise en valeur des points de répères, l'apport d'anecdotes pas souvent indispensables à la compréhension de la période donnée, mais souvent bien agréables. L'auteur s'amuse avec nous et nous renvoie à ce que nous avons pu lire plus tôt, un peu comme quand on était en primaire et qu'on apprenait la préhistoire et les poilus. J'ai toujours adoré l'histoire, ma note au bac était même plutôt bonne (et plus élevée qu'une nana que je pouvais pas piffer, qui se la pétait tout le temps avec ses futures études d'Histoire à la fac alors que toi tu vas faire Info-Com... dans les dents ma grande). Et là, je me souviens pourquoi j'ai toujours adoré ça :D

- Perdre du poids Redevenir en bonne santé parce que six kilos de déprime d'année de transition, ça pèse sur les vertèbres et mon cher petit dos adoré a déjà commencé à me faire chier. Pas question que cela dure tout l'été. Légumes et sport (mouahahahHAHAHAHAhaha) autant que possible et hop. D'autant qu'ici, dès que les beaux jours reviennent c'est apéro tous les trois jours. Donc pas d'alcool non plus pendant un moment (la plus grande source de calorie du monde).

- Avancer dans le mémoire en lisant tous les bouquins que j'ai acquis sur le sujet. J'en ai quatre, sur le travail des femmes, les femmes au foyer et celui que j'ai commencé "L'informatique a-t-elle un sexe?" d'Isabelle Collet qui s'annonce déjà passionnant. Et comme il fait plus chaud dans mon appartement que dehors, malgré les courants d'air et les ventilateurs, c'est une bonne excuse pour aller travailler sur la terrasse autant que faire se peut (beacuse of moustiques and bruit des voitures). J'espère comme ça dès la rentrée proposer une plan plus concret (une fois que j'aurai compris comment on en fait un).

- Me désintoxiquer du café. Je suis une véritable caféinomane (et vous ?), et j'ai besoin de décrocher. Thé, thé, thé, thé et tisane.

- Devenir une bombasse en Anglais grâce au visionnage massif de films et séries en VO non sous-titrées. En attendant les épisodes de la fraîche quatrième saison de Weeds, me voilà plongée dans la nullissime série Femme$ de Footballeurs qui me passionne par son absurdité totale. Mais au moins, j'apprends plein de vocabulaire injurieux anglais (hormis caser "bloody" tous les trois mots), je sais maintenant parler des bébés hermaphrodites, des mannequins anorexiques, de la chirurgie esthétique, des maris volages et du chantage à large échelle. Et oui, j'assume :D

- Reprendre quelques activités artistiques parce que ça manque, le travail manuel. Même si je ne suis douée en aucune, faire un peu de peinture, de piano ou de guitare, ça détend. Et pour une fois que j'ai du temps...

- Faire aboutir un projet secret dont j'aurai très fort probablement l'occasion de parler bientôt.

Sachant que je compte bouger au mois d'août pour retrouver ma famille (qui me manque terriblement), j'ai en gros un mois et demi pour mettre tout cela au point, sachant que j'ai déjà débuté certaines choses.

L'inactivité ne passera pas par moi !

30 janvier 2009

Mémoire, mémoire... vous avez dit mémoire ?

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Darwin, Museum of Natural History, London

Quand je suis arrivée sur la Côte d'Azur pour le début de l'année scolaire, je savais pour avoir passé plusieurs vacances ici, que le contact ne serait pas évident, même sortie du statut de "touriste" (quel vilain mot rempli de préjugés). Effectivement, les cours en amphi, la promo d'une centaine d'étudiants, grosso-modo, avec la tendance à quitter au plus vite le campus une fois les cours terminés ; sans compter les groupes amicaux formés depuis la licence, qui ont naturellement tendance à laisser inconsciemment porte close aux nouveaux arrivants. S'il est cependant bien une chose qui a permis le rapprochement des étudiants, entre personnes qui ne se connaissent pas forcément, c'est le Mémoire de Recherche. Cette étape indispensable à la validation de la première année de Master recèle un pouvoir caché, agissant telle la Kryptonite sur Superman, rendant fou tout étudiant qui l'approche, faisant perdre tous ses moyens à celui qui tente seulement de l'aborder.

Chose simple associée au Mémoire et rapprochant les étudiants, le Séminaire, qui consiste à regrouper ces jeunes-adultes autour de leur directeur/directrice de mémoire, est déjà un pas en lui-même. Une promiscuité absente de tous les autres cours, des tours de paroles incitant l'entr-aide, le travail en petit groupe permet non seulement une approche probablement plus efficace de cette "verrue" au préalable, que nous avons en commun, mais aussi une découverte plus aisée des centres d'interêt de chacun. Car, il est vrai, on choisit rarement un sujte de mémoire qui ne nous concerne pas d'un iota.

Mais ce qui rapproche le plus les étudiants, surtout durant le premier semestre, c'est cette angoisse qui entoure l'apréhension du mémoire. Et si, comme le disait M. Zerouki, mon professeurs de phylo de Terminale, "On ne peut mesurer l'angoisssssssssse", mimant de ses doigts un trouillomètre, il est différent niveaux d'expression de cette peur. Ainsi, ai-je pu surprendre une conversation entre deux étudiantes que je ne connais pas du tout, et dans laquelle l'une des jeunes femmes expliquait qu'"à la seule idée de [se] mettre à travailler, [elle faisait] une crise de panique" ; puis elle énumérait divers symptomes, tels palpitations, évanouissement... Je ne me permet par de juger de la sensibilité de cette étudiante qui, pourquoi pas, pourrait rappeller celle des précieuses du XVIIIème qui s'évanouissaient à chaque mauvais mot car cela se faisait bien, d'être une femme faible émotive.
Autre idée, un symptome que j'ai subit, a été de vouloir inextricablement refaire la décoration de mon appartement, au moment même où je m'étais prévue trois jours de grands travaux de Mémoire. Ces trois jours ont donc été comblés par le déplacement des meubles, un grand ménage d'hiver, et un environnement finalement plus clément et enclin au travail - avais-je vraiment besoin de tout celà pour mieux travailler, je pense que oui, car un bon environnement est indéniablement un atout à la paix de l'esprit. Ce phénomène aurait pu être anecdotique, si, en discutant avec un de mes camarades de séminaire, je n'avais appris que lui aussi, avait été pris du besoin inexplicable de tout refaire et tout déplacer ! (Messieurs les psychologues ici présents, prière de ne pas lier ces phénomènes de grands ménages aux besoins d'organisation du grand bordel de nos vie ; nous l'avons déjà fait :) ).
Ce mémoire, tel un poltergheist, nous hante sous différentes formes : pour certains, il allume mystérieusement la télévision au moment de se pencher sur des livres, nous incite à relire l'intégral de sa bibliothèque de bande-dessinées, ou fait léviter sous notre nez la dernière édition de "World of Warcraft".
L'apogée de cette prise de conscience a eu lieu il y a quelques jours quand dans mes notifications Facebook, une ancienne camarade de CMI (ma spécialisation de licence) m'invite à rejoindre un groupe intitulé "J'ai un mémoire à rendre et je voudrais partager cette souffrance avec vous". Dans celui-ci, vous êtes invité à partager votre sujet de mémoire ainsi que votre filière, mais aussi "la première chose à laquelle vous pensez quand vous bloquez sur votre mémoire", et vos diverses impressions, plaintes à ce sujet. Avec presque 5 000 membres, ce groupe n'est pas tout seul ; entre "On a tous quelque chose de mieux à faire qu'un mémoire" ou "pour que [unetelle] se bouge le cul et commence son mémoire", c'est une véritable pscyhose estudiantine que nous avons là ! Dieu merci, il existe un groupe qui s'intitule "J'ai plié mon mémoire de fin d'étude, bon débarras !!!", mais qui ne contient que 24 membres... Si Facebook était un microcosme, il serait amusant de penser qu'au moins 4876 étudiants auraient abandonné le mémoire avant de l'avoir fini... uhuhuh.

Comme quoi, le Mémoire de Recherche... un vrai sujet de société ! Envoyé Spécial devrait en parler plus souvent, tiens. Ca leur permettrait de montrer des images choc d'étudiants au bord de la dépression !

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