23 novembre 2007
Fils de Pub & Zapping Tapin
Une femme, quand elle est amoureuse, est une femme stupide.
Un homme amoureux est un homme intelligent.
Je ne sais pas si vous avez remarqué en ce moment, les pubs eBay.
Un très bon concept dont j'avais vaguement entendu parler, et que j'ai
entraperçu via un spot, hier soir sur TMC (pas de mauvais esprits, ils
repassaient l'Armée des Douze Singes), puis sur TF1 (là j'ai
aucune excuse, je zappais, probablement). L'idée ? Vous avez un produit
à vendre, eBay vous a choisi pour en faire un stock de pub. Des
produits aussi divers et variés qu'une ancienne guitare de Charlélie Couture,
une voiture, une robe de princesse de petite fille, ou encore un nain
de jardin. On peut dire que l'objectif est réussi puisque non seulement
eBay se fait une super pub, mais les enrechisseurs sont partis pour
s'en foutre plein les fouilles. Un nain de jardin mis à prix 1€,
aujourd'hui à 321€, un sac à dos sport extrème mis à prix à 40€ est
plafonné à près de dix fois plus. Le type qui vend sa table artistique
n'aurait probablement pas trouvé encherisseur, pour une oeuvre d'art à
30 000€. Et la toile unique de la demande en épousaille serait
probablement tombé dans l'anonymat si de nombreuses jeunes femmes en
fleur ne s'étaient pas senties émues par cette déclaration (il suffit
de voir les réponses). Je suis cruelle, car je trouve que cette
campagne de publicité est très réussie, avec des scénarii interessants,
des fois moins que d'autre, je vous conseille néanmoins la robe de
princesse, la table de maître et le nain de jardin. Certes, la pub,
c'est gerbant, c'est pour ça que je dois regarder, au plus, la
télévision une fois par semaine. Cependant, je ne peux que louer les
"bonnes" campagnes de publicité, celles qui pour moi, sont originales,
inventives, au-delà du produit.
Autre coup de pub assez flagrant, auquel nous sommes peu exposés en Province, reste l'appel au secours d'un
jeune homme fou amoureux d'Emma. Des tags, des affiches, des pancartes
et un blog, criant "Emma je t'aime, reviens !" signé d'un Paul plus
qu'amoureux. De quoi émouvoir les midinettes en puissance (encore ?).
Cette campagne, lancée par l'agence "La Chose", réputée pour ses
élucubrations en présence de Nana, Ikea ou Télérama, et connue pour ses
supports les plus variés, jusqu'au théâtre de rue. Les spéculations
vont bon train sur le produit visé, puisqu'il s'agit d'une campagne de
publicité en plusieurs étapes. En effet pour le moment, la campagne ne
montre rien du produit, n'indique en rien ni sa nature, ni son
contexte, ni sa marque. Une façon d'attirer l'oeil, la curiosité et le
suspens dans le petit coeur du consommateur (comme le coin de ciel bleu
d'EDF ces derniers temps, ou les gens qui baillent en N&B dans le
métro pour "Re-vittel-isez-vous", il y a quelques années). Technique de
plus en plus utilisée car réellement efficace. Il suffit de voir
l'engouement pour les spéculations les plus diverses trouvées sur le
web. Aux dernières nouvelles, il s'agirait d'un parfum de Jean-Paul
Gauthier, qui se confirmeraient par des vidéos que je n'ai pas vu
(suffit de chercher sur le net). Réponse le 29 novembre (dernière date
sur le blog de Paul).
On peut faire plus glaucque en matière de
pub, et là je tiens à alerter les yeux sensibles. Ce qui va suivre
n'est pas de la cruauté propre, mais juste l'analyse d'un esprit malade.
Tout
le monde a entendu parler de la gagnante de Popstar (et là je ne mets
pas de lien, j'ai une réputation quand même) à qui on a pondu un album
en trois semaines (mais on lui a rien imposé) et qui dans le même coup
a appris qu'elle était enceinte de six mois. Or, ouvrez tous les
journaux à scandale du moment, et qu'entendez-vous ? Bébé congelé ! Et
un bébé congelé, c'est quoi ? C'est le résultat d'un déni de grossesse
!!! Cette jeune Sherifa souffre donc d'un déni de grossesse.
Visiblement elle le vit bien, puisqu'elle vient même en parler sur les
plateaux télé ("mais non, on ne peut pas parler d'immaculée conception
quand même"). Donc double coup de pub. Coup de pub pour Sherifa : un
bébé c'est super top, ça va émouvoir toutes les midinettes (encore ???)
de 16 ans qui pensent que ses chansons lui parlent, et puis le fait que
ce soit si soudain... Être au courant 9 mois au préalable que vous
allez avoir un bébé semble presque has-been. Ensuite, coup de pub pour
le déni de grossesse, si on peut dire ça comme ça. Cette maladie qui
existe depuis la nuit des temps, méconnue et qui ne méritait que la
page "Incroyable" de Closer, a été mis au grand jour il y a quelques
temps par plusieurs affaires successives de mères infanticides.
N'est-ce pas une façon incroyable de réhabiliter ce mal-être spirituel
que celui d'ignorer son enfant ? Maintenant, la ménagère de moins de
moins de 50 ans qui lit détective, sait que, non seulement cela peut
aussi lui arriver, malgré pilule et/ou sterilet, mais elle sait aussi
que souffrir de ce mal ne la prédestine en rien à un futur de
psychopathe, contrairement aux agissements de Hannibal Lecter sur les
animaux quand il était petit.
Et dans un Univers où tout est
inutile, l'annonce du prochain mariage de Laurie et Garou est un gros
coup de pub pour la petite blonde puisque, nous le savons toutes, les
aînées des adoratrices de Laurie ont toutes aimé Garou lorsque,
enlaidit et bossu il hurlait "A bouaaaare" sur la scène du Palais des
Sports de Paris. Cela apporte donc une certaine crédibilité, un
presque-aval de la génération précédente sur la relation, et donc, sur
le fait d'aimer Laurie. Donc : Laurie remonte dans les sondages des
générations pré-tektonik (à savoir, euh, moi), genre "bah si Garou l'a
choisit, elle peut pas être si mauvaise que ça"). Et en plus, ça fait
plaisir aux midinettes émouvues (mais c'est dingue ça). Il faut au moins ça pour qu'elle espère vendre des albums avec une chorégraphie et une coupe de cheveux pareille.
Ce que
nous pourrons conclure de ces 4 analyses d'engouement médiatique : Les
midinettes à fortes émotions restent probablement une des cibles
commerciales les plus faciles à atteindre...
20 novembre 2007
Baisers En Solde
Vends, cause livraison annulée, Baisers neufs. Bonne qualité, jamais servi. Disponibles version Gourmand ou Romantique.
Comme
une impression de Déjà Vu. Nancy en mars, un an et demi plus tôt. De
jeunes gens désireux de pouvoir encore rêver leur avenir, se lancent
dans la marche pour la liberté. Un an et demi plus tard, de jeunes gens
désireux de pouvoir permettre aux futurs étudiants de rêver leur
avenir, se lancent dans la marche pour la liberté. De vieilles images
d'Assemblées Générales à deux mille cinq cents étudiants ; de
Coordinations Nationales interminables, de débat de plus de 36 heures
d'affilées, sans dormir, à tout écouter car, oui, tout est important,
toute idée importe ; d'étudiants en fleur, tâchant d'organiser une vie
sur le campus, la nourriture, les sanitaires, les couchages, les petits
déjeuners.
Je ne peux plus rester debout dix-huit heures d'affilée, alors je ne tiens plus les piquets de grève.
Je
ne peux plus marcher de longues heures, battre le pavé de slogans avec
des étudiants, les salariés, les retraités, alors je ne manifeste
presque plus.
Je ne peux plus décider de partir à l'autre bout de la france sur un coup de tête, alors je ne m'engage plus.
Ce mouvement se fait de loin, je le vis par procuration, et franchement, ça laisse un goût amer.
La
vie se porte, la vie se fuit. Si nous ne rêvons pas aujourd'hui, qui le
fera pour nous ? Parce que nous voulons avoir le choix, parce que
l'enfant qui rêve de devenir enseignant, pour dispenser un savoir,
tenir une jeunesse qui construit la société de demain, ne doit pas
avoir plus de désillusions que le futur ingénieur, qui pour nous
construira des routes, des ponts, qui nous permettront, pas à pas,
d'avancer toujours plus vers l'échange, la communication, les
transferts de biens.
Victor Hugo disait qu'ouvrir une école,
fermait une prison. Cette politique, qui veut dès le plus jeune âge
freiner la délinquance, qui veut balayer les cités des gangs, d'une
génération sans repères et sans aides, qui veut éloigner la vermine
d'un pays trop beau pour être honnête ; cette politique ne devrait-elle
pas épanouir sa jeunesse, épanouir sa société, l'ouvrir à tout et à
rien, sport, loisir, éducation, mais aussi et surtout curiosité ?
N'est-ce pas là la solution utopique à l'ennui qui tiraille notre
époque ?
N'est-ce pas cet environnement, qui nous gave, lors de
notre jeunesse, de produits de consommation, et qui nous oblige, dès
l'enfance envolée, à trimer pour nous offrir la vie que l'on est censé
désirer ? Qui fait que de jeunes travailleurs intellectuels, étudiants,
quelque soient les établissement auxquels ils appartiennent, à faire
des choix, à devoir mettre de côté l'éducation et la curiosité, au
profit d'un travail abrutissant et fatiguant ?
N'ayez aucune crainte, je ne suis même pas pessimiste. Juste un peu trop rêveuse.
05 novembre 2007
Paris est un village
Si la ligne 7 est mon chemin de Croix, le 19ème arrondissement est ma terre promise.
7
kilomètres de Vélib, à travers les 4ème, 3ème, 11ème et 19ème
arrondissement, un week-end, en heure de pointe, et je me suis sentie
plus en sécurité qu'en quatre ans de deux roues à Nancy. Rossinot devra
repasser pour Vélo Stan. Qu'il mette des lochons à ceux qui stationnent
ou s'arrêtent sur les piste cyclables, et on en reparlera. J'ai vu une
exposition au Grand Palais, terriblement interessante, qui m'a beaucoup appris. J'ai vu le Canal Saint Martin, le Sacré Coeur de loin, Pigalle de près, je suis monté tout en haut de Montmartre, pour rien. J'ai vu l'Opéra, j'ai vu la ville, j'ai vu les petites rues. J'ai vu la Seine, Paris je t'aime. Le retour fût ereintant. Et triste.
Paris est mon village. Je veux vivre dans le 3ème, le 13ème ou le 14ème. Ce sont des arrondissements avec des restos chinois et japonais à tous les coins de rue.
En rentrant de la fac, tout à l'heure, j'ai rencontré un chat. Ou plutôt, un chat est venu à ma rencontre ; un chat tout roux s'est avancé vers moi, en miaulant et me fixant du regard. Je m'arrête, lui donne quelques carresses, il en redemande le bougre. Nous restons ensemble quelques minutes, puis je m'éloigne. Il part dans le sens inverse. Cette anecdote m'est déjà arrivé, même une fois c'était à la fac. Un mercredi de cette année, avant mon cours de Journalisme Culturel, je lisais devant la salle, quand un miaulement a attiré mon attention. Une jeune chatte, que j'avais aperçu pour la première fois quatre années auparavant en amphi. Elle s'est approché de moi, miaulant quelques carresses réclamées, se frottant contre moi, s'installant sur mes genoux. Le peu de gens présents souriaient. A croire que j'attire les chats. Les félins attirent-ils les félins ?
Il y a quasimment deux ans, j'avais dû passer une après-midi à la Cour d'Appel de Nancy pour un cours. J'y avais vu une avocate qui m'avait beaucoup marqué. Après coup, je peux même dire qu'elle m'avait subjugué. Je n'avais pas su son pérnom, et encore moins son nom. Mais deux ans après, je me surprend encore, à chaque fois que je passe devant la plaque d'une avocate, à me l'imaginer. Je me dis "ce doit être elle", ou encore "Elle doit être du genre à s'appeller comme ça". On dirait que je la cherche.
J'ai remarqué en filant chez mes parents, il y a quelques jours, que les sonneries de fermeture des portes des vieux TER est exactement la même que celle du métro. Dans ce train en partance pour Epinal, je me glisse dans le premier wagon, avec peu de place. Là, dans le premier vis-à-vis, un jeune homme joue de la guitare. On est loin de "Jeux Interdits" ou de "Come as You Are", c'est plutôt "Aranjuez mon amour" cordes pincées et accords mineurs. Réveil en douceur. J'ai l'impression d'être en partance pour le bout du monde. Les airs qu'il joue ont un côté latin. Ca fait battre mon coeur endormi de femme mélomane.
Le Brésil. Un titre qui me ferait presque sourire : Cansei De Ser Sexy. Ca fait quand même moins mal aux oreilles que Justice.
24 octobre 2007
Tu m'as dis je t'aime, je t'ai dis attends. J'allais dire prends-moi, tu m'as dis va-t-en.
Ceci est de la publicité mensongère. En effet, je deteste faire la vaisselle.
Je suis tombée sur l'émission PIF PAF,
présentée par Philippe Vandel et diffusée sur Paris Première (my
favourite channel) le samedi à 18h (perso je regarde surtout la redif
le mardi dans la nuit). J'ai regardé parce que 1) il ne faut pas mourir
stupide, ce serait trop bête ; 2) Je vous rappelle que j'étudie les
médias et 3) il paraît que ça critique la télé. C'est vrai qu'à
l'annonce d'Arrêt sur Images, on se demandait qui allait jouer le
premier contre-pouvoir du paf au sein de sa propre arme ? J'ai donc
jeté un coup d'oeil plutôt dubitatif. D'abord, le décor fait un peu
trop Fogiel pour être honnête. Je n'étais plus sûre d'être sur M6 ou
Paris Première, le même plateau, les mêmes bureaux en V, sur le même
fond peu original et neutre. Au milieu Vandel, avec des dits
spécialistes de la télévision, comme la patronne de TéléStar, un type
de l'Express, le patron de TéléSat Hebdo (tiens, mes parents le
lisent), venus débattre. Au milieu de l'émission, pour traiter de
l'envers du décor, sont arrivés deux personnes : un paparazzi plutôt
peu scrupuleux, et une espèce d'ahuri à lunettes, journaliste
paraît-il, ancien candidat de la ferme célébrité paraît-il encore. Et
voilà que ces deux là discutent du débordement du premier et de Daniel
Ducruet hors caméra lors de l'enregistrement d'une émission de Jean-Luc
"Je-suis-un-mordu-des-belles-mères" Delarue. Forcément, la question des
peoples, de la diffusion de ces faits cachés de l'image, s'est changé
en débat. Le peoplnaliste a forcément clamé que oui, il voulait du
sexe, du sarkozy divorcé, du alexia laroche-joubert avortée à la télé.
Je
n'ai pas vraiment compris, en fait, ce que tout cela faisait là. Encore
une fois j'avais l'impression d'être devant "T'empêches tout le monde
de Dormir" alors même que je n'en ai jamais vu que les extraits du
zapping. En plus, les jingles sont nuls et Vandel reste collé dans son
rôle de mister crevard NPA, avec sa tête d'éternel vingtenaire
hystérique. Après la pub, j'aurai pu voir un reportage sur la nouvelle
émission de milieu de journée de canal, et même voir ce génialissime
Bruno Toussaint, animateur de la Matinale,
la seule émission capable de me booster le matin. On appréciera la
présence d'une femme pas belle, et oui, elles se font rares dans notre
PAF glamour, j'ai nommé Marie Colmant,
qui reste cependant une des meilleures journalistes de ce fameux
Paysage Audiovisuel Français. Oui, j'aurai pu voir tout cela après la
pub. Sauf que j'ai préféré zapper et passer sur iTélé.
Copie,
donc, à revoir. N'est pas critique télé qui veut. Pourquoi tomber dans
les mêmes aspects que ce que l'on est censé analyser ? Je ne suis pas
sûre que cela soit la réelle définition de la distance critique.

Voici ce qu'un cher ami aux mains d'or est capable de faire. Il ne voulait pas que je l'affiche, j'ai proposé de la rendre anonyme, il m'a dit chiche. Pour ceux qui ne comprendraient pas pourquoi je mets ce dessin là, c'est simplement parce que cette jeune fille porte un badge "Crazy Lux Box". Si ce n'est pas le début de la gloire !
Samedi je pars quelques jours à Paris. Paris, je t'aime !
21 octobre 2007
Ordre et Beauté, Lux, Calme et Volupté
Van Volkswagen Powa.
Hier
soir, j'ai rencontré la Beauté. Pas la beauté ultra-brite, qu'on voit
dans les journaux glacés, les images figées, les séries américaines.
J'ai discuté avec une personne qui n'inspirait en aucun cas la
jalousie, l'impression d'être soi-même possédé par la laideur, non ;
tant il exhalait l'état de grâce, tel que peut le faire une oeuvre
d'art.
Il n'était pas bien grand, à peine plus que moi, mais bien proportionné. Sa peau était d'une couleur caramel, mélange de son teint naturellement mat, et du hâle du soleil qui le nourrit lorsqu'il travaille. Ses mains étaient celles d'un manuel, presque ingrates sur ce corps. Blanchies et séchées par l'effort, aux ongles larges, les doigts épais aux phalanges puissantes. Presque trop en décalage avec le reste de l'homme, elles ne juraient pourtant pas, tant l'ensemble accordé construisait un corps, presque sculpté dans la pierre. Le grain de peau était fin, à la base de son cou, autour d'une chaîne argentée. Ses oreilles, rougies à la hauteur par le soleil, encadraient un visage ovale, au menton carré et bien dessiné. Ses cheveux, coupés courts et d'un noir de jais, étaient épais et bouclés. La lumière s'y reflétait, créant des reflets bleutés. Les yeux foncés, mais pétillants, entourés de longs cils noirs. Un nez fin, un grain de beauté sous l'oeil gauche. Des lèvres courtes, peu épaisses, qui laissaient entrevoir, l'espace d'un sourire, de petites dents alignées presque parfaitement. Sous sa manche, un muscle seyant mais discret, symbole encore du travailleur physique.
Un rire un peu aigu, un très léger accent, une voix
assurée, de nature ouverte, bienveillante, avec une pointe de
caractère. Force tranquille contre les injustices. Il aime les fruits ;
le café fort ; il n'aime pas qu'un adversaire le tacle et ne s'excuse
pas ; il a envie de passer son permis moto pour faire des balades ; il
ne boit pas du tout s'il conduit ; il est loyal ; il dit de son grand
frère qu'il est "l'homme qui le mène dans le droit chemin" ; il y a un
an, il ne fumait pas que des clopes, si tu vois ce que je veux dire ;
maintenant il veut arrêter la cigarette ; il aime ne rien faire le
dimanche après-midi, son seul moment de congé réel ; il aime son
travail, ses amis ; il danse, même s'il ne sait pas danser ; il
s'approche respectueusement près pour vous parler, au milieu du fado ;
il appuie sa main dans votre dos pour vous conduire, même s'il ne sait
toujours pas danser ; il respecte les anciens, et va dire bonjour à
cette petite vieille, qui le regarde d'un drôle d'oeil car il a omit de
la saluer ; il sort toujours deux cigarettes de son paquet, au cas où
quelqu'un vourait l'accompagner ; il vous fait frissonner quand il vous
regarde, timidement, du bout de la table.
J'ai passé la soirée à le regarder.
17 octobre 2007
Je te parlais d'Amour, et toi, tu parlais de Parapluie
C'est l'automne, les enfants. La saison où la nature est rousse, héhéhé.
Hier, suite à une déconfiture totale au premier partiel de l'année, je me suis octroyé une séance shopping pour me remonter le moral. J'ai en effet complètement dévalisé le Hall du Livre, ce qui m'a coûté plus cher que si je m'étais acheté une paire de chaussures dont je n'ai pas besoin. J'ai tout d'abord acheté les parutions que j'adore, j'ai nommé Cosmo, mon instant nounette mensuel, et les Inrockuptibles, mon instant Bobo-Culture Hebdomadaire. J'ai également acheté le Daily Express à cause d'un grand article sur l'affaire Maddie et sur la victoire des anglais au Rugby.
J'ai ensuite fait main basse sur le rayon bouquin (la majorité de l'établissement), mais je me suis suuuuper retenue. J'ai établit une liste des livres que je veux absooOOOOooolument m'acheter dès que mon salaire sera tombé (et mes frais d'inscriptions retenus), mais j'ai craqué sur 4 petits ouvrages interessants. D'abord, 100 bonnes raisons d'être mort, aux éditions du cherche midi par Philippe Héraclès, le roi du mini-livre-d'humour-noir-qui-sert-à-rien ; au rayon littérature, j'ai trouvé un petit livre de Lucien Jerphagnon intitulé Laudator Temporis Actis, sous-titré "c'était mieux avant" (éditions Tallandier) comme un écho à la chanson de Delerm que j'ai constamment dans la tête ces temps-ci, "Ca repart en arrière" (que je ne peux malheureusement pas vous faire écouter, puisqu'aucun collégien bloggeur n'écoute Vincent Delerm, y'a que les bobos). Au rayon "Comprendre le sexe opposé, ou peut-être même le sien au passage", toujours un petit format, j'ai nommé Pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes routières, ou quelques indications sur le différences hommes/femmes (le reste de l'analyse figurant dans "Pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien" ; comme quoi il y a une justice). Et pour terminet, Merde Actually, un book en Anglish de Stephen Clarke sur un rosbif chez les froggies.
Après le Hold Up du Hall du livre, un ami (que je ne citerai pas puisqu'il m'a menacé d'un procès si je communiquais son nom) m'a rejoint en ville, puis nous sommes allé tester le resto Japonais qui a ouvert récemment près de la place du Marché, tellement recemment qu'il n'est même pas référencé sur Webcity (une honte). Menu abordable, cuisine et service au poil. Tant mieux, car j'avais tellement envie de Maki que j'aurai fini par tuer quelqu'un pour le rouler dans un tapis et le manger. Pendant la conversation, je lui parlai de la grande particularité des gens qui m'entouraient en ce moment, à savoir qu'ils étaient souvent très agréables, sympathiques, intelligents mais qu'ils avaient la propention a tous être maqués (hommes ou femmes). L'ami en question (toujours pas nommé) l'étant lui aussi. En réflechissant sur la question, il a fait remarquer que je pouvais toujours faire briseuse de couple. Lui faisant remarquer que c'était pas mon genre (même si je l'ai déjà fait), il m'a posé un point de vue très interessant qui disait, en gros "Mieux vaut être une briseuse de couple qu'une maîtresse. Si tu es l'amante, tu es coupable d'avoir provoqué l'adultère. Par contre, s'il quitte sa copine actuelle parce qu'il te trouve mieux, tu es innocente. S'il a le dernier mot, c'est sa faute. Si c'est elle qui le quitte, elle a le dernier mot, et toi ce n'est toujours pas ta faute. C'est la loi du marché".
Cette dernière phrase m'a quelque peu interpellé : la loi du marché s'appliquerait-elle à l'amour ? Le libéralisme aurait-il contaminé jusqu'à nos relations, nous poussant à faire toujours mieux pour piquer les mecs déjà pris, sous pretexte du progrès ? Cela m'a fait songer à cette phrase de Gremlins Laurence Parisot qui, lors de la tentative d'instauration du CPE, nous contait : "La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?" (phrase titre d'un très bon livre de Gérard Filoche, inspecteur du travail socialiste, sur la mise en danger du Code du Travail). Mon ami (sempiternellement inconnu) a appellé cette théorie Le Petit traité de la Briseuse de Couple. Ce qui m'a fait d'autant plus rire que monsieur est pris, pris et repris et ce depuis longtemps (je vous avais dit qu'il n'y avait que ça).
Aller, parce que je sais que vous aimez tous mon côté Bobo Nancéenne, je vous invite à écouter le plus Bobo des Bobos qui savent pas chanter, une chanson presque protestataire de Vincent Delerm, ouais, ouais. Et puis une chanson d'un Bobo sur un auteur Bobo, le baiser Modiano. Vous remarquerez qu'entre le second album (Modiano) et le troisième (Il fait si beau), Bobo-Delerm a pris des cours de chants. J'arrête de critiquer les bobos, après on va dire que je copie (Bobo) Renaud.
14 octobre 2007
Le temps n'est rien d'autre
Sur l'un des murs de ma fac trône une horloge que j'ai toujours vu en panne. Elle indique 11h20. Ma soeur, avant moi, l'admirait déjà, cela veut dont dire que cela fait des années que cette horloge est bloquée...
Dans un certain univers parallèle, la fac de Nancy 2 vit éternellement à 11h20 du matin.
Le Microscope du Roi Stanislas, observé durant ma visite du Musée Lorrain lors de la Nocturne Etudiante, mercredi soir dernier. J'y ai vu également une exposition sur l'histoire de la communcauté Juive à Nancy que je conseille à tous ; les pièces exposées sont magnifiques et la leçon d'histoire non négligeable.
J'ai envie de faire un master. Je me tate.
09 octobre 2007
Le premier au bout de la passerelle
Quel plaisir de revoir un vieux film en noir et blanc qui raconte les fraîcheurs, la désinvolture d'une jeunesse qui n'existe plus. En voyage scolaire à Paris en première, en visite au cimetière de Montmartre, j'avais déposé une tulipe rouge sur la tombe de François Truffaut, et je lui avais parlé. Un camarade avait ri, en me voyant, mais je m'en fichais. Il ne pourrait jamais comprendre.
Mes Nuits Américaines à moi se passent sous le travail, sous les lectures et les ennoncés. Je suis tellement prise par le travail que j'ai rêvé d'un de mes profs, cette nuit. D'ailleurs, pour l'un de ses cours traitant du journalisme culturel, j'ai lu un recueil de trois nouvelles, j'ai nommé Trois Quartiers de Valérie Mréjen. Je dois d'ailleurs le critiquer pour ce cours.
Il y a beaucoup de choses à dire sur ce livre. En un triptique, elle traite de trois sujets qui paraissent éloignés l'un de l'autre. Sa vie de famille, son amour, un de ses amours peut-être, et son père. En trois portraits, elle trace les trois hommes de la vie d'une femme : le mentor, l'amant et le protecteur. Son écriture, comme jetée sur le papier, nous transmet des brèves de vie, des actions sans début, ni fin, glanées dans un quotidien qui pourrait être le nôtre. Maman disait toujours cela, papa faisait toujours cela. En un premier temps, elle trace le portrait d'une vie de famille, d'une adolescence même tardive entourée de parents, de grand-mère, de tantes, d'oncles, de frères et de soeurs, d'individus parfois louches, d'autres plus tranquilles. Les souvenirs d'une vie de famille effacée par le temps qui passe, les saisons qui changent et la disparition des êtres chers. En second, on fait la connaissance d'un homme que Valérie Mréjen a fréquenté, un certain Bruno, officiellement pris, mais pas avec elle. Elle raconte ce qui caractèrisait cet homme atipyque, l'agrume. Et même si elle nous avoue qu'au fond, elle ne le connaissait pas tant que ça, elle est capable de nous dire qu'il aimait l'odeur des cuisines, les fruits pourris, le bruit des enfants, les rues vides. Même si elle ne le connaissait pas tant que ça, elle est capable de nous dire tout ça. Comme toute femme amoureuse. Et puis un jour, tout fuit. C'est la vie. Enfin, pour clore, un long chapitre dont la première personne n'est plus l'auteur mais son père lui-même. Son père, que l'on avait commencé à connaître dans le premier chapitre, que l'on retrouve dans cette Eau Sauvage, parfait écho au Grand-Père. Ce père, que l'on apprend à travers les messages, qu'il pose sur le répondeur. A travers ses remarques, à propos de l'habillement ou des fréquentations de sa fille ; A travers les relations avec la famille lointaine, à travers la solitude d'un veuf abandonné par ses oisillons, quittant le nid un à un.
Un livre qui part à tous ceux qui se souviennent de leur enfance, qui ne veulent pas l'oublier. A croire que Valérie Mréjen a tout consigné pour n'en perdre aucune miette et pouvoir se souvenir, à 97 ans, quelle fût sa jeunesse, en faisant un doigt d'honneur à Alzeihmer. Le livre que l'on devrait tous avoir.
Vous voyez, il y a beaucoup de choses à dire sur ce livre. Le problème, c'est que ma critique ne doit pas dépasser les 1000 signes.
L'autre jour, je prenais le tram pour rejoindre une amie à Saint-Max. Nous étions dimanche et, les trams se faisant plus rares, il me fallait absolument attraper celui-ci pour ne pas être en retard à mon rendez-vous. Je vois l'engin apparaître, je cours donc le long du pont de la Gare et insère précipitemment ma pièce de deux euros dans le distributeur de tickets. Pas le temps d'attendre ma monnaie, le tram sonne, et s'apprète à refermer les portes ; je saute à l'intérieur. Une femme, la trentaine, cheveux de jais et teint mat, m'interpelle : "madame ! [Arrghhhh, nda] Votre monnaie !". Je lui fais signe que ce n'est pas grave, que je m'en fiche. Je m'assois donc, toute chaude de mon sprint récent, sur un siège en attendant le démarrage de mon carosse. C'est alors que j'ai vu la même femme tendre quelque chose à un homme dans le tram, en lui marmonnant rapidement quelque chose. Cet homme s'est ensuite approché de moi : "cette dame m'a dit de vous donner votre monnaie". J'ai donc pris les piecettes et vu par la fenêtre la lady me faire un signe de la main. Y'aurait-il encore espoir en l'espèce humaine ?
Mon pote Seb a le sens de l'analyse, et justement, il caractèrise les gens par la matière de raisonnement qui les caractérise. Par exemple, il dit de moi, malgré ma haine de la logique, que je suis Scientifique, car je cherche à expliquer chaque chose que je croise de manière rationelle. Il dit de Fabien qu'il est Stratège. Il dit de lui-même qu'il est Juriste, par son côté international et sa capacité à tout rejoindre au politique. Il dit de Barbara qu'elle est économiste, grâce à sa grande maîtrise des questions de gestion et d'entreprises.
Si j'évrivais un livre, je voudrai que le titre tienne au moins sur deux lignes.
La semaine dernière, un jeune homme de ma promo m'a demandé si je connaissais le cours ; je lui ai précisé que j'étais rédoublante, il m'a alors demandé si j'avais déjà passé des concours d'école. Je lui dis que non, que j'ai une très mauvais image des écoles de journalisme. Qu'elles nous ouvraient des portes, mais ne nous apprenaient en rien à être des journalistes. Il m'a demandé si j'avais lu Les Petits Soldats du Journalisme, je lui réponds que, bien sûr ; il sourit. Je lui ai expliqué que nous sommes les futurs journalistes, que la profession vieillit, que dans 10 ans ils seront tous partis en retraite et qu'alors deux choix s'offriront à nous : continuer sur leur lancée, en formatant la presse, ou en prenant notre envol et notre propre éducation. Il m'a dit que j'étais très optimiste. J'ai répondu que je voulais la révolution du journalisme. Il s'appele Geoffrey.
"L'ennui est quelque chose qui se déjoue, qui évolue". M.R.
En musique s'il vous plaît, je vous propose un petit extrait de Bollywood (et oui, y'a pas de La Nouvelle Vague dans la Vie), avec Kal Ho Naa Ho, chanson du film éponyme. Shahrukh khan est vraiment un dieu. Pour info, en gros, cette chanson parle de faire attention au lendemain qui ne viendra pas. Il faut donc agir avant que le jour ne se couche. Pour résumer, c'est ce genre de films où le héros, dont l'héroïne est amoureuse, est atteint d'une maladie blablabla... Enfin si vous voulez, vous pourrez trouver à l'occaz. Vous pouvez même apercevoir Saif Ali Khan dans l'ascenceur, la coqueluche des années 2000 avec Rani Mukherjee. Ah bah ça, forcément, ça vous parle moins que Paris Hilton et Indiana Jones 4, ça.
05 octobre 2007
Frenchy Bébé Blues
Ayant toujours été fascinée par le trait d’eye-liner qui caractérisait le maquillage des années 60, très tôt je cherchai dans les magazines le moyen magique d’arriver au trait parfait. Plus tard, de nos jours, en ouvrant le dernier Cosmo qui encensait cette ligne de mode, j’appris que ma méthode était fausse, voire, qu’actuellement, cette formule magique de l’eye-liner parfait était le contraire de celle que j’avais appris auparavant. Avec les canons, les méthodes de beauté changent-elles ? Selon le matériel, la femme, son environnement ? La méthode des années 60 par qui tout a débuté, est-elle ainsi devenue obsolète par le régime fardé des années 2000 ? Qui est donc le messie en matière d’eye-liner : le créateur, ou l’adaptateur ?
Petit arrangement de colocations. Il y a certaines choses que vous ne pouvez plus faire, quand vous êtes en colocation, après avoir vécu seule quelques mois. J’ai trouvé la solution. Nos horaires étant quelquefois différents, je me trimballe nue quand Alice dort. Et toc.
Lundi dernier, je suis arrivée en cour avec une demi-heure d’avance. Ce lundi, je suis arrivée 10 minutes en retard. Triste Monde Tragique.
Avoir un t-shirt superman était un de mes rêves. Au détour d’une braderie, il fût exaucé. Comme quoi, il suffit d’avoir plein de petits rêves à réaliser pour croire vivre dans un grand.
J’ai d’ailleurs porté le fameux t-shirt Superman à la fac, ce Jeudi. Tout le monde m’a appellé Super-Woman. D’ailleurs Nath, de la cafet, me dit « Wow, Super-Girl ! Pardon, Super-Woman ». Ca m’a rappelé quand tout le monde m’appelle Madame, mais là, je l’ai bien pris.
Je n’aime pas les filles. En fuyant cette concurrence (ce côté donc que j’exècre chez les femelles), ne me mets-je pas moi-même en concurrence ?
Je lis mes mails quand j’entends la voix de Karl Zéro émaner de mon poste de télé dans la pièce à côté. Il est de retour sur 13ème Rue, la chaîne du frisson, et il nous propos de retracer la disparition de la petite Maddie. Par mécontente d’entendre à nouveau un des journalistes les plus alternatifs du PAF Français.
Forcément, le seul matin où je peux faire la grasse matinée, j’ai les yeux grands ouverts à 7h45. Cruel.
Avant, j’avais autour de moi des tas de potes célibataires très sympas, qui étaient plutôt dissipés, faisaient beaucoup la fête, fumaient souvent des joints, toujours partants pour un truc incensé à la dernière minute. Maintenant, les joyeux célibataires sont partis, et je n’ai autour de mois que de joyeux casés, mignons, intelligents, travailleurs, mais casés. J’ai l’impression d’avoir 34 ans et de m’appeler Miranda Hobbes.
Heureusement que mes copines sont incasables.
D’ailleurs, à ce propos, il est intéressant de voir qu’avec la rentrée, avec les occupations nouvelles, les femmes sont moins dissipées et se rendent compte de ce qui est sain pour elle, ou ne l’est pas. Mademoiselle A. soupirait depuis plusieurs mois pour un homme pris, mais charmant, qui lui faisait des avances. Le genre « meilleur ami si parfait ». Dimanche, après une petite visite des nouveaux quartiers, elle l’a mis dehors pour cause de fatigue. Elle n’avait même plus envie qu’il la prenne dans ses bras, juste qu’ils parlent. Mademoiselle B., quant à elle, vivotait entre les bras d’un type dont la seule préoccupation était de la voir entre ses draps. Sans arrêt elle revenait déprimée par cet homme, alors qu’elle faisait tout pour se jeter elle-même dans la gueule du loup. Cent fois elle nous dit qu’on ne la reprendrait plus, cent fois elle y est retournée, cent fois elle nous est revenu cassée. Aujourd’hui, elle le regarde comme un ami, l’embrasse comme un ami, et ne se retourne plus, quand elle le quitte à la gare. Les maux s’en vont. Pour ma part ? Boah. Arrêter de croire à l’incroyable. Ne s’attendre à rien. Et ça fait 5 ans que ça dure.
La rentrée semble donc avoir remis en place les idées des femmes qui, en mal d’occupations, se concentraient sur la seule chose susceptible d’être présente et ennivrante : des hommes dont elles n’avaient pas besoin.
Je ne sais pas pour vous, mais moi, je trouve ça super interessant !
Un peu de musique ? Alors des presque puceaux qui font du presque ROck-A-Billy avec des quasi-bananes sur la tête c'est BBBrunes. C'est assez hype, assez ado, mais ça n'a pas fait trembler mes oreilles, c'est plutôt bon signe.
02 octobre 2007
I'm Waiting For My Man
Ce titre n'est pas une petite annonce, mais une chanson de Lou Reed and The Velvet Underground. On ne pourra pas dire que je ne fais pas votre éducation de gens morts, hein.
Comme je l'ai dit précedemment, les cours ont repris, et les choses changent quand les nouveautés arrivent, on appelle ça l'Effet Boule de Neige. "Mutatis, Mutandis", comme dirait Juliette, ou Cyrcée. Troisième épisode de colocation, Alice a emmenagé Samedi. Pour fêter ça, nous avons commandé chinois, je lui ai appris à faire la commande, à préparer la monnaie (ce qu'elle n'a pas fait). Je l'ai excusé auprès du livreur "c'est la première fois qu'elle commande chinois", lui dis-je. "Pourtant, me répond-t-il, je viens ici au moins une fois par semaine". Mon amour de la cuisine asiatique me perdra. Nous nous sommes organisées pour les tâches ménagères, nous sommes battues avec son lit en Kit de chez Alinéa. La prochaine fois, elle achètera chez IKEA, ça évitera que les vis soient en porte-à-faux. Heureusement Tony est venu nous sauver, et Alice a pu rejoindre Morphée sur son matelas de ouate. Elle m'appelle à la fac, pour savoir si je rentre déjeuner, si elle me prépare quelque chose. Je la réveille le matin quand je vois qu'elle a le lever difficile. Elle me montre ses photos de jeunesse, je lui montre les fringues que je pourrai lui préter. Une nouvelle vie commence, en somme.
Dimanche, sortie à l'accrobranche d'Amnéville et à la villa Pompéi grâce au CE de France Télécom (merci monsieur France Télécom). J'ai raté le matche de la France contre la Géorgie, mais n'empêche que je me suis bien amusé. On pourrait plutôt dire que je me suis éclaté, vu les douleurs qui tiraillent mon corps, à peu près partout où l'on peut trouver un muscle. C'est ça quand on est une sportive de haut niveau. Souvenir de la villa Pompéi : dans le jacuzzi extérieur, le soir tombe, les lumières d'ambiance s'allument, la vapeur de l'eau chaude monte vers le ciel en un nuage voilé, et je suis seule dans ce grand bain à remou, et je chante, comme si j'étais dans ma baignoire.
Reprendre les cours de journalisme fait remuer beaucoup de choses dans ma tête. Et si ma possible orientation vers la publicité n'était ma voie, mais plutôt bel et bien le journalisme en magazine féminins? Pourquoi pas, après tout, j'écris sur les femmes depuis tant de temps... Une fois que j'aurai confirmé mon stage (j'en reparlerai à l'occaz), on verra si ce domaine me plaît. En tous cas, j'ai des idées plein la tête et je passe mon temps à griffoner des sujets invraisemblables dans mon petit carnet léopard, celui qui regorge de toutes les inépties qui me marquent.
Aller, on se quitte sur du Glam Rock les enfants, et vous ordonne de visionner Velvet Goldmine, le plus bel hommage rendu au Glam Rock depuis le maquillage de Marilyn Manson. Un "brin" d'excentricité, d'inspiration de musiciens réels, tel Ewan McGregor mi-Iggy Pop, mi-Lou Reed justement (encore lui !), et Johnatan Rhys-Meyer en pseudo Dacid Bowie. Le Glam Rock est une époque révolue. Si le Punk tend à revenir dans les périodes de crise, la libération sexuelle et les paillettes ne reviendront qu'entre les doigts de fée de Jean-Paul Gauthier. Tant pis, ça m'aurait presque plu.













