Crazy Lux Box

En travaux...

16 juin 2009

Je te paie un pôt ? Un pôt locaux ?

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Vu sur Facebook. Des fois ce qui apparaît à l'écran me choque au plus haut point. Et là je suis vraiment choquée, pas comme la pub trop nulle de la sonnerie pour jeunes (qui me faisait plus rire qu'autre chose). Là, ça fait flipper. Et quand on clique sur le lien, rien, pas un résultat scientifique, pas un témoignage nominatif, juste la photo d'Oprah Winfrey qui dit avoir trouvé le produit miracle "au fond du désert Kalahari sud-africain". Mouarf.
Ah, si, quand même, un encadré indiqué "Attention !"... pour dire qu'il faut bieeen s'hydrater sinon tu maigriras moins, vilaine !
Ce qui est ENORME (oui, je sais, pour une pub minceur), c'est que les responsables du marketing savent que leur argument ("Perdez de 5 à 25kg") est non seulement éhonté mais surtout horriblement dangereux. Mais c'est pas grave ! Quelques paragraphes plus bas, on vous prévient que "Maigrir trop et trop rapidement n'est pas sain.". Ouh, se dit-on, ils sont quand même lucides de leurs propres balivernes. ET BIEN NON, jugez la suite : "C'est la raison pour laquelle le mode d'emploi de TRIMGEL a une mention spéciale. Si vous maigrissez trop vite, vous devez réduire le nombre d'applications de TRIMGEL." Mouahahahahahaahahahahah.

Enfin, quand, le plus effrayant, c'est que les femmes obédées par leurs magazines qui leur crient "maigriiiiiiiiiiiiiiiiiiis" plongent les deux pieds dedans. B*** !

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25 mai 2009

Paroles de femmes

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Printemps de la musique, Mouans-Sartoux

Aujourd'hui, entendu dans le tram. Trois femmes sont assises sur trois des quatre strapontins. Deux d'entre elles semblent se connaître, ou au moins avoir débuté la conversation trois arrêts plus tôt. L'une d'entre elle, cinquantaine, cheveux longs, l'autre soixantaine cheveux courts et bouclés, lunettes de grand-mère. La troisième est une cinquantenaire coquette.

Première : "Vous vous rendez compte, depuis mon accident, cela fait dix, vingt, trente... Quarante ! Quarante ans depuis mon accident"
Deuxième : "Ohlala dis donc ça date dites moi"
Première : "Ils me déclarent à 79%... Comme ça je n'ai pas la pension de 80... Ils vous entourloupent alors que y'a tous ceux qui n'en ont pas besoin et qui en profitent."
Deuxième "Ah oui..."
Première : "Entre les APL, le chômage... "
Deuxième : "Quelle chaleur"
Première : "Oui dites donc qu'est-ce que c'est que ce temps, un hiver tout pourri et maintenant on crève de chaud"
Deuxième : "C'est vrai qu'avant on avait des hivers plutôt moyens, et un printemps en douceur pour aller jusqu'aux chaleurs de l'été. Maintenant c'est mauvais temps et d'un seul coup, oooh c'est difficile quand même"
Première : "Ahlala c'était avant tout ça... Et puis bon avant il n'y avait pas tout ça, tous ces arrivages."
Deuxième : "Ohlala oui"
Première : "Avant les gens vivaient bien, ils avaient la porte ouverte, ils cachaient leur clé sous la, sous leur paillasson, il y avait pas tous ces arrivages là"
Deuxième : "Ah bah c'est sûr qu'avant..."
Silence
Première : "Regardez les, habillées comme des tortues. Moi j'ai vu Sarkozy, je suis UMP hein, j'ai écrit une lettre dans laquelle j'ai dit "y'en a marre de tout ça, le tchador et tout ça", je l'ai vu quand il était là, je lui ai donné la lettre, il l'a mis dans sa poche il l'a lu c'est sûr."
Au moment où je descends, j'entends la première se tourner vers la troisième femme et lui dire
"Ah bah je suis désolée, hein, mais y'en a assez quand même".

Je suis descendue à ce moment là, je n'ai donc pas entendu la fin de la conversation. Durant le trajet, j'étais debout face à ces femmes, me tenant à la barre verticale centrale. Pendant tout mon voyage, la première femme tentait régulièrement d'attraper mon regard, pourtant caché derrière des luenttes de soleil. Les tortues, j'ai vu en suivant son doigt peu discret que cela désignait ces femmes musulmanes emmitouflées dans leurs habits traditionnels et portant le voile. L'index accusateur concernait une femme de grande taille qui canalisait sa petite fille énervée par la chaleur. Et à chaque fois, son regard vers mes yeux, qui semblait dire, n'ai-je pas raison ? Forcément avec ma peau de lait, je suis au-delà de toute discrimination. C'est tout de même déroutant.

Pour finir sur une note gaie (quand même !) voilà une touche d'humour de Walibi Belgique ! (fourni par CgX :D)

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03 février 2009

Il était une fois... (2)

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British Museum, London

Bien sûr, l'engagement ne se cantonne pas qu'au mariage, qui traîne, hagard, son patrimoine comme un boulet de prisonnier, enfermé depuis deux mille cinq cent ans dans des conventions avant tout religieuses (et donc peu arrangeantes pour la femme ne l'oublions pas) et après tout reproductrices. Ce n'est pas pour rien qu'aujourd'hui les mariages sont en baisse. Et pourtant, il bénéficie tout de même d'un regain de popularité par rapport aux années 90. Aujourd'hui, on se marie moins pour la convention que pour le symbole et la fête. Ce symbole de vie à deux, jusqu'à ce que la mort nous sépare, juré devant Dieu ou devant le maire... Il est encore porteur d'un sens clairement religieux, cette idée du couple dont le serment de mariage est en quelques sortes le sésame à la création de la descendance. Heureusement, les enfants hors mariage (je ne parle pas des adultères, hein !) sont nombreux, et je connais quelques couples qui se sont mariés après la naissance de leur(s) premier(s) bambin(s).

 

Le PACS, version laïc du mariage, marque un renouveau de l'engagement. Créé d'abord pour des raisons pratiques (permettre aux couples concubins non-mariés de bénéficier de droits légaux en tant que couples et non plus comme simples cohabitants), il s'est révélé être bien plus que cela. D'abord, en permettant aux couples homosexuels, féminins ou masculins, de se faire reconnaître comme entité commune aux yeux de la loi, pas énorme trente à peine après que l'homosexualité ne soit plus considérée comme une pathologie. Ensuite, le PACS semble avoir convaincu deux catégories de couples (dans cette analyse principalement hétérosexuels, comme possibles candidats au mariage) :
- D'abord, les prudents. A l'heure ou un couple sur trois divorce, où les chances de séparations culminent à cinq années, le mariage décourage (c'est une des raisons de sa baisse de popularité). Un divorce est fastidieux, coûte cher, en argent, en temps et en énergie. Et je ne parle même pas de situations avec enfants. A l'heure du fast-food, du prêt-à-porter, comment être sûr que ce n'est pas le "fast-love", qui passera dans quelques années ? Peut-être vraiment être capable d'affirmer pouvoir passer le reste de sa vie avec une personne jusqu'à l'heure de sa mort ? Le PACS, par son principe légal simplifié, est beaucoup plus simple à dissoudre. Il ne comporte pas la pression de la réussite qui pollue le mariage. Après tout, il existe un état-civil de "divorcé" mais en aucun cas de "dé-pacsé" ;
- Ensuite, les réticents. Le mariage est une institution qui a su montre qu'elle pouvait évoluer, et des couples pas traditionalistes pour deux sous arrivent à en fait une particularité à la fois émouvante et représentative de notre époque. Elle est pourtant harassée par le poids de son passé. Un poids d'abord religieux entaché d'une pression sociale pesant souvent bien lourd pour certains. Ne pas se sentir attiré par les liens "sacrés" (que dire de plus) du mariage ne signifie pas pour autant nier l'existence des sentiments présents entre deux personnes. Car le mariage est aussi (et d'autant plus de nos jours) une grande fête à l'amour. Telle une cérémonie païenne de la fertilité (je rigole, hein), réunir sa famille, ses amis, festoyer au nom du couple, retrouver des personnes peut-être perdues de vue depuis quelques temps déjà. Le PACS permet donc d'aborder cette célébration avec le côté légal de l'union de deux personnes.
Ainsi, si le nombre de mariages baisse tandis que celui des PACS augmente, on peut supposer que c'est non seulement expliqué par les personnes qui voulaient se marier mais préfèrent le PACS au mariage, mais aussi par celles qui n'étaient pas pour le mariage mais ont été convaincus par le PACS.

Tout cela, bien sûr, sans compter que nombre de petites filles (même moi, c'est pour dire) rêvent à leur mariage, imaginent leur robe, le prénom de leurs enfants, alors que (parce que ?) leur seule image de l'amour reste celle qui leur est racontée dans les contes... Peut-être que plus tard, elles changeront d'idéal. Peut-être qu'elles garderont cette image de beau mariage, futile détail dans la grande quête de cette utopie fantasmagorique appelée "Le Prince Charmant" (j'en parlerai probablement ultérieurement). Quant à dire si le bonheur féminin se trouve dans l'officialisation du couple ou non... Ceci est une autre histoire.

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02 février 2009

Il était une fois... (1)

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Comme dirait Jacques Brel, "on a beau faire, on a beau dire, qu'un homme avertit en vaut deux", pourtant ces hommes sont amoureux. Ils prennent leurs amies dans leurs bras, leurs susurrent des mots tous bas, et puis se mettent dans l'idée de les marier et/ou leur faire des bébés.Avoir des amis relativement plus âgés, tous en couple depuis quelques temps déjà, et simplement avancer dans la vie, se heurter aux conventions sociales, fait que toute femme, à un moment, se trouve confrontée à la question du mariage, de l'engagement. Vous ne savez pas pourquoi, il y a des périodes pendant lesquelles vous avez l'impression de ne voir qu'une paire de chaussures, qui semble trôner aux pieds de tous et toutes, petits et grands, dans les magasins, à la télévision. En ce moment, ça me fait cet effet, mais avec l'engagement au sein du couple : un couple de copains s'est marié l'an dernier, un autre nous a pondu une petite princesse, un autre poupon se prépare pour l'été. De façon plus éloignée, deux couples que j'ai vu se former lorsque j'étais au lycée se sont très récemment fiancés, une autre amie de faculté a elle aussi pris le chemin de l'engagement. D'autres amies se posent simplement en couple car elles arrivent à l'âge - ou plutôt la maturité - où l'on se pose.
Non pas que cela me donne spécialement des idées, mais tous ces évènements amènent forcément le sujet à discussion. Il est vrai que les jeunes femmes de ma génération ont en tête cette définition magique, tel un sésame, de "jeune femme moderne". J'avoue, moi-même, il m'arrive d'en user et abuser sans y croire. Cette image, probablement forte influencée par des séries comme Sex and The city (que je vénère mais dont l'analyse quant à ses effets néfastes sur toute une génération prendrait un Mémoire entier), qui pose en perfection un modèle de femme de pouvoir, d'argent, de pseudo-liberté de totale indépendant, loin des tracas du couple, sans les hommes... Cette "femme moderne" qui, telle l'amazone, rejette à l'extrême la présence de l'homme, en oubliant qu'au-delà de l'aspect matériel, l'homme (comme la femme) peut représenter une moitié sentimentale fort agréable. Cet aspect important est pourtant parfois oublié. On oublie parfois que les sentiments, comme les bonbons ou les Manolo Blahniks, sont inutiles - et cela même si certaines théories attribuent le sentiment amoureux comme la parfaite chimie émanant d'une compatibilité génétique importante, garante de la pérennité de l'espèce humaine.
Ainsi, une de des jeunes femmes de mon entourage, m'a-t-elle sorti un jour son intention de, en quelques sortes "révolutionner les conventions féminines" puisqu'elle ne compte ni "[se] marier, ni avoir d'enfants". Effectivement, nous ne sommes plus comme il y a soixante ans, les femmes peuvent aujourd'hui vivre ou non en couple, et dans ce dernier cas, la vie commune non-maritale ne signifie plus être rejetée à vie de son environnement familial et être pointée du doigt par la société (bouuuh la catin). Il est cependant assez amusant de savoir que cette jeune femme, aussi révolutionnaire dans l'âme soit-elle, passe sa journée à envoyer des SMS et appeler son petit-ami, ne sort jamais sans lui, et, dès ses activités professionnelles terminées, rentre vite chez elle passer du temps avec son cher et tendre ou, en cas d'absence, à l'attendre. Est-elle donc plus proche de cette définition de "femme moderne" en n'étant pas mariée mais collée à sa moitié, qu'elle ne pourrait l'être en étant épouse mais non entretenue, en ayant des activités qui lui sont propres ?

A suivre

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10 septembre 2007

Femme de Rêves

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Bon Melrose Place c'est bien sympa, mais revenons-en à des sujets plus sérieux.

Il y a quelques temps, suite à une conversation purement littéraire avec un ami, je me suis interessé aux écrits d'ordre érotique. Il est vrai que la littérature érotique existe depuis la nuit des temps (à peu près), mais depuis toujours elle se cache, en haut des étagères, au fond des bibliothèques, dans les arrière-boutiques des librairies. Ce qui est interessant avec ce genre, c'est qu'il est représentatif des fantasmes du moment, particulièrement en ce qui concerne les femmes. Forcément, tous les récits érotiques ne sont pas d'ordre littéraire, loin de là. Il suffit de taper "récit érotique" dans google, et vous tomberez sur des écrits bien loin de plumes professionelles. On peut même se demander si la définition d'érotisme a bien sa place là dedans. Quand on cherche une définition de l'érotisme, la notion d'imaginaire est très importante. Dans son article à ce sujet, wikipedia insiste sur ce qui éloigne l'érotisme de la pornographie : "L'érotisme se différencie de la pornographie en ce que la pornographie ne définit que ce qui est montré (c'est-à-dire la relation sexuelle humaine montrée explicitement) tandis que l'érotisme ne définit que ce qui est ressenti (c'est-à-dire l'excitation sexuelle)."
Suite à la fameuse conversation qui a tout fait débuté, j'ai acquis, sur les conseils de mon ami, un recueil de nouvelles d'Anaïs Nin, réputée pour être une pro en la matière. Ses écrits, parus dans les années 40, ont révolutionné l'écriture érotique, à travers des portraits de femmes du quotidien, de témoignages de connaissances, ou d'héroïnes de romans, comme la première nuit imaginée d'Esmeralda et de son beau capitaine d'arme, Phoebus. Les récits traitent de fantasmes, forcément, de cuisses nues, de seins ronds, de membres durs et de temples d'amour. L'accent est mis sur le désir, les sensations, l'amour passionnel, la curiosité. Ce qui se passe dans l'esprit (et le corps) de cette femme, passe à travers le notre, via les mots subtils, variés, et avec beaucoup de suggestion. A peine le mot clitoris, jamais le mot pénis, mais des caresses décrites.
Autre époque, celle des années 2000 à peine nées, Marie Gray nous offre plusieurs recueils de nouvelles pour nous faire rougir.  En effet, "Histoire pour faire rougir" est le premier recueils de nouvelles "rougissantes" que j'ai pu lire. Dans ces récits, des couples qui s'ennuient et se surprennent (un homme se fait passer pour un admirateur inconnu auprès de sa femme), le quotidien épicé par la nouveauté (un couple découvre qu'ils peuvent apercevoir les ébats de leurs nouveaux voisins par les baies vitrées)... Des choses plus actuelles, qui font travailler notre imagination. Ici encore, aucun mot trop précis, des descriptions de caresses, solitaires, ou à deux, des fantasmes couchés sur le papier. Et pourtant, l'effet est là (parole de lectrice).
Retournons à notre recherche sur le web. Les récits érotiques sont nombreux, certains sites regroupent les nouvelles de tous les auteurs amateurs qui le souhaitent, comme sur ce site, un des premiers du genre. Et là, les récits sont différents. Que ce soient des récits purement inventés ou des expériences (soit-disant) vécues, les mots sont crus, les situations souvent semblables. Souvent, un homme (l'auteur) rencontre une femme. Elle est épouse et seule, mais comme son mariage est malheureux, elle boit un verre au bar, pour se détendre. Il n'est pas rare que cette femme soit diaboliquement sexy, que sa tenue soit courte ou dénudée. Au fil de la conversation, l'homme, timide à la base, finit par repartir avec la femme qui, cherchant l'aventure, va lui faire la totale, 12 positions du kama sutra, à l'endroit, à l'envers, sur les côtés, et finira par une éjaculation faciale des plus torrides en hurlant son plaisir. Si vous ne me croyez pas, cliquez sur quelques liens au passage. Qu'ils soient hommes ou femmes, les auteurs décrivent des aventures libertines (adultère, parties à plusieurs, aventures brûlantes d'un soir), et les hommes sont plus explicites. Parfois, les femmes ont la pression de leur conjoint ("depuis longtemps, je rêvais de la voir s'offrir à d'autres hommes), d'autres elles sont consentantes ("Cette amie de longue date, venue  nous rendre visite, se mit à embrasser ma femme"). Rares sont les récits où les mots sont plus forts que les images. Les crus mots du sexe, vagin, clitoris, pénis, voire bite, chatte ou insultes, fleurissent ces récits où les seuls ressentiments sont l'envie de l'autre et la sensation du sexe à l'intérieur de soi.

Que sont devenus les mots ? L'érotisme a-t-il été tué par la pornographie imagée, qui se démocratise de plus en plus ? A l'heure où une femme seins nus passe sans complexe à 20h50 sur toutes les chaînes, sous les yeux chastes de nos enfants, la seule pensée du désir ne suffit-elle plus ? Il est un peu choquant (pour moi, en tout cas) de voir que souvent, des situations avilissantes, principalement pour les femmes, semblent être les fantasmes de notre époque. L'amour à deux ne suffit plus, on ne se contente plus de regarder les autres, mais de participer et de les faire participer. Les fluides se mèlent et éclaboussent les corps, la tendresse se résume au cunnilingus et au suçotage de tétons. Les mots d'amour sont des cris de jouissance et les serments sont des numéros de téléphones griffonés, dont nous ne saurons jamais s'ils seront tapotés sur le clavier du téléphone.
Notre époque ne rêve-t-elle plus ? La télévision et les images ont elles à ce point anihilé l'amour et le langage des corps ? Le corps doux des femmes ne suffit-il plus à faire rêver les hommes, faut-il qu'elles se transforment en femmes de chair de luxure ? Il est fort probable que l'on peut tendre à relier les moeurs d'aujourd'hui - les one night stand, les films pornos à la télé et des filles nues dans les clips -  à l'évolution des désirs, de ce qui nous fait rêver sur le papier.

Et d'ailleurs, aujourd'hui, qui continue à lire pour se faire fantasmer ?

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22 juin 2007

Comment faire passer la pilule ?

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Demandez à beaucoup d'hommes, ils vous diront ô combien une femme enceinte est magnifique.
Demandez à beaucoup d'hommes, ils vous diront ô combien leur petite amie prend la pilule.

La contraception reste aujourd'hui un grand moyen d'émancipation pour la femme, il faut l'avouer. Grâce à elle, nous pouvons choisir de mener une vie amoureuse, sexuelle, épanouie, jouir (c'est le cas de le dire) de tous les plaisirs et de toutes les tendresses sans avoir à se soucier d'un utérus distendu neuf mois plus tard. Cependant, il faut l'avouer, elle arrange bien les hommes, qui peuvent prendre son pretexte pour se passer rapidement de préservatif, ou pour accuser votre responsabilité lors d'une grossesse accidentelle. Heureusement, cette dernière option n'étant valable qu'en certains cas extrêmes ou la dernière intrigue des "Feux de l'Amour".
Si la contraception est entrée dans les moeurs, elle reste néanmoins tabou. Qui songe à la pression qui pèse sur les épaules des femmes ? 28 petits cachetons, à prendre pendant 28 jours, si possible à la même heure, tous les jours. 28 petits cachetons, comme autant de mini vaccins contre les bébés intempestifs. Et si on oublie ? Heureusement, il y a la pilule du lendemain, à prendre dans les 72 heures. Tiens, encore un cachet.
DIEU MERCI nous avons une semaine de répit ! Une semaine où nous arrêtons de nous bourrer d'hormones ! Bien sûr, c'est sans compter sans la mauvaise humeur de la semaine, hein. Pas besoin de vous faire un dessin. Quand je pense que la pilule, c'est 30 euros tous les trois mois toute ta vie, et qu'un mec, un jour, a osé me sortir que les capotes étaient trop chères, j'ai eu comme un spasme. Ironic, isn't it.
Bien sûr, si nous voulons nous passer de ces encombrants cachets, il nous reste toujours sterilets, spermicides, diaphragmes et tant d'autres remparts aux noms barbares. Bien sûr, au lieu de s'empiffrer d'hormines quotidiennes, il est plus aisé de se mettre un engin de métal entre les deux trompes, une cloque en plastique à l'entrée de l'utérus, se badigeonner le vagin.
Je sens votre appétit coupé, là. Si la contraception est entrée dans les moeurs, elle reste néanmoins tabou.

Vous ne trouverez aucun homme (hormis dans le cadre de la conception volontaire d'enfant, bien sûr) qui incitera sa petite-amie, sa meuf, sa copine, sa femme, son amour, à ne plus prendre la pilule. Forcément, la capote ça ne serre qu'un temps (oh que je suis médisante), tout est plus simple avec la contraception. Mais n'y a-t-il pas là une injustice ? On a créé, pour les hommes, un cachet pour bander. Pourquoi ne pas en créer un pour stopper les tétards à starter ? La peur qu'ils ne fonctionnent plus jamais ? Tiens, une préoccupation bien virile, puisqu'on sait qu'une femme qui utilise un moyen de contraception peut également perdre la chance de concevoir un jour. Les chercheurs endocrinologues ne seraient-ils donc que des hommes (gros clin d'oeil pas discret) ?

Suite à un oubli d'UN cachet de pilule sur 28, pris 20 heures trop tard, j'ai dû aller chercher une pilule du lendemain à la pharmacie. Je ne suis donc ni une dépravée qui collectionne un homme par nuit (par peur de l'habitude), ni une femme naïve bernée par un coureur de jupon (par peur de louper le grand amour), ni une femme violée (par peur de la monotonie), ni une femme inconsciente (par peur de vivre trop vieille). Quand je suis arrivée dans la pharmacie, j'ai juste demandé "je voudrais un cachet de la pilule du lendemain, s'il vous plaît". Et là, je me suis fait frapper très violemment par cette arme violente qu'est le jugement. Dans les yeux de la pharmacienne, j'ai vu les questions qui crevaient ses pupilles. Poufiasse. Et j'en ai eu pour 7 euros, presque le prix d'une plaquette d'un mois, ça fait cher l'oubli. Moins cher qu'un avortement, néanmoins. Mais le prix moral ?

Et si la galanterie moderne, c'était payer le contraceptif de la femme de son coeur ?

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Ccl : "Un petit mot sur la contraception orale. J'ai demandé à une fille de coucher avec moi et elle a dit "non"." Woody Allen

Son : Parachute, Sean Lennon

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29 mai 2007

L'Art de la Considération de Soi

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Aujourd'hui nous inaugurons une nouvelle rubrique, qu'il est dur d'être une femme. Peut-être cela semblera donner une infime idée d'explication aux milliards d'hommes qui ne nous lisent pas.
S'il existe une chose qui caractèrise la femme en tant que telle, c'est le soin avec lequel elle prend soin d'elle. On en revient à un précédent article du Mode d'Emploi Pour Types Nuls, dans lequel il était indiqué qu'une femme se pâre de la façon la plus séduisante pour elle. A travers cela, elle cherche à plaire à la gente masculine (ou féminine). Nous pourrions comparer cette aptitude au paon qui agite sa queue comme un con pour plaire à sa gonzesse, dans le règne animal.
Sur cette généralité, prenons un cas précis.

Sur beaucoup de sites de rencontres, et ce que vous voyez homo ou hétéro (meetic, gayvox), vous devez faire une petite description physique de vous. La taille, le poids, et la corpulence. Vous disposez donc de "maigre", "mince", "sportive" mais aussi des termes aussi fatidiques que "normale", "ronde" ou "grosse". Et là on entre dans le vif du sujet, et oui mesdames, car dans quelle catégorie entrez-vous ? Dans quelle catégorie mettez-vous vos kilos ? Quand on sait qu'un jeune homme sportif et branché ne s'arrêtera sur la fiche que d'une nana aussi bien fichue que lui, on s'en veut d'aimer des connards pareils. La femme a son orgueuil. Mais l'opinion n'est pas en sa faveur.
Dans le "Elle" du mois dernier (oui je sais, mes lectures sont snobs), une double page divine nous montrait les portraits sur le "red carpet" de femme toutes plus belles et sublimes les unes que les autres. De Beyoncé à Scarlett Johannson, en passant par Liv Tyler. Y'avait aussi la pouf de "Black Eyes Peas" mais je me souviens plus de son nom. En titre : "les plus belles femmes rondes". Vous ne trouvez pas qu'il y a un truc qui colle mal ? Et oui. Si Beyoncé est ronde, je suis obèse. Ainsi dans les magazines, les femmes rondes sont simplement des femmes qui ont des hanches, ont des belles poitrines, et un petit pli au niveau du nombril quand elles se penchent (quoique le bide est moins répandu chez les stars). J'appelle ça plutôt une femme normale, moi. Alors comment voulez-vous qu'une femme se juge sans savoir quels critères fixer ? A ses yeux, unetelle est normale, mais sa taille 40/42 est-elle pour autant ronde ?
Le terme "ronde" est-il devenu si honteux aux yeux des critères, qu'on tente de le minimiser ?

Et que dire de la femme qui doit cocher "normal", "ronde" ou "grosse". Si elle met ronde, un con peut penser "c'est une grosse qui se cache". Si elle met "normale" et qu'en photo elle affiche des rondeurs, le con peut-il se croire trompé sur la marchandise ? Comment voulez-vous qu'elle puisse rencontrer des personnes sur ce site, si elle ne peut même pas avoir l'assurance qu'il la trouve bien.
Sans qu'on le sache, les kilos, ça plaît. Les magazines ne sont en rien le messie des vrais hommes, ceux qui ne sont pas superficiels ou qui ne lisent pas. Ceux qui vous aiment comme vous êtes, et qui savent combien tenir en ses mains une hanche douce et ronde est mille fois meilleur qu'une hanche mince et ferme. Les hommes ne s'en cachent pas. Si Freud était à côté de moi, il vous dirait que c'est probablement l'image de la mère, de la femme prète à la maternité, mais de toute façon Freud est mort et parler de sexe n'est pas ma tasse de thé (on te croit tous).
Au-delà même de la simple femme objet, l'impact des corps plus minces et parfaits les uns que les autres, affichés sur nos magazines et dans nos télés, cet impact est très puissant. Croire que de toute façon on est moins bien que l'image, est une erreur totale qu'il est bien difficile de chasser de nos têtes.

Dans 11 jours, je pars en vacances à Nice. Je porterai un bikini taille 42, et j'emmerde celui que ça dérange.

[PS : Le Blog des petons en liberté est reparti ! Deux nouvelles paires de pieds !]

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