19 juin 2009
Y'a plus d'saisons ma pauv' dame.
En cadeau, une photo du tout frais cloché qui a poussé à côté de chez moi. Enfin ça fait longtemps que l'église pousse, mais elle commence à être finalisé. Ils ont même baptisé les cloches, uhuhuh.
L'été s'annonce chaaauuuud.
Vivre sur la côte d'Azur c'est bien (en excluant les bouchons, la vie hors de prix, les touristes et le caractère souvent peu engageant de certains locaux), mais quand on est pas encore habitué au climat, on souffre quelque peu. J'ai eu la chance d'avoir une transition "en douceur", puisque l'hiver a été tout simplement pourri, selon l'échelle sudiste. De la pluie, de la "fraîcheur" (oh mon dieu on atteind les trois degrés le matin), de la neige (sur l'autoroute, entre la sortie d'antibes et la sortie de cagnes, 4h de bouchons). Les pistes de ski s'en sont données à coeur joie, elles n'ont pas été ouvertes aussi longtemps (jusqu'aux vacances de pâques) depuis belle lurette. Pendant ce temps, les nombreuses pluies ont, pèle-mèle, créé des innondations dans l'arrière-pays et le var, causé une panne de courant de la REGION ENTIERE (souvenez-vous) pendant une matinée et bien sûr causé de gros problèmes de circulation tout l'hiver puisqu'au moindre pipi d'oiseau les locaux paniquent et les petits vieux font des crises cardiaques.
Le temps s'est donc révélé affreux pour les niçois, clément pour ma part. Je n'ai pas eu besoin de reléguer mes jupes au placard, agrémentant le tout d'un collant de temps en temps, quand même. J'ai investi dans un parapluie, chose que je n'avais jamais eu à faire en Lorraine. Je n'ai sorti mon manteau d'hiver que lors de mes excursions à Perpignan pour Noël (il neigeait), de nouvel an dans les Vosges (il neigeait), de cadeau à Londres (il pleuvait) et à Paris en février (beau mais frais). Le reste du temps je me suis contentée de mon petit blouson imitation cuir (en plastoc quoi). Le seul soucis a été les chaussures, car les sudistes ne connaissent pas LES EVACUATIONS D'EAU PLUVIALES et ma rue en pente se transformait à chaque ondée en un formidable torrent de facilement deux à cinq centimètres.
Puis le printemps est arrivé, la douceur s'est installé, les collants ont sauté, la veste est devenue facultative. Mais pas tant que ça : car si le soleil chauffe, en son absence l'air est bien frais. Le matin, donc, en partant aux aurores pour me rendre à la fac, j'étais couverte, car j'avais frais. Une heure plus tard, avec l'apparition du soleil, tout vêtement devenait difficilement supportable. Et bien sûr, à l'intérieur des amphithéatres de la fac, cachés du soleil, l'air était frais au poins de se rhabiller... Je ne vous parle donc pas de l'épidémie de rhume qui s'est trimballé. Moi qui ne suis jamais malade, j'en ai eu 4 dont une extinction de voix.
Quelques pluies éphémères accompagnées d'orage ont marqué la transition vers l'été. La chaleur grandissante agitait les petits électrons plus et moins cachés dans les nuages, et boum ! Et là, j'ai renoncé à tout : les bottes, les escarpins pour de trop longues durées (une journée ? impossible), les vestes, les gilets, les pantalons, les hauts à manche longue. J'ai renoncé à ouvrir mes volets avant 11h30 du matin, étant orientée plein est. J'ai renoncé également aux repas chauds le midi. Nous sommes le 19 juin et voilà plus d'une semaine que le thermostat dépasse les 30 degrés. Les soirées sont douces au point de les passer sur la terrasse, et de ne rentrer que parce que la visibilité est mauvaise. C'est, paraît-il, "exceptionnel qu'une telle température arrive si tôt". Effectivement, ces trois dernières années, je passais deux semaines en Juin en vacances à Nice et il ne me semblait pas que la chaleur soit si suffocante. En même temps, peut-on comparer la sensation de chaleur en vacances et lors du quotidien ?
Je sens que l'été va être compliqué.
Heureusement, il y a la mer :)
