06 juin 2009
Big B contre les gays orthodoxes
Petite pause cinéma en quatre opus car j'ai vu quatre nouveaux films ces derniers temps, et allez comprendre, j'étais partagée entre l'envie d'en parler et la flemme de le faire. Mais maintenant que je suis en vacances, je n'ai plus d'excuses.
Partons chronologiquement dans le temps.
Je vous avais signalé avoir des places pour voir deux films au festival. Une semaine après Air Doll, nous avons remonté les petites marches du festival pour assister à la projection de Eyes Wide Open, un film israëlien de Haim Tabaknam, et non de Amitabh Bachan comme l'a d'abord cru ma moitié (l'innocence a souvent quelque chose de touchant). Nous avons eu la chance d'avoir, avant la projection, la présentation du film par l'équipe des producteurs, acteurs et du réalisateur. Touché, celui-ci ne s'exprimait qu'en sa langue natale, et un de ses comparses traduisait dans un anglais plus que correct et compréhensible (même moi j'ai pigé, c'est pour dire). C'est à ce moment précis que la classe française réputée dans le monde entier s'est exprimée, en la personne d'un lambda vociférant quelques mots semblant dire "putain merde chier on est en france on speak french", sous les huées des quidams alors attentifs aux propos du cinéaste présent sur scène, qui s'exprimait déjà depuis dix longues minutes. L'intrus a probablement cru son quart d'heure de gloire arrivé puisqu'il en a fait des tonnes pendant dix minutes, au point qu'un troisième interprète est venu résumer manu militari les émouvants propos exprimés précedemment. Bien sûr, il faut continuer à se demander pourquoi aux yeux de la communauté internationale, les français passent pour de gros beaufs. Non, vraiment.
Une fois cet incident passé, les lumières éteintes et le jingle "Caméra D'Or" / "Un simple regard", tout a commencé sous la pluie. Le pitch est plutôt simple : En plein coeur de Jérusalem, une père de famille Juif orthodoxe reprend la boucherie qu'a laissé feu son père. A la recherche d'aide, il embauche un jeune étudiant, nommé Ezri. Rapidement, les deux hommes son troublés.
Enfin quand je dis rapidement, je mens un peu ; personellement j'ai passé les 35 premières minutes à piquer du nez. Non pas à cause du film, mais à cause d'une facheuse combinaison "bain de soleil + digestion sandwich subway". Quand au bout de 35 minutes mon ami prend pitié de voir mon nez chuter toutes les 25 secondes me propose son bras comme oreiller, bien sûr, je n'ai plus envie de dormir. C'est là que je surprend les deux héros en train de jouer dans une rivière ("ohlala mais ils sont gays ? Ah non c'est pas possible c'est une communauté Juive orthodoxe quand même"). Ah bah non, effectivement, cinq minutes plus tard, ils se déclarent leur désir mutuel. Qu'ai-je donc manqué ? Aux dires de mon voisin RIEN : 35 minutes de scène d'exposition pleine de longueur. Finalement, je suis presque "arrivée" au bon moment.
A partir de cet instant tout s'enchaîne : le désir, les questions, les préjugés, la fuite, la négligence. Finalement, aborder l'homosexualité est une chose ; quand elle est plongée au coeur d'un tel environnement ça tourne à l'exercice de style. Et ça marche. Aucune impudeur, aucune vulgarité, le sexe n'en est pas, il n'est que de l'amour. le sujet est traité avec finesse et passe sans problèmes. Le scénario file sous nos yeux, cependant fortement ralenti par une réalisation pleine de pauses symboliques et de longueurs. On se demande quand ça va finir, comment, et où. C'est beau, mais un peu chiant quand même.
A voir pour le contexte, pour l'exercice, mais je ne saute pas au plafond d'ethousiasme à vous le conseiller.
Rien à voir : si l'aventure du Roux à Walibi vous interesse, vous pouvez lire la suite ici, là, de ce côté, et un peu plus à droite.
Commentaires
Ça choque souvent quand je dis ça, mais si on s'émancipait des religions, on se poserait moins de cas de conscience et ça simplifierait la vie de beaucoup de gens ^^ En tous cas je n'en fais pas ma priorité, peut-être parce qu'en ce moment je sature en réflexions profondes et tout ça, et je préfère un truc inutile et drôle... va savoir.
Je suis plutôt d'accord, car il suffit de regarder la grande majorité des guerres de ces 2000 dernières années pour se rendre compte qu'en quasi-totalités elles sont affaires de religion...
je me permettrais de retirer celle de 70 (1870) celle de 14-18, celle de 39-45 et les quelques guerres coloniales, mais sinon en gros j'abonde dans ce sens, enfin si on exclue aussi la guerre froide - mais est ce vraiment une guerre !
Et non j'ai pas juste décidé de faire mon gros pénible d'abord :p
Tu te focalises beaucoup sur le vingtième siècle, alors t'es moyen-pénible, ça va :D
Bon bah je vais faire un petit effort alors :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_guerres
bon on peut en exclure les quelques croisades (à peine une dizaine) et les guerres de religion en france (8 en tout :D ) ainsi qu'une poignée d'autres guerres qualifiable de religieuse je pense pouvoir dire que les guerres à la con sont loin devant !
:D d'un autre coté grâce à vous j'ai parfait ma culture j'ai toujours cru que la religion était la cause principale de guerre, en fait non ce sont les successions (les révolutions et les histoire de bonne femme viennent bien après) !
Bien sur tout ça c'est sans compter sur les guerres civiles !
Pour dire quoi déjà ? Ah oui moi perso la religion tant qu'on me force ni à croire ni à espérer je suis pas contre.
Pour la guerre de 39-45, sissere, je m'inscrit en faux ^^
Les juifs sont pas athées et ils ont été massacrés par le ptit teigneux a moustache de par leur religion :)
Exact j'avais pas tilté, mais c'est bien le cas
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