Crazy Lux Box

En travaux...

03 février 2009

Il était une fois... (2)

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British Museum, London

Bien sûr, l'engagement ne se cantonne pas qu'au mariage, qui traîne, hagard, son patrimoine comme un boulet de prisonnier, enfermé depuis deux mille cinq cent ans dans des conventions avant tout religieuses (et donc peu arrangeantes pour la femme ne l'oublions pas) et après tout reproductrices. Ce n'est pas pour rien qu'aujourd'hui les mariages sont en baisse. Et pourtant, il bénéficie tout de même d'un regain de popularité par rapport aux années 90. Aujourd'hui, on se marie moins pour la convention que pour le symbole et la fête. Ce symbole de vie à deux, jusqu'à ce que la mort nous sépare, juré devant Dieu ou devant le maire... Il est encore porteur d'un sens clairement religieux, cette idée du couple dont le serment de mariage est en quelques sortes le sésame à la création de la descendance. Heureusement, les enfants hors mariage (je ne parle pas des adultères, hein !) sont nombreux, et je connais quelques couples qui se sont mariés après la naissance de leur(s) premier(s) bambin(s).

 

Le PACS, version laïc du mariage, marque un renouveau de l'engagement. Créé d'abord pour des raisons pratiques (permettre aux couples concubins non-mariés de bénéficier de droits légaux en tant que couples et non plus comme simples cohabitants), il s'est révélé être bien plus que cela. D'abord, en permettant aux couples homosexuels, féminins ou masculins, de se faire reconnaître comme entité commune aux yeux de la loi, pas énorme trente à peine après que l'homosexualité ne soit plus considérée comme une pathologie. Ensuite, le PACS semble avoir convaincu deux catégories de couples (dans cette analyse principalement hétérosexuels, comme possibles candidats au mariage) :
- D'abord, les prudents. A l'heure ou un couple sur trois divorce, où les chances de séparations culminent à cinq années, le mariage décourage (c'est une des raisons de sa baisse de popularité). Un divorce est fastidieux, coûte cher, en argent, en temps et en énergie. Et je ne parle même pas de situations avec enfants. A l'heure du fast-food, du prêt-à-porter, comment être sûr que ce n'est pas le "fast-love", qui passera dans quelques années ? Peut-être vraiment être capable d'affirmer pouvoir passer le reste de sa vie avec une personne jusqu'à l'heure de sa mort ? Le PACS, par son principe légal simplifié, est beaucoup plus simple à dissoudre. Il ne comporte pas la pression de la réussite qui pollue le mariage. Après tout, il existe un état-civil de "divorcé" mais en aucun cas de "dé-pacsé" ;
- Ensuite, les réticents. Le mariage est une institution qui a su montre qu'elle pouvait évoluer, et des couples pas traditionalistes pour deux sous arrivent à en fait une particularité à la fois émouvante et représentative de notre époque. Elle est pourtant harassée par le poids de son passé. Un poids d'abord religieux entaché d'une pression sociale pesant souvent bien lourd pour certains. Ne pas se sentir attiré par les liens "sacrés" (que dire de plus) du mariage ne signifie pas pour autant nier l'existence des sentiments présents entre deux personnes. Car le mariage est aussi (et d'autant plus de nos jours) une grande fête à l'amour. Telle une cérémonie païenne de la fertilité (je rigole, hein), réunir sa famille, ses amis, festoyer au nom du couple, retrouver des personnes peut-être perdues de vue depuis quelques temps déjà. Le PACS permet donc d'aborder cette célébration avec le côté légal de l'union de deux personnes.
Ainsi, si le nombre de mariages baisse tandis que celui des PACS augmente, on peut supposer que c'est non seulement expliqué par les personnes qui voulaient se marier mais préfèrent le PACS au mariage, mais aussi par celles qui n'étaient pas pour le mariage mais ont été convaincus par le PACS.

Tout cela, bien sûr, sans compter que nombre de petites filles (même moi, c'est pour dire) rêvent à leur mariage, imaginent leur robe, le prénom de leurs enfants, alors que (parce que ?) leur seule image de l'amour reste celle qui leur est racontée dans les contes... Peut-être que plus tard, elles changeront d'idéal. Peut-être qu'elles garderont cette image de beau mariage, futile détail dans la grande quête de cette utopie fantasmagorique appelée "Le Prince Charmant" (j'en parlerai probablement ultérieurement). Quant à dire si le bonheur féminin se trouve dans l'officialisation du couple ou non... Ceci est une autre histoire.

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02 février 2009

Il était une fois... (1)

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Comme dirait Jacques Brel, "on a beau faire, on a beau dire, qu'un homme avertit en vaut deux", pourtant ces hommes sont amoureux. Ils prennent leurs amies dans leurs bras, leurs susurrent des mots tous bas, et puis se mettent dans l'idée de les marier et/ou leur faire des bébés.Avoir des amis relativement plus âgés, tous en couple depuis quelques temps déjà, et simplement avancer dans la vie, se heurter aux conventions sociales, fait que toute femme, à un moment, se trouve confrontée à la question du mariage, de l'engagement. Vous ne savez pas pourquoi, il y a des périodes pendant lesquelles vous avez l'impression de ne voir qu'une paire de chaussures, qui semble trôner aux pieds de tous et toutes, petits et grands, dans les magasins, à la télévision. En ce moment, ça me fait cet effet, mais avec l'engagement au sein du couple : un couple de copains s'est marié l'an dernier, un autre nous a pondu une petite princesse, un autre poupon se prépare pour l'été. De façon plus éloignée, deux couples que j'ai vu se former lorsque j'étais au lycée se sont très récemment fiancés, une autre amie de faculté a elle aussi pris le chemin de l'engagement. D'autres amies se posent simplement en couple car elles arrivent à l'âge - ou plutôt la maturité - où l'on se pose.
Non pas que cela me donne spécialement des idées, mais tous ces évènements amènent forcément le sujet à discussion. Il est vrai que les jeunes femmes de ma génération ont en tête cette définition magique, tel un sésame, de "jeune femme moderne". J'avoue, moi-même, il m'arrive d'en user et abuser sans y croire. Cette image, probablement forte influencée par des séries comme Sex and The city (que je vénère mais dont l'analyse quant à ses effets néfastes sur toute une génération prendrait un Mémoire entier), qui pose en perfection un modèle de femme de pouvoir, d'argent, de pseudo-liberté de totale indépendant, loin des tracas du couple, sans les hommes... Cette "femme moderne" qui, telle l'amazone, rejette à l'extrême la présence de l'homme, en oubliant qu'au-delà de l'aspect matériel, l'homme (comme la femme) peut représenter une moitié sentimentale fort agréable. Cet aspect important est pourtant parfois oublié. On oublie parfois que les sentiments, comme les bonbons ou les Manolo Blahniks, sont inutiles - et cela même si certaines théories attribuent le sentiment amoureux comme la parfaite chimie émanant d'une compatibilité génétique importante, garante de la pérennité de l'espèce humaine.
Ainsi, une de des jeunes femmes de mon entourage, m'a-t-elle sorti un jour son intention de, en quelques sortes "révolutionner les conventions féminines" puisqu'elle ne compte ni "[se] marier, ni avoir d'enfants". Effectivement, nous ne sommes plus comme il y a soixante ans, les femmes peuvent aujourd'hui vivre ou non en couple, et dans ce dernier cas, la vie commune non-maritale ne signifie plus être rejetée à vie de son environnement familial et être pointée du doigt par la société (bouuuh la catin). Il est cependant assez amusant de savoir que cette jeune femme, aussi révolutionnaire dans l'âme soit-elle, passe sa journée à envoyer des SMS et appeler son petit-ami, ne sort jamais sans lui, et, dès ses activités professionnelles terminées, rentre vite chez elle passer du temps avec son cher et tendre ou, en cas d'absence, à l'attendre. Est-elle donc plus proche de cette définition de "femme moderne" en n'étant pas mariée mais collée à sa moitié, qu'elle ne pourrait l'être en étant épouse mais non entretenue, en ayant des activités qui lui sont propres ?

A suivre

Posté par LuxBox à 22:20 - L'Enfer des Femmes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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