29 novembre 2008
Agnnnn Agnnnn
Le Panda, ou Panda roux (bah ouais c'est précisé parce que ceux qui ne savent pas appellent Panda son cousin noir et blanc mais noooon lui c'est le grand panda mais celui là on l'a pas appellé le petit panda parce qu'il est pas si petit pour la taille normale d'une espèce dans le genre, contrairement au grand panda qui est plutôt grand pour une petite espèce, et puis c'est tellement plus facile d'associer un animal avec sa couleur de poil, après tout on dit l'écureuil roux et pas l'écureuil géant de la caisse d'epargne qui mange des noisettes, alors qu'on pourrait dire le panda noir, mais non, parce qu'il est aussi blanc, mais c'est là la contradiction des zoologues, puisque ce petit panda, qui ressemble plus à un coirsement entre une mouphette et le chat de mes parents, est non seulement roux, mais aussi noir et blanc, ce qui veut dire que la seule chose qui différencie vraiment ce petit panda, même si je sais qu'il ne faut pas dire petit, avec son cousin le grand panda, enfin on est censé dire panda "géant", est le fait qu'il est plus petit, oui, mais surtout qu'il est roux.) est vraiment trop chou.
Il est lui aussi menacé de disparition, probablement parce que durant son adolescence, il se faisait railler par tous ses petits camarades à poils jaunes et noirs. Bah ouais, parce que quand on est un animal, on peut pas se teindre les cheveux, alors toutes les dames pandas qui rêêêêêvent d'être blondes bah elles peuvent pas, parce que les pandas blonds ça n'existe pas. Et c'est pas plus mal.
28 novembre 2008
Pierre Desproges vous parle
"Rouquin,e - adj. et n. F am. : qui a les cheveux roux.
Le rouquin est un mammifère vivipare omnivore assez voisin du blondinet.
Pas trop voisin quand même, car le blondinet fuit le rouquin dont il nous dit qu'il pue, qu'il est la honte de l'espèce, le banni
pestilentiel au regard faux sous un regard rouille. Méfions-nous des jugements hâtifs : la femelle du rouquin n'est pas la rouquine. Aussi vrai que celle du coquin n'est pas la coquine. Ou alors si mais pas forcément. En règle générale, nous dirons que la coquine sied mieux au rouquin, et la rouquine au coquin, que la coquine au coquin ou la rouquine au rouquin.
Parmi les différents types de rouquins, le rouquin cul-de-jatte est le plus défavorisé. A l'instar du manchot qui louche, le rouquin cul-de-jatte prête à rire doublement. On reconnait le rouquin aux cheveux du père, et le requin aux dents de la mère.
Passé la cinquantaine, le rouquin risque de perdre ses cheveux, soit par le simple effet du temps qui passe, soit à la suite d'un traitement anticancéreux généralement inutile, mais toujours à la mode chez les mondains de Villejuif. Dans un cas comme dans l'autre, il serait presque impossible alors de reconnaître un rouquin d'un homme normal, n'étaient-ce les tâches de rousseur que Dieu inventa au soir du Premier Jour, alors qu'il secouait ses pinceaux sans malice après avoir créé le premier crépuscule flamboyant à l'ouest d'Eden."
26 novembre 2008
Ouhlala très facile
Peut-on être victime de la mode dans le savoir ?
Depuis mon tout premier appartement (il y a déjà de cela cinq ans, pfiou), je range mes sachets de thé dans une boîte de lessive parallélépipèdique très moche, qui s'ouvre sur le dessus. Le genre bleu avec le nom de la dite lessive, deux trois fleurs histoire d'imager la fraîcheur qui viendra chatouiller vos narines à la sortie de la machine, une boîte avec une gentille madame en fondu qui sourit, parce que, bien sûr, à quoi mettre un homme sur une pub de lessive, puisque leur présence dans la publicité quotidienne ne sert qu'à vanter des gno gno, des gnochis, et des produits pour salle de bain qui lavent tout seuls vos sanitaires, tout en bouffant au passage vos canalisations et vos joints de carrelage (la feignantise a un prix).
Ce n'est donc pas un rangement à thé des plus élégants ; elle a néanmoins le bénéfice de faire rire mes amis quand je l'amène au milieu du salon. Cette boîte n'a aucune prétention, d'un vulgarité plutôt effective, de plus elle ferme très mal et n'est même pas à l'abri de l'humidité puisqu'elle est en carton. Ah oui, j'oubliais. Il y a en plus d'énormes morceaux de chatertons qui sont restés collés dessus après mon déménagement. Mais bon, que voulez-vous, je suis ce genre de femme simple qui s'attache à chaque petit objet de son quotidien, et puis, après tout, je n'ai pas besoin d'avoir une boîte à thé dernier cri pour me sentir exister et prouver au monde entier que je déborde de virilité (on ne parle pas de voiture là, mais quand même). D'ailleurs, ce n'est même pas de la lessive de marque, c'est du premier prix Auchan.
J'ai cependant décidé il y a peu de quitter l'agressive couleur bleu azur sulfurisé par les nappes de gazs humains (ouais parce qu'un bleu azur comme ça... naturel ? J'hésite), et de décorer cette boîte, simplicité extrème me permettant de plébiciter la nouveauté sans dépenser un sou. J'ai pour cette raison fait appel à mon sens pratique et la longue éducation de travaux manuels de mes parents. Et oui, étant fille d'enseignants, étant petite je passais moins de temps sur les écrans que devant de la pâte à sel, peinture, bois, terre glaise, papier, et autres matériaux de récupération (Vous saurez qu'un professeur en enseignement primaire récupère tout ce qui est récupèrable). Grâce à ces magiques accessoires et nos petites mimines, ma soeur et mois crééions des univers incroyables, adaptés à tous les jouets que nous pouvions avoir. La pâte à sel créait tout un stock de nourriture pour nos petits malins, que Miss Chichi, cochonne mexicaine de son état (remarquez le choc des cultures : que font les sylvanias dans l'univers de John Leguizama travesti dans "Extravagances" ?) vendait sur des étals. Les gants de toilettes usés devenaient des peignoirs pour nos Barbies, et la moindre chute de tissu devenait un vêtement. Un jour, je crééais même, avec de simples feuilles de papier pliées, un superbe circuit où mes micromachines rivalisaient avec les meilleures formules 1 du monde. Des chutes de bois chez mon grand-père devenait du mobilier pour poupées mannequin, deux capsules d'air pour machine à chantilly, couplées à quelques fils de scoubidous, transformaient n'importe quelle peluche en plongeur sous-marin.
Il est donc normal qu'à maintenant la vingtaine passé, je continue à utiliser ces techniques, coud, tricote, brode, bricole, fabrique, tout ce qu'il est possible de coudre, tricote, broder, bricoler, fabriquer. Pour ma boîte à thé, une solution simplissime s'impose, le papier mâché. Rien de plus simple, un peu de colle à papier ou de farine (pour la fabriquer), du journal, et roules Martine. On pose, on sèche, on peint, on vernit si nécessaire.
Après avoir impunément volé tout un stock de "Métro" dans la rue (mais bon, c'est gratuit), j'ai sollicité mes amis grifforiens pour leur proposer de les débarrasser de leur stock de journaux périmés s'ils en ont, dans l'intention de faire du papier mâché. C'est alors que l'un d'eux me demande si c'est parce que j'ai regardé une émission, passée l'après-midi même sur France 5 il me semble, et que j'ai envie de faire pareil (dans cette émission, les présentateurs décoraient un meuble simple avec du papier mâché tout en incluant des décorations de très bons goûts tels que des strass). Je me suis d'abord vexée, avant de comprendre qu'effectivement, quelle mode est plus forte en ce moment que le "je fais tout moi-même" ?
En regardant quelques sites Internet, je me suis rendu compte qu'actuellement, pour exister, il fallait créer. Cependant n'ont cependant pas conscience que, telle ma grand-mère sur un site Internet, nous sommes inégaux face à la création. Je ne parle pas en terme de génie, entendons-nous, mais en terme de manipulation. La grande passion des femmes du XXIème siècle (dont le profil le plus fréquent est mère au foyer dans la trentaine) pour le scrap-booking ou le collage de serviette, qui ne requiert aucun sens artistique précis mais suscite de véritables vocations.
Alors, oui, en effet, nous devons être beaucoup à créer depuis toujours, et nous nous fondons dans la masse des bricoleuses en herbes auto-proclamées spécialistes par leurs homologues, sur le web. Il faut avouer que, pour ma part, une certaine frustration s'émane de ce phénomène. Si coller un dessin de serviette en papier (et mon dieu je ne sais pas si vous vous êtes déjà attardé sur le design de ces serviettes c'est diablement kitch) fait de moi une créatrice, qu'en est-il des vrais créateurs, qui font des travaux manuels un art de vivre, une source d'inspiration à plein temps (sans aller jusqu'au professionnalisme j'entends) ? Qu'en est-il de l'individu, qui pensait que l'exhalaison de mes mains avait un sens ? Et surtout, que penser de la notion de création sur l'Internet ?
D'un point de vue strictement personnel, je ne me prends pas pour une créatrice. D'ailleurs mes pulls sont souvent remplis de trous et de mailles sautées. Mais il est frustrant d'être prise pour une suiveuse de mode quand cette même mode accompagne notre vie depuis bien longtemps. Je pense que ce sentiment doit être voisin à celui du punk, lorsqu'il croise dans la rue une fashion-victime arborer un Perfecto assorties à des chaussures San Marina, délestant l'objet sacré de son message originel.
25 novembre 2008
La question ne se pose pas
Rita vs. Kim, je crois que les pronostics sont clairs, tu n'as aucune chance poulette ! La preuve, t'as même pas de quoi te payer des vêtements !
23 novembre 2008
Lucky you, lucky me
Vous ne rêvez pas, il s'agit bien d'un film avec Elvis Presley
21 novembre 2008
Hey ma poule !
19 novembre 2008
Le cinquième roux du car rosse
Vous trouvez ça juste là, ici, non, un peu plus à gauche











