17 janvier 2008
Attention, Chute d'Hommes Sexy
Alors voilà, grande décision. Messieurs, mesdemoiselles, et amis de genre incertain, je vous offre, et oui, rien que ça, mon top trois des types les plus croque miam waouh de la terre. Et oui, comme vous le savez, femme de tête que je suis, le critère physique n'est pas vraiment ma tasse de thé. Et cependant, il faut l'avouer je me suis surprise à quelques émois face à des hommes dont les qualités intellectuelles m'étaient totalement étrangères.
Et donc voici la preuve en Image que je ne suis définitivement pas lesbienne (quoique, ça veut rien, dire, j'ai un top trois femmes aussi).
Numbeur Ouane :
Tony Leung Ka Fai
Et oui. Qui d'entre vous n'a pas vu l'Amant, ne peut comprendre. Qui d'entre vous n'a pas vu l'Amant et n'est pas une femme, ne peut comprendre. Qui d'entre vous n'a pas vu l'Amant et n'est pas une femme en pleine puberté, ne peut définitivement comprendre.
Tony Leung Ka Fai à l'époque de l''Amant
c'est un peu comme la première fois qu'un jeune homme ouvre un magazine
de charme, je pense. Si mon goût pour les hommes asiatiques à l'époque
était déjà présent, la révélation de ce sublime acteur n'a fait
qu'exacerber la chose. Non seulement bel homme, terriblement
charismatique, une élégance à toute épreuve dans son costume clair, une
presque timidité troublante... Et puis, avouons-le, de multiples angles
sur son corps sans un seul angle droit, mais ferme comme une dinde de
noël après 4 heures de cuisson.
Forcément, Tony Leung Ka Fai
maintenant, c'est beaucoup moins excitant. Il faut dire que l'homme
affiche l'âge exact de ma mère et pui, en dehors de l'Amant,
je sais pas, il perd de sa saveur, comme une bouteille de champagne
laissée ouverte qui aurait toujours le même goût délicieux mais sans le
pétillant des bulles.
Neumbeur Tou
Shahrukh Kahn
J'ai
découvert Shahrukh Kahn en découvrant L'inde et Bollywood sur la chaîne
Voyage il y a de ça deux ans. Dans tous les cas, ce fût une révélation,
et aujourd'hui la majorité de ma vidéothèque Bollywoodienne met en
scène cet acteur.
Pour ceux qui croient que les films de Bollywood
sont des films super longs avec des gens qui chantent tout le temps,
ils n'ont pas tout à fait tort. C'est cependant aussi certaines des
plus belles histoires d'amour que le monde nous ait offert. Et puis nul
ne peut juger de la sensualité de Bollywood sans en avoir vu un. Il
faut savoir que les films indiens sont extrèmement prudes. Jamais vous
n'avez de nu, de baiser, et encore moins de scènes de sexes. Et
pourtant, certaines scènes croisées dans ces films sont dans mon TOP
des scènes les plus érotiques du cinéma. Car s'il est interdit de se
toucher et de s'embrasser, les jeux de gestes et de regards sont mille
fois plus érotiques qu'un fougueux baiser sur un bateau qui coule. Et
vas-y que je t'étreint dans l'eau, que tu es toute mouillée, que je
secoue avec vigueur ma chevelure virile, et que quand jte regarde dans
les yeux tu fonds comme un Mister Freeze au mois d'août. Un petit exemple est parfois meilleur argument.
Il faut aussi savoir que dans ses films, Shahrukh Kahn c'est le type
bien, mais barraqué, qui chante bien, qui danse bien, qui est
intelligent et qui parfois, et oui c'est bête, va mourir. Aller je vous
offre la photo qui a convaincue toutes mes copines sceptiques de sa
capacité à dégager un sex-appeal mieux que Georges Clooney à l'époque
d'Urgences.
Je vous en ai mis une autre pour vous prouver qu'en plus d'être sexy en tunique à col ouvert, il est très élégant en toxedo.
Bon maintenant soyez prêts, je pense que je vais vous étonner.
Numbeur Foui
Edouard Baer
J'ai énormément réfléchi avant de trouver un numéro trois, et Dieu seul (ah non y'a CgX aussi) pourra vous dire combien d'hommes j'ai pu passer dans ma tête avant de trouver celui qui méritait, à mon unique sens, de figurer après les deux premiers. Et il se trouve que oui, Edouard Baer et pour moi un homme trèèèès sexy. Je vous signalai tout à l'heure l'importance que je pouvais porter à l'esprit, mais aussi le parler, la manière de porter le langage. Et s'il est bien un homme dont l'élocution me donne des frissons, c'est bien Edouard Baer dont le dandy-sme ne me fait aucun doute. Je le trouve également bel homme, mais je pense sincèrement que ce n'est pas "La" chose qui justifie sa présence dans le top trois. Son personnage de trublion distingué à lui seul permet son classement ici.
Quel glamour, quelle classe !
Je dis bravo Edouard, tu as tout de même supplanté : Louis Garrel, pour le frisson qu'il m'a fait ressentir lors de sa scène d'amour dans Les Chansons d'Amour, qui s'est fait recaler pour sa tête de petit jeune (j'aime les hommes, les vrais) ; Ewan McGregor, parce qu'il est écossais, qu'il chante bien, que son talent d'acteur n'est plus à prouver, recalé quant à lui parce que c'est Obi-Wan Kenobi et que je ne peux décemment pas avoir de relations sexuelles avec Obi-Wan Kenobi, même en rêve ; Adam Levine dont la seule voix est capable de me faire monter à douze mille pieds, et que ses yeux de tueurs en puissance ne peuvent qu'affoler mes hormones, également recalé pour s'être tapé, rien que ça, Paris Hilton et Lindsay Lohan. Faut pas pousser non plus.
Si un jour je suis motivée, promis, je vous parlerai des trois femmes que je trouve les plus sexy au monde (Angelinaaaaaa).
07 janvier 2008
Aimes moi moins, mais Aimes moi longtemps
Comme il est de coutume, je vous souhaite la bonne année. Comme il est de coutume sur ce blog, je vous le souhaite une semaine après la date requise.
Heureuse surprise que la découverte du film Les chansons d'Amour de Christophe Honoré. J'ai récupéré ce film pour deux raisons : d'abord parce que c'est le film après Dans Paris, qui, même s'il m'avait sur certains points laissé dubitative, m'avait plutôt séduite. Ensuite parce que j'en avais lu de très bonnes choses dans ma nouvelle Bible BoBo que sont les Inrockuptibles.
Je tiens à prévenir les réfractaires : ce film est une comédie musicale. Et pourtant, on ne peut le définir comme tel. Par définition, une comédie musicale comprend des scènes chantées et dansées spontanées et totalement incluses dans la narration. Ici, aucune chorégraphie, et les chansons ne sont que les pretextes pensées des protagonistes. Toute réflexion, toute émotion forte, se résume sur des notes posées. Parlons musique deux minutes. Alex Beaupain, se nomme le compositeur. Quelques chansons m'ont fait penser à du Delerm (je vous vois déjà faire la moue), tout en finesse, tout en tableaux, de Paris sous la pluie aux espoirs les plus fous. La musique se lie aux images, pas de fausse note, du côté de la mélodie comme celle de la réalisation. J'ai vu en cette histoire des moments émouvants, des réflexions sur ces chansons d'amour qui dictent nos vies comme des manuels invisibles, et sur nos histoires d'amour, finalement.
Le topic ? Un homme, Ismael, aime une femme, mais mal. Elle, Julie, accepte un ménage à trois par amour avec Alice, collègue d'Ismaël. Un jour, Julie meurt subitement. S'en suit la rédemption d'Ismaël, comme persuadé que la mort de sa bien-aimée (finalement) serait dû à son incapacité à l'aimer correctement. Autour de ce couple omniprésent, malgré la disparition prématurée de Julie, la famille de la jeune femme, travaillant elle aussi sa douleur d'une fille ou soeur disparue alors même que la veille, les rires emplaissaient l'appartement familial. Au final, la problématique pourrait se résumer à : Comment faire face à la dispartion de l'être cher ?
Honoré garde ses références, quand même. On retrouve la scène de lecture au lit, tirée de Truffaut et déjà utilisée dans Dans Paris, avec ici une mise en abyme via l'illustration du livre d'Alice... Et puis quelques détails, "Sallinger quand même".
J'ai rarement vu un film aussi beau sur l'amour, ce n'est pas un film qui parle d'amour, finalement, il aurait même tendance à le fuir, à en montrer les quelques sombres aspects. Et pourtant, de la beauté à l'état pur, comme la scène illustrée par la chansons Ma mémoire Sale, interprétée par Louis Garel (admirable, je l'ai complètement découvert) et Grégoire Leprince-Ringuet, le breton qui sent "la pluie, l'océan et les crèpes au citron". Le moment qui précède l'amour, cette tendresse, les mots qui se disent au creu du cou, les sentiments qui caressent la peau nue. Presque érotique, mais surtout le plus tendre moment qu'il m'ait été donné de voir au cinéma depuis bien longtemps.
J'ai vu Gone Baby Gone, au cinéma. J'en dirai moins, car il y a moins à dire. Réalisation agréable, exercice réussi pour Ben Affleck qui a prouvé qu'il était meilleur en réalisation qu'en jeu d'acteur (ce qui n'est certes pas difficile). Grosse révélation sur Casey Affleck, qui était resté longtemps le "petit frère de" et seconds rôles vagues et variés (Will Hunting, Oceans), sauf pour les fans des élucubrations de Gus Van Sant, bien sûr. Un jeu d'acteur en finesse, où ce petit bout d'homme est totalement crédible en détective caractériel, tel un petit roquet s'attaquant à un berger allemand. L'histoire m'a laissé dubitative, je retiendrai surtout, donc, le jeu d'acteur de l'interprète principal.







