Crazy Lux Box

En travaux...

30 novembre 2007

La Faim des Taons

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Qu'y a-t-il de plus bloguesque que les questionnaires à la con qu'on vous fait passer. En fait c'était un questionnaire par mail, et histoire de rompre la monotonie du quotidien, je change de moyen de communication.

►• Aujourd'hui je me sens…
Inutile. J'ai passé la journée devant mon ordi à fabriquer un site internet qui est suuuuper moche. Bravo. Et je vous conte même pas le boulot qu'il me reste pour la fac.

►• En train de…
Répondre à un questionnaire idiot ; écouter l'album d'Orwell, que j'ai acquis suite à leur concert.

►• Envie de…
D'une glace au café, de voir la mer, de courir pieds nus dans Paris, de vivre dans un film de François Truffaut.

►• Marre de…
Mon boulot, de ne jamais pouvoir faire la grasse mat plus de deux jours d'affilée.

►• La vie n'aurait aucun sens sans…
Le cinéma, la musique, la sculpture, les couchers de soleil, les pleines lunes, les Pandas Géants, les Tigres du Bengale.

►• Rien n'a plus d'importance que…
Ma famille, mon ordinateur, mon stylo plume.

►• Je n'oublierai jamais…
Le premier baiser, l'odeur de la rose blanche, la goût salé de la mer après la baignade, la Symphonie N25 en Sol mineur, d'éteindre la lumière en partant, la première déception, le premier combat, mes convictions.

►• Il faut que j'arrête de…
Regarder "Sex and The City" au lieu de travailler, manger des pipas, de penser aux autres.

►• Le bonheur c'est simple comme…
Une glace au café, une chanson dans la tête, une danse, une paire de chaussure.

►• Je ne plaisante jamais avec…
Ce dont je ne plaisante pas. Je ris de tout. Le rire guérit tout !

►• Quand je suis triste…
J'écoute de la musique triste. Je marche dans les rues, je fuis les miroirs.

►• Je suis fière de…
D'avoir réparé toute seule ma machine à laver, de tout ce que j'arrive à faire en ne tombant pas en syncope. D'avoir arrêté de fumer !

►• Les garçons sont…
Futiles, inutiles, inconscients, désireux, désirables. Seuls les hommes, sont utiles.

►• Et les filles sont…
Des salopes, des chipies, des comères, sans cesse en compétition, envieuses, désirables. Seules les femmes, sont indispensables.

►• Et toi tu es quoi?
JF, vingtenaire, vit dans un monde entre un film de la Nouvelle Vague et un roman surréaliste. Pragmatiques, Fatalistes, Puérils et assistés, passez votre chemin.

►• On dit de moi que je suis…
Exhubérante, drôle (ça dépend), trop bavarde, hyperactive.

►• Je regrette de ne pas être…
Une muse.

►• Je ne pourrais jamais me passer de…
Mes mails, mon ordinateur, mon papier, mon stylo. Mes amis, ma vie. Et du café !

►• De mon enfance j'ai gardé ...
Des millions de souvenirs, des peluches, beaucoup de questions auxquelles la vie répond à son rythme.

►• Quand j'étais petite je croyais...
Que les pots de rillette poussaient sur les arbres, que mes jouets prenaient vie quand je dormai, qu'on ne mourrai jamais, que l'atome faisait un centimètre, que le Vatican était le lieu où logeait le Dalaï-Lama.

►• Je ne peux pas résister à...
La bonne cuisine, les bons parfums, la musique classique, des mots d'amour en noir et blanc.

►• Je me fâche quand...
On me parle boulot au réveil, quand on me réveiller en sursaut, quand on m'impose quelque chose au dernier moment sans m'avoir prévenu, quand on me fait des procès d'intention, quand on m'appelle Madame.

►• J'aimerais vivre...
Au bord de la mer ! Partout, mais la mer, je vous en supplie.

►• S'il y a quelque chose qui m'énerve c'est...
L'odeur de la cigarette au réveil, les gens incompétents, l'administration, les gens qui roulent comme des cons.

►• Si j'étais de l'autre sexe je serais...
Probablement pédant, parce que je saurai plus de choses sur les femmes que tous les hommes de la planète réunis.

►• Si j'étais un animal je serais...
Un Grand Panda, pour casser la gueule à ceux qui repoussent mes réserves naturelles. Et comme ça, je garde mon pouce.

►• Quand je serai vieille, je serai...
Un mix entre Poupette et Tatie Danièle.

Pas grand chose à raconter les hamisches, en ce moment c'est existence bobo girly entre travail, fiesta, Orwell, Les Inrocks, Elle, Vogue de fin d'année et Sex and the City. Promis, je vais reviendre.

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28 novembre 2007

Ceci est l'avenir

Pas de photo aujourd'hui car je ne sais pas en mettre. En effet, je vous écris d'une technologie sans accents mais avec tout le reste. Ce soir je me suis ouvert au monde iPhone les enfants! J'apprend a m'en servir entre deux clients lors de cette soirée spéciale de lancement. C'est dans ces moments que je suis contente de travailler chez Orange! Si j'avais 400 euros a claquer je sais très bien ce que j'en ferai!

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23 novembre 2007

Fils de Pub & Zapping Tapin

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Une femme, quand elle est amoureuse, est une femme stupide.
Un homme amoureux est un homme intelligent.

Je ne sais pas si vous avez remarqué en ce moment, les pubs eBay. Un très bon concept dont j'avais vaguement entendu parler, et que j'ai entraperçu via un spot, hier soir sur TMC (pas de mauvais esprits, ils repassaient l'Armée des Douze Singes),  puis sur TF1 (là j'ai aucune excuse, je zappais, probablement). L'idée ? Vous avez un produit à vendre, eBay vous a choisi pour en faire un stock de pub. Des produits aussi divers et variés qu'une ancienne guitare de Charlélie Couture, une voiture, une robe de princesse de petite fille, ou encore un nain de jardin. On peut dire que l'objectif est réussi puisque non seulement eBay se fait une super pub, mais les enrechisseurs sont partis pour s'en foutre plein les fouilles. Un nain de jardin mis à prix 1€, aujourd'hui à 321€, un sac à dos sport extrème mis à prix à 40€ est plafonné à près de dix fois plus. Le type qui vend sa table artistique n'aurait probablement pas trouvé encherisseur, pour une oeuvre d'art à 30 000€. Et la toile unique de la demande en épousaille serait probablement tombé dans l'anonymat si de nombreuses jeunes femmes en fleur ne s'étaient pas senties émues par cette déclaration (il suffit de voir les réponses). Je suis cruelle, car je trouve que cette campagne de publicité est très réussie, avec des scénarii interessants, des fois moins que d'autre, je vous conseille néanmoins la robe de princesse, la table de maître et le nain de jardin. Certes, la pub, c'est gerbant, c'est pour ça que je dois regarder, au plus, la télévision une fois par semaine. Cependant, je ne peux que louer les "bonnes" campagnes de publicité, celles qui pour moi, sont originales, inventives, au-delà du produit.

Autre coup de pub assez flagrant, auquel nous sommes peu exposés en Province, reste l'appel au secours d'un jeune homme fou amoureux d'Emma. Des tags, des affiches, des pancartes et un blog, criant "Emma je t'aime, reviens !" signé d'un Paul plus qu'amoureux. De quoi émouvoir les midinettes en puissance (encore ?). Cette campagne, lancée par l'agence "La Chose", réputée pour ses élucubrations en présence de Nana, Ikea ou Télérama, et connue pour ses supports les plus variés, jusqu'au théâtre de rue. Les spéculations vont bon train sur le produit visé, puisqu'il s'agit d'une campagne de publicité en plusieurs étapes. En effet pour le moment, la campagne ne montre rien du produit, n'indique en rien ni sa nature, ni son contexte, ni sa marque. Une façon d'attirer l'oeil, la curiosité et le suspens dans le petit coeur du consommateur (comme le coin de ciel bleu d'EDF ces derniers temps, ou les gens qui baillent en N&B dans le métro pour "Re-vittel-isez-vous", il y a quelques années). Technique de plus en plus utilisée car réellement efficace. Il suffit de voir l'engouement pour les spéculations les plus diverses trouvées sur le web. Aux dernières nouvelles, il s'agirait d'un parfum de Jean-Paul Gauthier, qui se confirmeraient par des vidéos que je n'ai pas vu (suffit de chercher sur le net). Réponse le 29 novembre (dernière date sur le blog de Paul).

On peut faire plus glaucque en matière de pub, et là je tiens à alerter les yeux sensibles. Ce qui va suivre n'est pas de la cruauté propre, mais juste l'analyse d'un esprit malade.
Tout le monde a entendu parler de la gagnante de Popstar (et là je ne mets pas de lien, j'ai une réputation quand même) à qui on a pondu un album en trois semaines (mais on lui a rien imposé) et qui dans le même coup a appris qu'elle était enceinte de six mois. Or, ouvrez tous les journaux à scandale du moment, et qu'entendez-vous ? Bébé congelé ! Et un bébé congelé, c'est quoi ? C'est le résultat d'un déni de grossesse !!! Cette jeune Sherifa souffre donc d'un déni de grossesse. Visiblement elle le vit bien, puisqu'elle vient même en parler sur les plateaux télé ("mais non, on ne peut pas parler d'immaculée conception quand même"). Donc double coup de pub. Coup de pub pour Sherifa : un bébé c'est super top, ça va émouvoir toutes les midinettes (encore ???) de 16 ans qui pensent que ses chansons lui parlent, et puis le fait que ce soit si soudain... Être au courant 9 mois au préalable que vous allez avoir un bébé semble presque has-been. Ensuite, coup de pub pour le déni de grossesse, si on peut dire ça comme ça. Cette maladie qui existe depuis la nuit des temps, méconnue et qui ne méritait que la page "Incroyable" de Closer, a été mis au grand jour il y a quelques temps par plusieurs affaires successives de mères infanticides. N'est-ce pas une façon incroyable de réhabiliter ce mal-être spirituel que celui d'ignorer son enfant ? Maintenant, la ménagère de moins de moins de 50 ans qui lit détective, sait que, non seulement cela peut aussi lui arriver, malgré pilule et/ou sterilet, mais elle sait aussi que souffrir de ce mal ne la prédestine en rien à un futur de psychopathe, contrairement aux agissements de Hannibal Lecter sur les animaux quand il était petit.

Et dans un Univers où tout est inutile, l'annonce du prochain mariage de Laurie et Garou est un gros coup de pub pour la petite blonde puisque, nous le savons toutes, les aînées des adoratrices de Laurie ont toutes aimé Garou lorsque, enlaidit et bossu il hurlait "A bouaaaare" sur la scène du Palais des Sports de Paris. Cela apporte donc une certaine crédibilité, un presque-aval de la génération précédente sur la relation, et donc, sur le fait d'aimer Laurie. Donc : Laurie remonte dans les sondages des générations pré-tektonik (à savoir, euh, moi), genre "bah si Garou l'a choisit, elle peut pas être si mauvaise que ça"). Et en plus, ça fait plaisir aux midinettes émouvues (mais c'est dingue ça). Il faut au moins ça pour qu'elle espère vendre des albums avec une chorégraphie et une coupe de cheveux pareille.

Ce que nous pourrons conclure de ces 4 analyses d'engouement médiatique : Les midinettes à fortes émotions restent probablement une des cibles commerciales les plus faciles à atteindre...

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20 novembre 2007

Baisers En Solde

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Vends, cause livraison annulée, Baisers neufs. Bonne qualité, jamais servi. Disponibles version Gourmand ou Romantique.

Comme une impression de Déjà Vu. Nancy en mars, un an et demi plus tôt. De jeunes gens désireux de pouvoir encore rêver leur avenir, se lancent dans la marche pour la liberté. Un an et demi plus tard, de jeunes gens désireux de pouvoir permettre aux futurs étudiants de rêver leur avenir, se lancent dans la marche pour la liberté. De vieilles images d'Assemblées Générales à deux mille cinq cents étudiants ; de Coordinations Nationales interminables, de débat de plus de 36 heures d'affilées, sans dormir, à tout écouter car, oui, tout est important, toute idée importe ; d'étudiants en fleur, tâchant d'organiser une vie sur le campus, la nourriture, les sanitaires, les couchages, les petits déjeuners.
Je ne peux plus rester debout dix-huit heures d'affilée, alors je ne tiens plus les piquets de grève.
Je ne peux plus marcher de longues heures, battre le pavé de slogans avec des étudiants, les salariés, les retraités, alors je ne manifeste presque plus.
Je ne peux plus décider de partir à l'autre bout de la france sur un coup de tête, alors je ne m'engage plus.
Ce mouvement se fait de loin, je le vis par procuration, et franchement, ça laisse un goût amer.

La vie se porte, la vie se fuit. Si nous ne rêvons pas aujourd'hui, qui le fera pour nous ? Parce que nous voulons avoir le choix, parce que l'enfant qui rêve de devenir enseignant, pour dispenser un savoir, tenir une jeunesse qui construit la société de demain, ne doit pas avoir plus de désillusions que le futur ingénieur, qui pour nous construira des routes, des ponts, qui nous permettront, pas à pas, d'avancer toujours plus vers l'échange, la communication, les transferts de biens.
Victor Hugo disait qu'ouvrir une école, fermait une prison. Cette politique, qui veut dès le plus jeune âge freiner la délinquance, qui veut balayer les cités des gangs, d'une génération sans repères et sans aides, qui veut éloigner la vermine d'un pays trop beau pour être honnête ; cette politique ne devrait-elle pas épanouir sa jeunesse, épanouir sa société, l'ouvrir à tout et à rien, sport, loisir, éducation, mais aussi et surtout curiosité ? N'est-ce pas là la solution utopique à l'ennui qui tiraille notre époque ?
N'est-ce pas cet environnement, qui nous gave, lors de notre jeunesse, de produits de consommation, et qui nous oblige, dès l'enfance envolée, à trimer pour nous offrir la vie que l'on est censé désirer ? Qui fait que de jeunes travailleurs intellectuels, étudiants, quelque soient les établissement auxquels ils appartiennent, à faire des choix, à devoir mettre de côté l'éducation et la curiosité, au profit d'un travail abrutissant et fatiguant ?

N'ayez aucune crainte, je ne suis même pas pessimiste. Juste un peu trop rêveuse.

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05 novembre 2007

Paris est un village

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Si la ligne 7 est mon chemin de Croix, le 19ème arrondissement est ma terre promise.
7 kilomètres de Vélib, à travers les 4ème, 3ème, 11ème et 19ème arrondissement, un week-end, en heure de pointe, et je me suis sentie plus en sécurité qu'en quatre ans de deux roues à Nancy. Rossinot devra repasser pour Vélo Stan. Qu'il mette des lochons à ceux qui stationnent ou s'arrêtent sur les piste cyclables, et on en reparlera. J'ai vu une exposition au Grand Palais, terriblement interessante, qui m'a beaucoup appris. J'ai vu le Canal Saint Martin, le Sacré Coeur de loin, Pigalle de près, je suis monté tout en haut de Montmartre, pour rien. J'ai vu l'Opéra, j'ai vu la ville, j'ai vu les petites rues. J'ai vu la Seine, Paris je t'aime. Le retour fût ereintant. Et triste.
Paris est mon village. Je veux vivre dans le 3ème, le 13ème ou le 14ème. Ce sont des arrondissements avec des restos chinois et japonais à tous les coins de rue.

En rentrant de la fac, tout à l'heure, j'ai rencontré un chat. Ou plutôt, un chat est venu à ma rencontre ; un chat tout roux s'est avancé vers moi, en miaulant et me fixant du regard. Je m'arrête, lui donne quelques carresses, il en redemande le bougre. Nous restons ensemble quelques minutes, puis je m'éloigne. Il part dans le sens inverse. Cette anecdote m'est déjà arrivé, même une fois c'était à la fac. Un mercredi de cette année, avant mon cours de Journalisme Culturel, je lisais devant la salle, quand un miaulement a attiré mon attention. Une jeune chatte, que j'avais aperçu pour la première fois quatre années auparavant en amphi. Elle s'est approché de moi, miaulant quelques carresses réclamées, se frottant contre moi, s'installant sur mes genoux. Le peu de gens présents souriaient. A croire que j'attire les chats. Les félins attirent-ils les félins ?

Il y a quasimment deux ans, j'avais dû passer une après-midi à la Cour d'Appel de Nancy pour un cours. J'y avais vu une avocate qui m'avait beaucoup marqué. Après coup, je peux même dire qu'elle m'avait subjugué. Je n'avais pas su son pérnom, et encore moins son nom. Mais deux ans après, je me surprend encore, à chaque fois que je passe devant la plaque d'une avocate, à me l'imaginer. Je me dis "ce doit être elle", ou encore "Elle doit être du genre à s'appeller comme ça". On dirait que je la cherche.

J'ai remarqué en filant chez mes parents, il y a quelques jours, que les sonneries de fermeture des portes des vieux TER est exactement la même que celle du métro. Dans ce train en partance pour Epinal, je me glisse dans le premier wagon, avec peu de place. Là, dans le premier vis-à-vis, un jeune homme joue de la guitare. On est loin de "Jeux Interdits" ou de "Come as You Are", c'est plutôt "Aranjuez mon amour" cordes pincées et accords mineurs. Réveil en douceur. J'ai l'impression d'être en partance pour le bout du monde. Les airs qu'il joue ont un côté latin. Ca fait battre mon coeur endormi de femme mélomane.

Le Brésil. Un titre qui me ferait presque sourire : Cansei De Ser Sexy. Ca fait quand même moins mal aux oreilles que Justice.

Posté par LuxBox à 19:48 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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