27 septembre 2007
Une Valse à Cent Temps
Mon
Blog fête son centième post ! Ma Boule à Facette lui souhaite un joyeux
postiversaire. Autant vous dire que j'ai relu le premier post et que ça
m'a un drôle de choc, autant dire que ça n'a rien à voir.
J'ai
pensé vous faire une super liste, genre "100 trucs que j'adore", ou
"100 trucs que vous ne savez pas sur moi", le genre de trucs qu'on
trouve sur les blogs quoi. Mais je me suis dit que c'était plutôt
susceptible de me faire perdre le peu de lecteurs que j'ai déjà. Je me
contenterai donc de vous narrer ma vie, pour changer.
Pas de
nouvelles depuis la fête de l'Huma, oui, puisqu'à peine revenue, je me
suis fait alpaguer par mon bon ami Seb et nous avons dignement profité
de notre dernière semaine de vacances. Peu de Sommeil, beaucoup
d'Activités, mais c'était cool.
Les cours ont repris lundi. Je
retrouve deux profs de l'an dernier, M. Remy et M. Christophe. Tant
mieux car ils étaient de loin les plus compétents (les seuls ?) dans
l'assemblée d'enseignants de l'an passé. J'ai eu le plaisir de
découvrir que deux CM seront dispensés par mesdames Croissant et
Boulanger, de quoi me donner bien la dalle. Plus sérieusement, le cours
de Presse Magazine a été remplacé par un cours magistral sur la Presse
en Ligne, et ça m'a l'air diablement interessant. Forcément, Internet,
ça me parle. Dans le cours de Fac Infos, je me suis inscrite dans le
groupe de relecture et correction, je vais pouvoir user et abuser de
mon ami Becherelle pour faire la chasse aux imperfections de français !
Je dois d'ores et déjà penser au sujet de mon dossier de
Journalisme Culturel, à réflechir à des articles traitant de la vie
étudiante, aller voir "Control" au cinéma - j'ai pour l'occaz récupéré
du Joy Division, et je le conseille fortement. J'en connaissais plein
sans savoir que c'était eux, en fait - et lire un mini roman que je
dois critiquer en 1000 signes.
Bref, que du bonheur.
Je me suis tartiné Les Exploits d'un Jeune Dom Juan
de Apollinaire, tellement inoubliable que je n'ai même pas pu vous
dégoter une critique digne de ce nom sur le net. J'avais suggeré à
Alice d'acheter ce livre, elle voulait quelque chose de court, et je me
suis dit que Apollinaire, ça pouvait pas être si mal. La prochaine
fois, je lui filerai autre chose qu'un surréaliste. Cela me rappelle,
confer supra, ce post sur les lectures érotiques féminines. Car ici
l'érotisme se meut dans une perversité bien masculine qui m'a, je
l'avoue, largement déplu, voire limite choqué (et pourtant, on ne me
choque pas comme ça). Bref, pas très utile, si vous ne le lisez pas,
vous ne raterez aucun chef d'oeuvre de la littérature, au même titre
que le Da Vinci Code, par exemple. D'ailleurs j'ai ressorit de derrière
les fagots un vieil avis sur ce bouquin, écrit pour le site Ciao.fr.
Mon avis a été jugé le plus pertinent des 118 déposés, par les lecteurs
du site. Non, non, pas d'autographe. Vous pouvez aller le lire par là
J'ai
réparé ma platine vynile, j'ai pu redécouvrir de vieux tubes glanés sur
des compils, mais aussi de vieux albums que j'avais acheté par
indisponibilité en CD, comme le génial Chants Zazous
de Richard Gotainer, dont la face B est une amourette sur fond de
saisons changeantes. Je vais vous faire une liste de tous eles vynils
que je possède, 33 ou 45T. Je pense qu'il y a matière à rire, puisque
j'ai même le 45T de Jolie Poupée de Bernard Menez ! Si c'est pas
collector ça.
Je crois que j'aurai d'autres réflexionx féminines, plus tard. En attendant, Chapeau Bas à ceux qui ont lu les 100 posts !
17 septembre 2007
Vodka-Pomme, J'écris ton Nom
Cette année sera probablement une des dernières années où je peux me permettre de faire ce que je veux, avec mes cheveux et mes jours de congés. Je me suis donc pris un petit week-end pour filer à la fête de l'huma ! C'est d'autant plus symbolique que la fête de l'Huma, c'est un truc familial, mon père en ancien militant, et ma mère en tant qu'ancienne Bab, y sont passés durant leur jeunesse. Ils y ont des tas de souvenirs et quand je leur ai dit que j'y allais, j'ai cru lire une once de nostalgie au fond de leurs yeux.
Je suis arrivé Vendredi en début d'aprèm par le TGV Est. Oui, vous avez bien entendu, j'ai testé le moyen de transport qui coûte cher mais qui vous fait arriver vite. Tellement vite qu'il a fallu que je sois dans le métro pour me rendre vraiment compte que j'étais à Paris. Malgré ce gros avantage, n'oublions pas que cela reste un moyen de transport avec beaucoup de défauts, dont la suppression de trains et de places. Mais nous ne sommes pas là pour parler de ça. Je suis arrivé Vendredi midi et au dessus de Paris brillait un soleil radieux. J'ai fais un saut dans le 4ème chez mon ami Eric, et après une petite douche et un marocain, nous avons pris le RER B jusqu'au Bourget où Aurel vit, à un kilomètre à pied de la fête. Nous avons donc posé nos affaires et sommes partis direction le camp du bonheur.
Et là, ce fut le début des grands yeux, des élans de coeur et de tout ça, et de tout ça. La Fête est tellement riche qu'il serait impossible de la raconter. Nous avons fait le tour des stands régionaux, nous arrêtant ici et là pour déguster patés lorrains, quiche lorraine, vin de pissentlit et de fleur des champs, tartine de munster (mes amis parisiens aiment les produits de l'est), verre de Gewurtz, Kebab turc, soupe Iranienne, Paté imperial vietnamien, vraies frites belges, patisseries orientales... Sans oublier la bière, le pastis, et tous ces bons produits qui caractèrisent le monde. Nous avons vu mil et un stands colorés, des pays du monde, des peuples errants, des gens pleins d'espoirs. On pouvait laisser traîner nos sacs dans l'herbe, sur le bac, à côté de de nous, personne ne serait venu même y jeter un oeil.
Niveau concert, ce fût chouette, j'ai pu apprécier Johnny Clegg et sa troupe de danseurs Zulu et hip-hop, John Butler's Trio, Les Fatals Picards (youhou !), Ayo, Les Ogres de Barback (Géant !), Luke, Iggy Pop, forcément, Renaud et le concert du Philarmonique de Radio France. J'ai loupé Clarika, pour cause de mangeage avec Normand sympa, et Razorlight, pour cause de cherchage urgent de pipi-room avec Aurel. Nous avons passé ainsi trois jours à écouter de la musique allongés dans l'herbe, à manger, boire et fumer, nous protégeons du soleil autant que faire se peut comme tous les gens présents : turbans fabriqués avec un pull, magazine sur la tête, ombre fugace d'un week-end ensoleillé. Il y a eu le ballon VP (voir titre) à l'hélium, qui nous a permis de nous retrouver lors du concert de Iggy Pop, il y a eu la grenouille que jai gagné à la kermesse, ainsi qu'un livre de Georges Marchais. J'ai enlevé mes bottes qui me faisaient mal et chaud aux pieds, j'ai passé presque trois jours pieds nus, même quand il fallait slalomer entre des milliers de pieds chaussés, les détritus, les bouts de verre. Il y a eu les coups de soleil ("Je suis allé à la fête de l'Huma, je suis revenue Rouge"), il y a eu les chants, il y a eu les amis, que l'on croise, avec qui l'on boit et l'on rigole, et ceux que l'on ne connaît pas, qui partagent nos bonsons, leurs pétards, notre coin d'herbes allongées.
Dommage que ce soit déjà fini !
Quelques photos pour festoyer de la fête de l'Humanité 2007 en retard !
10 septembre 2007
Femme de Rêves
Bon Melrose Place c'est bien sympa, mais revenons-en à des sujets plus sérieux.
Il
y a quelques temps, suite à une conversation purement littéraire avec
un ami, je me suis interessé aux écrits d'ordre érotique. Il est vrai
que la littérature érotique existe depuis la nuit des temps (à peu
près), mais depuis toujours elle se cache, en haut des étagères, au
fond des bibliothèques, dans les arrière-boutiques des librairies. Ce
qui est interessant avec ce genre, c'est qu'il est représentatif des
fantasmes du moment, particulièrement en ce qui concerne les femmes.
Forcément, tous les récits érotiques ne sont pas d'ordre littéraire,
loin de là. Il suffit de taper "récit érotique" dans google, et vous
tomberez sur des écrits bien loin de plumes professionelles. On peut
même se demander si la définition d'érotisme a bien sa place là dedans.
Quand on cherche une définition de l'érotisme, la notion d'imaginaire
est très importante. Dans son article à ce sujet, wikipedia insiste sur
ce qui éloigne l'érotisme de la pornographie : "L'érotisme se différencie de la pornographie
en ce que la pornographie ne définit que ce qui est montré
(c'est-à-dire la relation sexuelle humaine montrée explicitement)
tandis que l'érotisme ne définit que ce qui est ressenti (c'est-à-dire
l'excitation sexuelle)."
Suite à la fameuse conversation qui a tout fait débuté, j'ai acquis, sur les conseils de mon ami, un recueil de nouvelles d'Anaïs Nin,
réputée pour être une pro en la matière. Ses écrits, parus dans les
années 40, ont révolutionné l'écriture érotique, à travers des
portraits de femmes du quotidien, de témoignages de connaissances, ou
d'héroïnes de romans, comme la première nuit imaginée d'Esmeralda et de
son beau capitaine d'arme, Phoebus. Les récits traitent de fantasmes,
forcément, de cuisses nues, de seins ronds, de membres durs et de
temples d'amour. L'accent est mis sur le désir, les sensations, l'amour
passionnel, la curiosité. Ce qui se passe dans l'esprit (et le corps)
de cette femme, passe à travers le notre, via les mots subtils, variés,
et avec beaucoup de suggestion. A peine le mot clitoris, jamais le mot
pénis, mais des caresses décrites.
Autre époque, celle des années 2000 à peine nées, Marie Gray nous offre plusieurs recueils de nouvelles pour nous faire rougir. En effet, "Histoire pour faire rougir"
est le premier recueils de nouvelles "rougissantes" que j'ai pu lire.
Dans ces récits, des couples qui s'ennuient et se surprennent (un homme
se fait passer pour un admirateur inconnu auprès de sa femme), le
quotidien épicé par la nouveauté (un couple découvre qu'ils peuvent
apercevoir les ébats de leurs nouveaux voisins par les baies
vitrées)... Des choses plus actuelles, qui font travailler notre
imagination. Ici encore, aucun mot trop précis, des descriptions de
caresses, solitaires, ou à deux, des fantasmes couchés sur le papier.
Et pourtant, l'effet est là (parole de lectrice).
Retournons à
notre recherche sur le web. Les récits érotiques sont nombreux,
certains sites regroupent les nouvelles de tous les auteurs amateurs
qui le souhaitent, comme sur ce site,
un des premiers du genre. Et là, les récits sont différents. Que ce
soient des récits purement inventés ou des expériences (soit-disant)
vécues, les mots sont crus, les situations souvent semblables. Souvent,
un homme (l'auteur) rencontre une femme. Elle est épouse et seule, mais
comme son mariage est malheureux, elle boit un verre au bar, pour se
détendre. Il n'est pas rare que cette femme soit diaboliquement sexy,
que sa tenue soit courte ou dénudée. Au fil de la conversation,
l'homme, timide à la base, finit par repartir avec la femme qui,
cherchant l'aventure, va lui faire la totale, 12 positions du kama
sutra, à l'endroit, à l'envers, sur les côtés, et finira par une
éjaculation faciale des plus torrides en hurlant son plaisir. Si vous
ne me croyez pas, cliquez sur quelques liens au passage. Qu'ils soient
hommes ou femmes, les auteurs décrivent des aventures libertines
(adultère, parties à plusieurs, aventures brûlantes d'un soir), et les
hommes sont plus explicites. Parfois, les femmes ont la pression de
leur conjoint ("depuis longtemps, je rêvais de la voir s'offrir à
d'autres hommes), d'autres elles sont consentantes ("Cette amie de
longue date, venue nous rendre visite, se mit à embrasser ma
femme"). Rares sont les récits où les mots sont plus forts que les
images. Les crus mots du sexe, vagin, clitoris, pénis, voire bite,
chatte ou insultes, fleurissent ces récits où les seuls ressentiments
sont l'envie de l'autre et la sensation du sexe à l'intérieur de soi.
Que
sont devenus les mots ? L'érotisme a-t-il été tué par la pornographie
imagée, qui se démocratise de plus en plus ? A l'heure où une femme
seins nus passe sans complexe à 20h50 sur toutes les chaînes, sous les
yeux chastes de nos enfants, la seule pensée du désir ne suffit-elle
plus ? Il est un peu choquant (pour moi, en tout cas) de voir que
souvent, des situations avilissantes, principalement pour les femmes,
semblent être les fantasmes de notre époque. L'amour à deux ne suffit
plus, on ne se contente plus de regarder les autres, mais de participer
et de les faire participer. Les fluides se mèlent et éclaboussent les
corps, la tendresse se résume au cunnilingus et au suçotage de tétons.
Les mots d'amour sont des cris de jouissance et les serments sont des
numéros de téléphones griffonés, dont nous ne saurons jamais s'ils
seront tapotés sur le clavier du téléphone.
Notre époque ne
rêve-t-elle plus ? La télévision et les images ont elles à ce point
anihilé l'amour et le langage des corps ? Le corps doux des femmes ne
suffit-il plus à faire rêver les hommes, faut-il qu'elles se
transforment en femmes de chair de luxure ? Il est fort probable que
l'on peut tendre à relier les moeurs d'aujourd'hui - les one night
stand, les films pornos à la télé et des filles nues dans les clips
- à l'évolution des désirs, de ce qui nous fait rêver sur le
papier.
Et d'ailleurs, aujourd'hui, qui continue à lire pour se faire fantasmer ?
02 septembre 2007
Attention, cet article vole assez bas
Le
Dimanche, quand on sent encore la vodka de la veille tinter dans
l'estomac, le meilleur remède pour se requinquer reste des
spaghetti-ketchup au petit déjeuner et une bonne série bien pourrie.
Heureusement, pour tous les fans de la fièvre du samedi soir, TMC
diffuse tous les dimanche matin des épisodes de Melrose Place. J'ai
complètement découvert cette série cette année, à l'époque je devais
être trop jeune pour mater ce genre de programme. N'empêche que Barbaba
m'a avoué avoir été très fan.
C'est dingue le nombre de personnes
qui ont pu commencer (ou terminer) dans Melrose Place. D'abord Marcia
Cross et Doug Savant, qui se retrouveront dans Desperate Housewives. Si
le futur Tom est un gay à la vie amoureuse plutôt nulle, la presque
Bree n'est pas encore totalement monomaniaque du rangement, quoiqu'un
peu dans son dédoublement de personnalité, et puis après son accident
et avoir tenté de tuer son mari, elle devient légèrement
hystérique, cinglée, tout ça... Ensuite il y a Courtney Thorne Smith et
ses brushing de 12 étages de hauts, que nous pourrons apercevoir
dansante et fringante dans Ally McBeal, Grant Show a fait des
apparitions dans Six Feet Under, Daphne Zuniga n'est autre que la
princesse Vespa de la Folle Histoire de l'Espace, parodie de Star Wars
made in Mel Brooks, Kristin Davis n'est autre que la future divine
Charlotte York Mc Dougall Goldenblatt. Y'a aussi Alyssa Milano, qu'on
ne présente évidemment plus si vous avez dans votre entourage une
pré-adolescente persuadée qu'on peut combattre les forces du mal en
talon aiguille en mélangeant de la farine avec des cheveux, et y'a même
David Charvet, ex playboy niais franchisant une série de blondes à gros
seins dans des maillots de bains trop petits.
Voilà, c'est tout ce que je voulais dire.
Vous trouvez peut-être ça ennuyant, mais moi, je trouve ça super interessant !









