31 août 2007
Les années 80 commencent
Ce soir, l'année syndicale a commencé pour moi. Etudiants, faites bien attention à correctement vous inscrire et bonne chance pour votre année.
Les travailleurs, euh... tout pareil.
Comme je l'ai dis dans mon précédent post, cet été j'ai vu plusieurs films dont quelques uns au cinéma. J'ai tout d'abord vu le film des Simpsons, qui s'est révélé être une très bonne surprise. Comme un épisode version longue, avec de multiples références cinématographiques, allant de Walt Disney à Tenessee Williams. Que du bonheur, aucune vulgarité, bref, les fans ne pourront être que comblés. Histoire de ne pas refaire le chemin, je me suis fais à la suite le très attendu "Hot Fuzz", du moins attendu par moi (soyons égocentrique). Si vous avez aimé "Sean of the Dead", vous serez ravi mais néanmoins surpris. L'humeur est sérieuse et c'est justement pour ça que ce pétage de plomb à l'anglaise est d'autant plus délectable. Si vous n'aimez pas les films d'action, vous allez adorer. La semaine dernière je me suis également fait le très brushé Hairspray qui a agité mes pattes de danseuse, m'a fait frapper la mesure et donné envie de voir la vie en rose bonbon. Un double oscar interstellaire pour Travolta, dont on oublie presque que sous ses prothèses mamaires se cache le torse velu d'un homme viril et scientologue. Aucune fausse note chez les acteurs ; la grande majorité d'entre eux ont déjà pu être aperçu dans des spectacles musicaux auparavant, les autres tirent leur épingle du jeu (James Marsden avant qu'il ne mute) voire excellent dans leur domaine (Queen Latifah). Christopher Walken traîne un peu la jambe, mais je l'aime toujours autant. Une fable sur la tolérance très édulcorée mais toujours plaisante. Il est toujours jouissif de rappeller aux américains qu'avant de se permettre de donner de grandes leçons de tolérance au reste du monde, ils avaient de belles oeillères blanches (comment ça ils en ont toujours ?)
Dans un autre domaine, j'ai pu apprécier Geisha dont les décors m'ont époustouflé. Gong Li et Michelle Yeoh rivalisent de splendeur, je me suis sentie super laide pendant deux heures trente. Par contre, The Contract est une grosse merde. Tant pis pour Morgan Freeman (ne pleure pas CgX).
J'ai appris que le triangle des Bermudes pourrait être dû à une explosion géante de méthane qui modifierait la densité de l'eau. Traversez l'explosion, et il ne se passe rien. Par contre, dès que l'avant du bateau revient en eau saine, la différence de densité précipite immédiatement un bateau de la taille d'un immeuble par le fond après l'avoir scindé en deux. C'est assez impressionant et parfaitement probablement, puisque les Bermudes sont un des plus gros gisement de méthane sous-marin de la planète.
Toujours en fouillant du côté des Bermudes, des fouilles ont permis de retrouver les carcasses de cinq avions militaires américains. Tout de suite, ils ont pensé à un vol groupé qui aurait mystérieusement disparu d'un coup. Et ben non, figurez vous que ce sont cinq appareils qui se sont crashés au même endroit lors d'accident, parfois à des dizaines d'années d'intervales.
Je sais, vous vous en foutez, mais moi, je trouve ça super interessant !
20 août 2007
Coquillages et Crustacés
Ah l'odeur des vacances. Les marais, le sel, le sable, les crèpes au chocolat de la rue de la plage, les sardines qui cuisent sur le barbecue, le melon gorgé de sucre et d'eau, le marché et ses couleurs.
Trois semaines de vacances au bord de la mer, ce pourrait être le rêve si je ne m'étais pas, en plein milieu du séjour, déplacé deux vertêbres ! Sans compter que jusqu'avant, mon pied, piqué par un taon (grosse bête volante, adorable que si elle dépasse à peine de la semelle de votre tong), avait doublé de volume au point de ne plus pouvoir vêtir aucun soulier. Bref, des vacances DE REVE.
J'ai cependant pu mettre ce temps à contribution pour bouquiner, chose que la vie active moderne me laisse peu de temps pour faire. Je me suis torché un Harry Potter 7 en anglais, et oui madame. J'ai dû affronter les mots tordus de la langue anglo-saxone, mais grâce à ça, je sais avant tous le monde que (attention Spoiler) Dumbledore a gagné son kimono bleu dans une boîte échangiste. Puis j'ai dégusté Mourir d'Aimer (changement de registre oui), acquis dans un vide grenier. Forcément moins drôle, forcément moins fantastique, on y comprend un peu comment la bonne morale s'est vengée de la révolte de Mai 68 en punissant ses enfant qu'elle avait poussé à la liberté. Puis, toujours en acquisition dans un vide grenier, j'ai commencé le très célèbre Les Hommes viennents de Mars, les Femmes viennent de Vénus qu'en tant que pseudo-féministe, je ne me devais de contourner. Cette fable psychologique, censée résoudre tous les conflits entre hommes et femmes, me fait penser à une caricature, tant les images de genre fixées dès le départ semblent calquées sur une génération yuppie mal assumée. Si le livre, originalement édité en 1991, se définit comme le guide de survie du couple des années 90, on en voit un homme ancré dans sa virilité, son travail et ses résponsabilités, et une femme éprise de beauté, d'harmonie communicationelle et de sentiments. Par exemple, dans un chapitre, l'auteur, John Gray, explique qu'en cas de petit blues ou de doute, l'homme a tendance à s'enfermer dans sa caverne. Si la femme se fourvoie en tentant de l'en extirper par la parole (la femme parle de ses problèmes pour se soulager), elle ne comprend pas, qu'en fait, il faut laisser l'homme ruminer dans son coin et tenter de trouver une activité à faire en attendant. Voici texto les quelques activités proposées par le livre : se faire masser ; faire du shopping ; prier ou méditer ; jardiner ; lire un bon livre ; écouter des cassettes de relaxation ; manger des friandises ; parler avec une amie ; écrire son journal intime. Je ne sais pas pour vous, mais j'ai du mal à me reconnaître dans ce stéréotype féminin. A croire que notre chromosome X nous voue à des activités et des aspirations niaises et vides de tout objectf. J'ai l'impression d'être face à un soap américain où la femme chérie, si elle n'a pas d'enfants à s'occuper, passe son temps à des aspirations saines, équilibrées et diablement fixées par l'habitude, pendant que monsieur l'époux travaille en ville. Je lis donc avec beaucoup d'interêt cet ouvrage, au titre de l'analyse psychologique résumée par le sous-titre du livre : "connaître nos différence pour mieux nous comprendre". Je ne pense cependant pas pouvoir apporter beaucoup de crédit à cet ouvrageà la fin de la lecture. Je ne crois pas qu'il me sera possilbe de le transposer dans ma vie de femme, ce qui fait de cette analyse un echec de la définition universelle des relations homme femme tel que le livre pose le pari de le définir.
Bon le repas est arrivé. La prochaine fois je parlerai des choses que j'ai pu voir cet été, comme un chien fétichiste des pieds ou un garçon qui tombait systématiquement de vélo à l'arrêt. Et puis des films que j'ai vu aussi, y'en avait des biens !


