Crazy Lux Box

En travaux...

30 juin 2009

Puisque tout est mort et bien mort dans la maison sur le port

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Levée tôt, j'ai passé toute la journée assise sur une chaise de bois dure comme un couffin de fakir. J'y ai sagement écouté mes comparses de séminaire présenter leurs mémoires, leurs travaux, réflexions et conclusions. Que cela traite de politique, des médias, de l'internet, de la femme bulgare, de Hillary Clinton, des séries télévisées et de la famille, que cela soit à propos de la participation des internautes dans les émissions télé interactives... Chaque exposé fût enrichissant.
Enchaînant les soutenances de 9h à 16h sans manger, je me trouvais fort dépourvue lorsque l'heure du champagne fût venue.
Deux charmantes étudiantes bulgares m'ont raconté leur pays, la culture et la cuisine de leur pays.
Au point que j'ai failli louper le dernier bus pour Saint-Laurent-du-Var.
J'ai aidé deux anglaises qui cherchaient à rejoindre Les Vespins sans rien comprendre au trajet du bus.
Sur la côte j'ai chanté Jeanne Cherhal et Bonnie and Clyde.

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21 juin 2009

La Fée Fagot a cassé ses lunettes

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Être au chômage est une fatalité plus ou moins appréciable selon ce qu'on en fait. Ayant sué sang et eau pour décrocher un emploi cette année, en vain, je me retrouve aux portes de l'été avec dans mes poches, pas moins que mon inactivité et la difficile faculté à accepter celle-ci. C'est pour ça que l'été se remplit de grands projets, bien entendu gratuits puisque le chômage inclut du temps mais surtout pas un rond >_>

- Améliorer mes connaissances en Histoire, grâce à "L'Histoire de France pour les Nuls" que j'avais acquis l'an dernier, lors de ma spécialisation de licence, et que je n'avais jamais ouvert. Oubli de dates importantes, difficultés à se repérer dans le temps (c'était quand Charlemagne déjà ?)... Ça fait perdre des points à Questions Pour un Champion Online ça. Mine de rien ce livre est très bien construit, racontant l'Histoire comme on conte une histoire, avec la mise en valeur des points de répères, l'apport d'anecdotes pas souvent indispensables à la compréhension de la période donnée, mais souvent bien agréables. L'auteur s'amuse avec nous et nous renvoie à ce que nous avons pu lire plus tôt, un peu comme quand on était en primaire et qu'on apprenait la préhistoire et les poilus. J'ai toujours adoré l'histoire, ma note au bac était même plutôt bonne (et plus élevée qu'une nana que je pouvais pas piffer, qui se la pétait tout le temps avec ses futures études d'Histoire à la fac alors que toi tu vas faire Info-Com... dans les dents ma grande). Et là, je me souviens pourquoi j'ai toujours adoré ça :D

- Perdre du poids Redevenir en bonne santé parce que six kilos de déprime d'année de transition, ça pèse sur les vertèbres et mon cher petit dos adoré a déjà commencé à me faire chier. Pas question que cela dure tout l'été. Légumes et sport (mouahahahHAHAHAHAhaha) autant que possible et hop. D'autant qu'ici, dès que les beaux jours reviennent c'est apéro tous les trois jours. Donc pas d'alcool non plus pendant un moment (la plus grande source de calorie du monde).

- Avancer dans le mémoire en lisant tous les bouquins que j'ai acquis sur le sujet. J'en ai quatre, sur le travail des femmes, les femmes au foyer et celui que j'ai commencé "L'informatique a-t-elle un sexe?" d'Isabelle Collet qui s'annonce déjà passionnant. Et comme il fait plus chaud dans mon appartement que dehors, malgré les courants d'air et les ventilateurs, c'est une bonne excuse pour aller travailler sur la terrasse autant que faire se peut (beacuse of moustiques and bruit des voitures). J'espère comme ça dès la rentrée proposer une plan plus concret (une fois que j'aurai compris comment on en fait un).

- Me désintoxiquer du café. Je suis une véritable caféinomane (et vous ?), et j'ai besoin de décrocher. Thé, thé, thé, thé et tisane.

- Devenir une bombasse en Anglais grâce au visionnage massif de films et séries en VO non sous-titrées. En attendant les épisodes de la fraîche quatrième saison de Weeds, me voilà plongée dans la nullissime série Femme$ de Footballeurs qui me passionne par son absurdité totale. Mais au moins, j'apprends plein de vocabulaire injurieux anglais (hormis caser "bloody" tous les trois mots), je sais maintenant parler des bébés hermaphrodites, des mannequins anorexiques, de la chirurgie esthétique, des maris volages et du chantage à large échelle. Et oui, j'assume :D

- Reprendre quelques activités artistiques parce que ça manque, le travail manuel. Même si je ne suis douée en aucune, faire un peu de peinture, de piano ou de guitare, ça détend. Et pour une fois que j'ai du temps...

- Faire aboutir un projet secret dont j'aurai très fort probablement l'occasion de parler bientôt.

Sachant que je compte bouger au mois d'août pour retrouver ma famille (qui me manque terriblement), j'ai en gros un mois et demi pour mettre tout cela au point, sachant que j'ai déjà débuté certaines choses.

L'inactivité ne passera pas par moi !

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19 juin 2009

Y'a plus d'saisons ma pauv' dame.

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En cadeau, une photo du tout frais cloché qui a poussé à côté de chez moi. Enfin ça fait longtemps que l'église pousse, mais elle commence à être finalisé. Ils ont même baptisé les cloches, uhuhuh.

L'été s'annonce chaaauuuud.
Vivre sur la côte d'Azur c'est bien (en excluant les bouchons, la vie hors de prix, les touristes et le caractère souvent peu engageant de certains locaux), mais quand on est pas encore habitué au climat, on souffre quelque peu. J'ai eu la chance d'avoir une transition "en douceur", puisque l'hiver a été tout simplement pourri, selon l'échelle sudiste. De la pluie, de la "fraîcheur" (oh mon dieu on atteind les trois degrés le matin), de la neige (sur l'autoroute, entre la sortie d'antibes et la sortie de cagnes, 4h de bouchons). Les pistes de ski s'en sont données à coeur joie, elles n'ont pas été ouvertes aussi longtemps (jusqu'aux vacances de pâques) depuis belle lurette. Pendant ce temps, les nombreuses pluies ont, pèle-mèle, créé des innondations dans l'arrière-pays et le var, causé une panne de courant de la REGION ENTIERE (souvenez-vous) pendant une matinée et bien sûr causé de gros problèmes de circulation tout l'hiver puisqu'au moindre pipi d'oiseau les locaux paniquent et les petits vieux font des crises cardiaques.
Le temps s'est donc révélé affreux pour les niçois, clément pour ma part. Je n'ai pas eu besoin de reléguer mes jupes au placard, agrémentant le tout d'un collant de temps en temps, quand même. J'ai investi dans un parapluie, chose que je n'avais jamais eu à faire en Lorraine. Je n'ai sorti mon manteau d'hiver que lors de mes excursions à Perpignan pour Noël (il neigeait), de nouvel an dans les Vosges (il neigeait), de cadeau à Londres (il pleuvait) et à Paris en février (beau mais frais). Le reste du temps je me suis contentée de mon petit blouson imitation cuir (en plastoc quoi). Le seul soucis a été les chaussures, car les sudistes ne connaissent pas LES EVACUATIONS D'EAU PLUVIALES et ma rue en pente se transformait à chaque ondée en un formidable torrent de facilement deux à cinq centimètres.

Puis le printemps est arrivé, la douceur s'est installé, les collants ont sauté, la veste est devenue facultative. Mais pas tant que ça : car si le soleil chauffe, en son absence l'air est bien frais. Le matin, donc, en partant aux aurores pour me rendre à la fac, j'étais couverte, car j'avais frais. Une heure plus tard, avec l'apparition du soleil, tout vêtement devenait difficilement supportable. Et bien sûr, à l'intérieur des amphithéatres de la fac, cachés du soleil, l'air était frais au poins de se rhabiller... Je ne vous parle donc pas de l'épidémie de rhume qui s'est trimballé. Moi qui ne suis jamais malade, j'en ai eu 4 dont une extinction de voix.

Quelques pluies éphémères accompagnées d'orage ont marqué la transition vers l'été. La chaleur grandissante agitait les petits électrons plus et moins cachés dans les nuages, et boum ! Et là, j'ai renoncé à tout : les bottes, les escarpins pour de trop longues durées (une journée ? impossible), les vestes, les gilets, les pantalons, les hauts à manche longue. J'ai renoncé à ouvrir mes volets avant 11h30 du matin, étant orientée plein est. J'ai renoncé également aux repas chauds le midi. Nous sommes le 19 juin et voilà plus d'une semaine que le thermostat dépasse les 30 degrés. Les soirées sont douces au point de les passer sur la terrasse, et de ne rentrer que parce que la visibilité est mauvaise. C'est, paraît-il, "exceptionnel qu'une telle température arrive si tôt". Effectivement, ces trois dernières années, je passais deux semaines en Juin en vacances à Nice et il ne me semblait pas que la chaleur soit si suffocante. En même temps, peut-on comparer la sensation de chaleur en vacances et lors du quotidien ?
Je sens que l'été va être compliqué.

Heureusement, il y a la mer :)

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16 juin 2009

Je te paie un pôt ? Un pôt locaux ?

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Vu sur Facebook. Des fois ce qui apparaît à l'écran me choque au plus haut point. Et là je suis vraiment choquée, pas comme la pub trop nulle de la sonnerie pour jeunes (qui me faisait plus rire qu'autre chose). Là, ça fait flipper. Et quand on clique sur le lien, rien, pas un résultat scientifique, pas un témoignage nominatif, juste la photo d'Oprah Winfrey qui dit avoir trouvé le produit miracle "au fond du désert Kalahari sud-africain". Mouarf.
Ah, si, quand même, un encadré indiqué "Attention !"... pour dire qu'il faut bieeen s'hydrater sinon tu maigriras moins, vilaine !
Ce qui est ENORME (oui, je sais, pour une pub minceur), c'est que les responsables du marketing savent que leur argument ("Perdez de 5 à 25kg") est non seulement éhonté mais surtout horriblement dangereux. Mais c'est pas grave ! Quelques paragraphes plus bas, on vous prévient que "Maigrir trop et trop rapidement n'est pas sain.". Ouh, se dit-on, ils sont quand même lucides de leurs propres balivernes. ET BIEN NON, jugez la suite : "C'est la raison pour laquelle le mode d'emploi de TRIMGEL a une mention spéciale. Si vous maigrissez trop vite, vous devez réduire le nombre d'applications de TRIMGEL." Mouahahahahahaahahahahah.

Enfin, quand, le plus effrayant, c'est que les femmes obédées par leurs magazines qui leur crient "maigriiiiiiiiiiiiiiiiiiis" plongent les deux pieds dedans. B*** !

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12 juin 2009

Tatoue compris

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Ne critiquez pas mon titre, ç'aurait pu être pire, j'avais d'abord pensé à une citation de la chanson qui fait retourner Mozart dans sa fosse commune.

Des films sur des tatoueurs, y'en a pas beaucoup. Il y a des films avec des tatoués, Le Tatoué, Tatouage, film japonais de 1966, mais un film sur l'univers du tatouage, je n'en avais jamais entendu parler. Pourtant, quand j'ai eu sous le nez le titre "The Tatooist", je ne saurais dire pourquoi, mais j'ai senti le navet à plein nez. C'est pour cela que j'ai tenu absolument à voir le film, au point de l'imposer à deux comparses débonnaires qui n'avaient rien demandé (sauf un qui m'a proposé le film parmi une liste quand même :p).

ET BIEN J'AVAIS RAISON.
Un jeune tatoueur américain se blesse avec un outil traditionnel de tatouage maori. En visite en Nouvelle-Zélande, il va se heurter aux rites de tatouage locaux et découvrir au passage qu'il a délivré un esprit malfaisant !
Hmm oui c'est le bordel ce pitch. Un peu comme le film en fait ! On ne sait pas si c'est un film sur le tatouage, on ne sait pas qui est ce personnage, ce qu'il vient faire là, on ne sait pas si on est censés avoir peur, si on est censés mourir d'ennui. Jake, le héros interprété par Jason "neverbeen" behr (mais siiiiii souvenez-vous, il jouait un extra-terrestre dans la série "Roswell"), marche lentement, tout le temps, parce que, oui, il le sait, il le sent, il va se passer quelque chose. Le suspens est insoutenable -- enfin surtout pour lui. D'ailleurs, quand le téléphone sonne, il est le seul à sursauter. Le spectateur est trop aux aguets d'une histoire pour se concentrer sur les détails. D'ailleurs, la première fois qu'il s'est vraiment passé quelque chose, mon lecteur DVD affichait 56 minutes de films.
Rahlalala c'est tellement dommage, pour une fois que l'héroïne n'est pas un super canon, mais une fille normale comme vous et moi, le gros nez en plus, et qu'en plus y'a du tatouage, du vrai, qui sont très moches (sauf le tatouage final).

Ca avait tout pour être un mauvais film, et ça l'est \o/ C'est l'art du positivisme : la vie ne nous déçoit jamais !
Vous pouvez vous demander "mais pourquoi as-tu tâché tes yeux d'une telle bouse sur pellicule ?". Et je répondrai qu'un navet a beau être un navet, il n'en reste pas moins une pièce de cinéma. Et puis ça peut être beaucoup plus drôle que prévu :D

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11 juin 2009

My new heroin

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Elle est rousse, elle a les yeux verts, elle a des gros seins, elle est classe, elle fait de l'électricité, du feu et a des roquettes cachées dans ses pompes. Je suis amoureuse !

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10 juin 2009

Have you met Laina ?

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Je ne sais pas pour vous, mais j'adoooOOOOOooore les films d'épouvante. Plus particulièrement, j'adore les films d'épouvante de série B. Ceux qui vous font frissonner (quoique, ce n'est ironiquement pas une fin en soi) et rire en même temps. Rire parce que c'est exagéré, parce que le carton-pâte est un peu trop visible, parce que c'est rempli de clichés, ou simplement parce que c'est fait exprès. Et oui, il existe des cinéastes assez fous pour faire des films d'épouvante qui font rire exprès. Ces films, on les reconnaît tout de suite, dès la sorte de la salle, aux premiers mots qui glissent de nos lèvres  : "Trop fort !"
Sam Raimi est un réalisateur que certaines générations connaissent pour SpiderMan, et d'autres pour Evil Dead. Si vous ne connaissez pas cette trilogie, je n'ai qu'une chose à dire : "Honte à vous !" (ou "files dans ta chambre" si c'est parce que vous avez 10 ans). C'est LE film (si vous ne devez en voir qu'un, le premier) qui vous fera comprendre ce qu'est l'univers du film d'épouvante de série B de ces 25 dernières années. Bien après les Freddy, Vendredi 13 et autres Halloween, Sam Raimi rebondissait sur les clichés véhiculés par ces "teen-age movies" version 70 et en faisait une délectable fable des temps modernes, introduisant au passage le génialissime Bruce Campbell.
Vingt-cinq ans plus tard, Sam Raimi signe, avec son treizième film, un retour au source. Drag me to Hell, sous le moche titre français Jusqu'en enfer, est en effet, "trop fort" : Une mignonette employée de banque, qui ne ferait pas de mal à une mouche, se retrouve dans la situation de refuser un report de crédit à une vieille femme. Situation banale au coeur de la crise financière, si cette vieille femme n'était pas une sorcière tzigane qui, par vengeance, lui balance la plus grosse malediction du monde entier de la terre : le Laina. Laina est une gentille petite bestiole qui tourmente sa victime durant trois jours avant de l'emmener tout droit en enfer pour y brûler pour l'eternité. De quoi vous faire réflechir à deux fois avant de ne pas céder votre place de bus à une petite vieille. Al'aide d'un gourou, Christine tente alors de se débarasser de la Bête, sous les yeux dubitatifs de son professeur de psychologie (ah ah) de petit-ami, interprété par "L'homme Sims", j'ai nommé Justin Long.
Si vous avez l'esprit ouvert et que vous ne vous attendez pas à un film "sérieusement" effrayant, vous risquez bien d'accrocher. Il est très agréable de voir se mouvoir cette frêle héroïne à cent lieues des clichés du genre ("j'ai des gros seins et je me retrouve en sous-vêtements dans au moins une scène du film"), nous offrant un film d'horreur NON SEXUE, c'est assez rare pour le préciser. Alison Lohman est charmante, c'est comme une impression de la redécouvrir à chaque film. La vieille fait vraiment flipper, la bestiole fait vraiment flipper, à chaque fois que je sentais qu'ils allaient surgir à l'écran, je me cachais les yeux. Des fois c'est dégoûtant, souvent c'est improbable, c'est quelquefois téléphoné, mais on se laisse surprendre avec allegresse tant le moment est délectable.
Bref, si beaucoup le prennent comme un mauvais film de série A (matez les critiques), il faut plutôt le considérer comme un génialissime film de série B, bien mené, bien joué, juste ce qu'il faut d'absurde pour qu'on y croit à mort. Il faut le voir !

06 juin 2009

Big B contre les gays orthodoxes

Petite pause cinéma en quatre opus car j'ai vu quatre nouveaux films ces derniers temps, et allez comprendre, j'étais partagée entre l'envie d'en parler et la flemme de le faire. Mais maintenant que je suis en vacances, je n'ai plus d'excuses.
Partons chronologiquement dans le temps.

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Je vous avais signalé avoir des places pour voir deux films au festival. Une semaine après Air Doll, nous avons remonté les petites marches du festival pour assister à la projection de Eyes Wide Open, un film israëlien de Haim Tabaknam, et non de Amitabh Bachan comme l'a d'abord cru ma moitié (l'innocence a souvent quelque chose de touchant). Nous avons eu la chance d'avoir, avant la projection, la présentation du film par l'équipe des producteurs, acteurs et du réalisateur. Touché, celui-ci ne s'exprimait qu'en sa langue natale, et un de ses comparses traduisait dans un anglais plus que correct et compréhensible (même moi j'ai pigé, c'est pour dire). C'est à ce moment précis que la classe française réputée dans le monde entier s'est exprimée, en la personne d'un lambda vociférant quelques mots semblant dire "putain merde chier on est en france on speak french", sous les huées des quidams alors attentifs aux propos du cinéaste présent sur scène, qui s'exprimait déjà depuis dix longues minutes. L'intrus a probablement cru son quart d'heure de gloire arrivé puisqu'il en a fait des tonnes pendant dix minutes, au point qu'un troisième interprète est venu résumer manu militari les émouvants propos exprimés précedemment. Bien sûr, il faut continuer à se demander pourquoi aux yeux de la communauté internationale, les français passent pour de gros beaufs. Non, vraiment.

Une fois cet incident passé, les lumières éteintes et le jingle "Caméra D'Or" / "Un simple regard", tout a commencé sous la pluie. Le pitch est plutôt simple : En plein coeur de Jérusalem, une père de famille Juif orthodoxe reprend la boucherie qu'a laissé feu son père. A la recherche d'aide, il embauche un jeune étudiant, nommé Ezri. Rapidement, les deux hommes son troublés.
Enfin quand je dis rapidement, je mens un peu ; personellement j'ai passé les 35 premières minutes à piquer du nez. Non pas à cause du film, mais à cause d'une facheuse combinaison "bain de soleil + digestion sandwich subway". Quand au bout de 35 minutes mon ami prend pitié de voir mon nez chuter toutes les 25 secondes me propose son bras comme oreiller, bien sûr, je n'ai plus envie de dormir. C'est là que je surprend les deux héros en train de jouer dans une rivière ("ohlala mais ils sont gays ? Ah non c'est pas possible c'est une communauté Juive orthodoxe quand même"). Ah bah non, effectivement, cinq minutes plus tard, ils se déclarent leur désir mutuel. Qu'ai-je donc manqué ? Aux dires de mon voisin RIEN : 35 minutes de scène d'exposition pleine de longueur. Finalement, je suis presque "arrivée" au bon moment.
A partir de cet instant tout s'enchaîne : le désir, les questions, les préjugés, la fuite, la négligence. Finalement, aborder l'homosexualité est une chose ; quand elle est plongée au coeur d'un tel environnement ça tourne à l'exercice de style. Et ça marche. Aucune impudeur, aucune vulgarité, le sexe n'en est pas, il n'est que de l'amour. le sujet est traité avec finesse et passe sans problèmes. Le scénario file sous nos yeux, cependant fortement ralenti par une réalisation pleine de pauses symboliques et de longueurs. On se demande quand ça va finir, comment, et où. C'est beau, mais un peu chiant quand même.

A voir pour le contexte, pour l'exercice, mais je ne saute pas au plafond d'ethousiasme à vous le conseiller.

Rien à voir : si l'aventure du Roux à Walibi vous interesse, vous pouvez lire la suite ici, , de ce côté, et un peu plus à droite.

28 mai 2009

Comme quoi...

... la nouvelle fait le tour de la blogosphère des rouquins

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Vu sur le blog de Paka, filé par CgX !

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25 mai 2009

Paroles de femmes

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Printemps de la musique, Mouans-Sartoux

Aujourd'hui, entendu dans le tram. Trois femmes sont assises sur trois des quatre strapontins. Deux d'entre elles semblent se connaître, ou au moins avoir débuté la conversation trois arrêts plus tôt. L'une d'entre elle, cinquantaine, cheveux longs, l'autre soixantaine cheveux courts et bouclés, lunettes de grand-mère. La troisième est une cinquantenaire coquette.

Première : "Vous vous rendez compte, depuis mon accident, cela fait dix, vingt, trente... Quarante ! Quarante ans depuis mon accident"
Deuxième : "Ohlala dis donc ça date dites moi"
Première : "Ils me déclarent à 79%... Comme ça je n'ai pas la pension de 80... Ils vous entourloupent alors que y'a tous ceux qui n'en ont pas besoin et qui en profitent."
Deuxième "Ah oui..."
Première : "Entre les APL, le chômage... "
Deuxième : "Quelle chaleur"
Première : "Oui dites donc qu'est-ce que c'est que ce temps, un hiver tout pourri et maintenant on crève de chaud"
Deuxième : "C'est vrai qu'avant on avait des hivers plutôt moyens, et un printemps en douceur pour aller jusqu'aux chaleurs de l'été. Maintenant c'est mauvais temps et d'un seul coup, oooh c'est difficile quand même"
Première : "Ahlala c'était avant tout ça... Et puis bon avant il n'y avait pas tout ça, tous ces arrivages."
Deuxième : "Ohlala oui"
Première : "Avant les gens vivaient bien, ils avaient la porte ouverte, ils cachaient leur clé sous la, sous leur paillasson, il y avait pas tous ces arrivages là"
Deuxième : "Ah bah c'est sûr qu'avant..."
Silence
Première : "Regardez les, habillées comme des tortues. Moi j'ai vu Sarkozy, je suis UMP hein, j'ai écrit une lettre dans laquelle j'ai dit "y'en a marre de tout ça, le tchador et tout ça", je l'ai vu quand il était là, je lui ai donné la lettre, il l'a mis dans sa poche il l'a lu c'est sûr."
Au moment où je descends, j'entends la première se tourner vers la troisième femme et lui dire
"Ah bah je suis désolée, hein, mais y'en a assez quand même".

Je suis descendue à ce moment là, je n'ai donc pas entendu la fin de la conversation. Durant le trajet, j'étais debout face à ces femmes, me tenant à la barre verticale centrale. Pendant tout mon voyage, la première femme tentait régulièrement d'attraper mon regard, pourtant caché derrière des luenttes de soleil. Les tortues, j'ai vu en suivant son doigt peu discret que cela désignait ces femmes musulmanes emmitouflées dans leurs habits traditionnels et portant le voile. L'index accusateur concernait une femme de grande taille qui canalisait sa petite fille énervée par la chaleur. Et à chaque fois, son regard vers mes yeux, qui semblait dire, n'ai-je pas raison ? Forcément avec ma peau de lait, je suis au-delà de toute discrimination. C'est tout de même déroutant.

Pour finir sur une note gaie (quand même !) voilà une touche d'humour de Walibi Belgique ! (fourni par CgX :D)

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