13 octobre 2009
Père Castor, racontes-nous une histoire
Depuis quelques semaines déjà, je jouis d'un nouvel emploi au sein de la bibliothèque universitaire. Cette embauche inespérée s'accompagne d'élèments non négligeables, tels l'absence d'objectifs de vente (Merci France Télécom), l'absence d'une chef tyrannique (Merci Camaïeu), l'absence de onze heures de course journalières (merci la restauration). Ce n'est certes pas rempli de bonnes choses, mais les quelques mauvais points que sont la paie anorexique et le poids des chariots ne sont que des grains de poussières dans ce nouvel et fantastique univers.
Après tout, la bibliothèque Universitaire est ma seconde maison, depuis que je suis en L3. D'abord pour y travailler (je n'ai jamais emprunté un seul livre de toute ma licence). Puis, à mon arrivée à Nice, pour éplucher les millions de bouquins indispensables à l'élaboration d'un mémoire de recherche. Question de budget bien sûr, mais aussi question de logique, à quoi bon payer un livre dont ne vous servira que le petit 2 de grand 3 du chapitre 1, de la page 37 à la page 39 ? Un petit coup de photocopieuse et le monde est à vous.
Maintenant je ne me contente plus de lire les livres, je mène plein de folles activités différentes. Je trie les micro-films, qu'on nous emprunte une fois toutes les morts d'évèque, moins parce que c'est old-school que parce que l'utilisation de la nouvelle machine nécessite une formation de plusieurs semaines. Je récupère les mémoires et les thèses, que les étudiants souhaitent emprunter. J'en profite pour repérer ceux de mes copains pour les lire à mes heures perdues. Je m'occupe du pret également. Ca, c'est ce que je préfère. Je reçois les étudiants, derrière mon bureau, les vouvoie ou les tutoie selon qu'ils aient une tête d'étudiant ou d'enseignant, et je dois vous dire que ce n'est pas une chose facile vu l'âge de certains de mes comparses. Je me contente donc de tutoyer ceux qui sont suceptibles d'être dans ma tranche d'âge. Quand je les sens hésitant, je les attrappe avec un "que puis-je faire pour vous". Il faut signaler que cette phrase introductive sort tout droit des relations clients de France Télécom : c'est LA phrase que l'on doit vous dire à votre entrée en boutique, qui vous fait savoir que vous êtes bien dans une boutique de l'ex-service public et pas ailleurs. Quand je me suis surprise à débaler cette phrase à nos petits étudiants, je me suis rendu compte combien je resterai probablement marquée à vie par cette expérience, sans nier l'efficacité de la dite phrase. Quand ce sont des petits jeunes, je leur explique comment ça marche, combien de livres, où les trouver, pour combien de temps. J'essaie de faire des blagounettes, si tu rends le livre en retard il explose. Je valide les emprunts dans l'ordinateur, j'utilise les petits tampons que j'ai préalablement préparés à la bonne date, sur les petits papiers que j'ai préalablement pré-scotché (et oui quand il n'y a pas d'étudiants en detresse, on s'occupe comme on peut !). Je précise la date de rendu et zou. Parfois je réagis sur le livre "je l'ai lu, il est super". Souvent ça les étonne, qu'on lise des essais pour le plaisir. Après, quand je leur conseille un autre bouquin ou un mémoire relatif au sujet de l'emprunt, ça les illumine, comme s'ils venaient de percer un petit peu le secret du grand labyrinthe de la BU et se mettaient enfin à discuter avec David Bowie. Cela permet au passage de repérer quelques bouquins sympas ; et hop, j'embarque "l'éducation des jeunes filles au XIXème siècle".
La seconde partie la plus importante du travail convient de ranger tous les ouvrages ramenés après emprunt. Après un pré-tri indispensable pour éviter de courir partout, je trimballe mon chariot telle Tatie Danièle son panier de course, sauf que moi c'est devant. La première fois, c'est dur. On ne sait pas, on hésite, on transpire, on a chaud, mal aux pieds, aux bras. On panique car notre pré-tri souffre des lacunes de notre nouveauté, et l'on se rend compte que le 944.032 n'est pas le 944/032 et que vous devez donc retraverser tout le rayon histoire pour vous retrouver nez à nez avec les paroles de Charles De Gaulle en douze volumes qui vous narguent. Le côté positif c'est qu'on devient vite incollable sur le sujet : histoire de l'art en N, histoire en 900, Philosophie en 100 et 200, la littérature en PQ, PC, PN, PT ou PR selon l'origine (en fait c'est facile), les sciences humaines en 300. Au bout d'un moment, on se surprend à dire "Infocom ? C'est en 302.2" ; "034 c'est un Que-sais-je", "Mais non, les PN supérieurs à 2500 sont au rayon cinéma, pas en littérature". Cette partie du travail a une légère tendance à vous rendre maniaque et à detester les étudiants. En effet, au moment de ranger un livre, votre regard de Steve Austin de la bibliothèque se rue sur une cote étrangère à cette étagère. KEUWA ce livre n'est pas à sa place, €Ù÷@@ d'étudiants indisciplinés. Vous le rangez donc à sa place en grommelant. C'est cependant plus un sauvetage qu'une vraie besogne, car un livre mal rangé est souvent un livre perdu, et le bonheur de remettre Daniel Bougnoux dans son rayon a quelque chose de rassurant. Car attention, il est impératif de traiter le livre avec respect. Un jour que j'ai quelque peu violenté Merleau-Ponty, le rayon entier m'est tombé sur la tête. Il paraît qu'au seuil de la mort, on voit défiler sa vie. J'ai à ce moment vu défiler tout l'élaboration de ma dissertation de Terminale sur son "discours sur la servitude volontaire". Ce n'est pas pareil, mais c'était au moins aussi traumatisant.
Après cinq semaines de rangement, il est amusant de constater certaines choses sur l'organisation de la bibliothèques et son utilisation par les étudiants. Avec mes camarades moniteurs (ex-titre officiel des employés étudiants à la BU, mais qui reste), nous partageons nos impressions et nous amusons des constats que nous pouvons tous faire, comme le classement étudiants les plus désordonnés.
En tête de notre classement, arrivent les Historiens. Déjà ce sont ceux qui laissent le plus souvent traîner les livres sur les tables après consultation ; mais à la limite, ce n'est pas un problème car nous les récupérons lors de nos rondes de rangements. Cependant, ils sont pris d'un élan de bonne volonté en cherchant à ranger eux-mêmes leurs livres... et là c'est le drame. Le nombre de livres égarés dans le rayon histoire (qui regroupe à lui tout seul un tiers du RDC de la BU) est ENORME. Les rayonnages sont toujours en vrac, les livres tombés à l'arrière. Je ne parle même pas du rayon "Histoire de l'Art" sont les imposants livres d'image sont en constant équilibre. Cette discipline introduit naturellement les seconds de notre classement puisqu'à échelle largement plus petite (un dixième du RDC), le rayon Géographie est lui aussi en état post-apocalyptique quasi-permanent. Le pire étant une revue de géographie généraliste qui, censée être classée par année dans des boîtes, n'était classé en rien du tout, les boîtes étant équipés de numéros dans le désordre également. Je pense que les historiens purs et durs sont trop frustrés d'être obligés de faire de la géographie en première et deuxième année, alors ils se vengent sur les livres. Le top trois se termine avec le rayon de Droit qui est pourtant minuscule (une seule étagère, genre sept mètres de long sur un mètre vingt de haut), mais même chose, les rayons sont toujours défoncés, dans le désordre, les livres éparpillés, posés sur la tête des livres difficilement casés...
Le rayon le mieux rangé reste probablement celui de la Religion, mais il faut dire que les livres sont tellement vieux que personne n'ose les toucher. Mention spéciale pour le rayon Psychologie - Logique qui est toujours dans un état impeccable, les livres parfaitement alignés, ce qui laisse supposer que soit personne ne touche jamais ce rayon, soit les étudiants en psycho-logique souffrent de TOC.
Franchement, je plains l'étudiant qui n'a jamais mis les pieds à la BU. C'est toujours l'aventure !
BU Wants You \o/
17 septembre 2009
The Bachelor
Mesdemoiselles,
Le célibat vous pèse ?
Vous en avez assez de croiser tous ces couples heureux tandis que vous vous morfondez ?
Lasse de voire planer au-dessus de vous le spectre de la vieille fille ?
Profitez dès aujourd'hui de notre sélection de célibataires !
Hannibal, charmant psychiatre inspiré par la renaissance italienne, vous proposera une particulière recette de tagliatelles aux abats, après une bonne terrine en entrée et un ris de veau pour la mise en bouche. Ambiance classique, chandelles, barreaux de cage et musique baroque. Vous parlez philosophie, psychologie, gastronomie, œnologie.
Le +
- Bien basé dans la vie, propre sur lui, cultivé, bonne situation professionnelle, tu peux le présenter à ta mère.
Le -
- Qui sait si ce n'est pas ton père dans la terrine.
Ambiance cocotiers pour un repas cheap mais bon pour la santé, composé de fruits exotiques en masse, agrémenté de quelques céréales Dharma mélangées à des mangues, des bananes et des ananas. Sur fond de bruit de vagues cassées sur les falaises, vous parlez Genèse, balades en pleine nature, ours polaire, littérature et théorie du complot.
Le +
- Maîtrise parfaite de la rhétorique, repas blindé de vitamines et bronzage naturel.
Le -
- Avec toutes ces fibres, attention à la turista.
Rien de tel qu'une vieille demeure style manoir fin XIXème pour se sentir dans la quiétude d'un foyer. Quelques amuses-gueules, sandwichs, repas léger, vous parlez voitures de collection, travestisme, taxidermie et plomberie.
Le +
- Peu bavard, timidité charmante et attendrissante, respectueux de l'autre sexe.
Le -
- Sa mère peut se révéler très envahissante.
La direction décline toute responsabilité en cas d'incident malencontreux, style, la mort par décès.
08 septembre 2009
Avez-vous déjà lu ?
Via mes nombreux fluxs rss, je suis tombée sur un article du blog d'Olympe, un blog féministe que je suis régulièrement pour sa capacité à souvent coller à l'actualité. Le blog s'intitule plus précisemment "Olympe et le plafond de verre", expression qui représente la barrière invisible qui empêche les femmes d'atteindre les hautes sphères professionelles. Mais bref, je voulais surtout rebondir sur son dernier post en date, qui s'intitule "Ecrivaines" et qui s'appuie sur la récente liste des "100 romans préférés des français" parue il y peu (sondage Sofres, sur demande de la SNCF et de "Lire"). En bon eoilleton que sont les féministes, elles sont plusieurs à avoir constaté qu'il n'y avait que 18 romancières dans la liste. S'en sont suivies des discussions aux questions pertinentes et pas extremistes pour deux sous : y aurait-il si peu d'écrivaines que cela ?
Il est vrai que dans cette liste, il y a de nombreux classiques, et il faut bien avouer que jusqu'au XXème siècles, les auteures étaient plutôt rares, l'écriture était un métier bien masculin. Très peu de femmes s'en sont sorties, et encore, souvent sous des pseudonymes masculins, telle Georges Sand ou Collette, qui se fit d'abord éditer sous le nom de son époux. On trouve également nombreux échanges epistolaires de Madame de Sevigné, par exemple, qui sont cependant plus marquant à titre de témoin d'une époque, et ne sont pas des romans.
Les blogeuses se sont donc mises en tête de fouiller leurs bibliothèques et d'en sortir cinq bouquins, écrits par des femmes, qui les aurait marqué. Je me suis mise en tête de vous livrer les miens, et j'avoue, l'affaire fût pénible. C'est la première fois que je me rendais compte du nombre d'auteurs masculins présents dans mes rayonnages. Ce grand boudoir littéraire résonne de noms aussi variés que Sartre, Diderot, Kant, King, Werber, Camus, Baudelaire, Delerm, Shakspeare, Breton, Appolinaire... Mine de rien, cela fait un paquet de testostérone ! Et finalement, dans les quelques féminins possédés, peu pouvaient vraiment s'avérer marquantes (pour ma part en tout cas). Les livres de J.K. Rowling ne sont pas non plus de la grande littérature, le roman de Lolita Pill que l'on m'a offert m'a vaguement occupé une demi-heure avant de s'empoussiérer dans l'étagère au rayon des bouquins adaptés au cinéma. Heureusement, au milieu de tout cela, j'avais bel et bien quelques ouvrages, cinq plus précisemment, qu'il me plaît de vous présenter.
- Mémoires d'une jeune fille rangée, de Simone de Beauvoir
Il était bien sûr impossible de parler de littérature féminine sans citer celle qui est mon auteure préférée, voire mon inspiratrice depuis les débuts de l'adolescence. Ce roman autobiographique nous fait découvrir Simone de sa plus tendre enfance, jusqu'aux débuts de l'âge adulte, de la gravité, marqués par le décès de sa plus proche amie. On y découvre le cheminement de pensée de cette femme qui, très tôt va s'intéresser au sens : de la vie, de la famille, du mariage, et va parfois même s'avérer manipulatrice, pour le plaisir de tester l'existence. Il y a quelques temps, j'ai commencé le recueil de ses "Lettres à Nelson Algren" (probablement le seul homme qu'elle ait vraiment aimé avec Sartre), histoire de voir à quoi une telle femme pouvait ressembler entre les griffes de l'amour. Mais je me suis arrêtée au tiers, car ce livre est vraiment énorme, et ce n'est pas très pratique dans le bus !
- Mohini ou l'Inde des femmes, de Rose Vincent
Ce roman suit le portrait de plusieurs femmes indiennes, sur plusieurs générations, du protectorat anglais aux prémisses du XXIème siècle, en passant l'indépendance. Chaque femme est le pretexte d'un décorticage des traditions indiennes féminines, la place de la femme au sein du foyer, de la société, le mariage, les enfants, le travail, les vêtements... J'ai trouvé ce livre à quelques sous sur Priceminister (le vide-grenier du net) à une époque où je cherchais des ouvreages pour préparer mon voyage en Inde. Même si je l'ai lu après-coup, j'ai pu comparer ces histoire avec les observations que j'avais pu faire sur place, et surtout au sein de la famille qui nous avait accueilli au mariage.
- L'Amant, de Marguerite Duras
Quelle demoiselle n'a pas été emoustillée par ce magnifique asiatique à la peau couleur de miel que nous servait Jean-Jacques Annaud sur un plateau ? Après avoir lu des informations sur le film, disant que Duras l'avait détesté et désavoué, j'ai acheté le bouquin vous-savez-où. Effectivement, le livre est à mille lieues du film, largement basé sur la vie de Duras à l'époque de l'Indochine. Certes, elle y a eu un amant, plus âgé, local, qui lui a fait découvrir les douceurs de la chair, mais cette partie n'est qu'une penaude illustration des longs moments dédiés à sa famille, sa mère, sa soeur, son frère, la vie là bas, la difficulté, les frustrations, l'enfance envolée, la quête du bonheur. On se laisse véritablement porter par l'écriture et l'ambiance. A l'occasion, j'aimerai également lire Un barrage sur le Pacifique, un roman également inspiré de cette période de sa vie.
- Quelques femmes remarquables, de Eve Ruggieri
Alors oui, cela peut faire sourire, Eve Ruggieri... Détrompez-vous. De
1979 à 1988, Eve animait sur France Inter une émission quotidienne,
durant laquelle elle racontait la vie de personnages célèbres. Sa façon
de raconter ces biographies est très particulière et surtout très
plaisante à lire. C'est ma mère qui m'a donné ce bouquin, regroupant
les biographies de cinq femmes : Marilyn Monroe, George Sand, Sarah
Bernhardt, Louise Michel et Edith Piaf. Rien de très particulier à dire
là dessus, mise à part le grand interêt des vies de ces femmes, destins
aussi tragiques que magiquesdans certains cas.
- King Kong Theory, de Virginie Despentes
Pour ceux qui ne situeraient pas, Despentes est la demoiselle qui a écrit puis adapté au cinéma son roman "Baise moi". Je suis sûre que vous voyez mieux. Ici, ce n'est pas un roman, mais plutôt un pamphlet en l'honneur de la "non-norme". Le quatrième de couverture, repris en introduction est d'ailleurs clair à ce sujet, puisqu'elle y clame écrire pour les moches, les grosses, les mal-baisées, les filles pas douées, "Parce que je crois que l'idéal de la femme blanche séduisante qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu'il n'existe pas". Je ne suis pas trop lectures trash, mais contrairement aux Pill et autres bourgeoises pour qui la sodomie et se poudrer le nez à la coke est la summum de la décadence, Despentes a vécu la galère, le viol, la vie dans la rue, et a donc pu vraiment observer les bas-fonds et ce que la femme pouvait y faire, autant que faire se peut. Ici, elle parle du viol, justement (un évènement qui a marqué sa vie entière), la prostitution, mais aussi la pornographie, essaie de l'expliquer d'un point de vue autre que les analystes, les chercheurs d'universités (même si je les estime lol) qui ont souvent le mérite (et là dessus je suis d'accord) de ne même pas savoir ce qu'est être une femme. Bref, un livre plutôt intéressant, ps forcément linéaire, d'ailleurs ma moitié adore en lire des passages de temps en temps, sans jamais s'être penché vraiment dessus.
Et voilà. En regardant un peu en arrière, je me rends compte que ce top cinq n'est constitué que de livres de femmes sur les femmes. Comme quoi, on ne se refait pas.
Je n'ai personne à qui refiler cet exercice, car je ne crois pas que mes visiteurs réguliers soient très fervents des blogs, peut-être à part un ou deux. Cependant, si certains le souhaitent, je les invité à nous livrer leurs. Spécialement pour Fafa, si elle passe encore dans le coin, qui est une bouquinophage et aura probablement quelques titres savoureux à nous faire découvrir :) Mais je ne suis pas sûre qu'elle passe encore par ici :D Et pour les autres... les commentaires sont ouverts !
06 septembre 2009
Un film, une phrase (ou encore pas)
- Inglorious Basterds de Quentin Tarantino, 2009
Christopher Waltz réussit à lui tout seul à me réconcilier avec 15 longes années de conflit germanique (et oui y'a pas que l'Alsace et la Lorraine). Un western en france, et c'est Tarantino. Même si ça m'a laissé perplexe à la fin, j'avoue, j'adore, j'adhère.
- Virgin Suicides de Sophia Coppola, 2000
Quand on a l'âge des filles Lisbonne et que l'on regarde ce film pour la première fois, on est marquée. Dix ans après, toujours le même trouble.
- Pour quelques dollars de plus de Sergio Leone, 1966
Ah bah y'a pas à dire, Eastwood by Leone ça pète, quoi. Oui je sais, je m'y prend tard, mais que voulez-vous, jusqu'à récemment je n'avais d'yeux que pour ceux d'Henry Fonda dans Il était une fois dans l'Ouest.
- The Women de Diane English, 2009
Je l'ai vu en VO sous-titrée et cela m'a rappellé combien l'accent new-yorkais semblait moins fluide à mon oreille que l'accent londonien de Footballer's Wives, mais bon, nous n'avons pas les mêmes valeurs. Un film ma foi plutôt intéressant, marqué par l'absence totale d'hommes à l'image, ce qui renforce le thème principal qui est tout ce qui peut lier les femmes. Pas forcément à jeter.
02 septembre 2009
Un film, une phrase (ou pas)
Article express avec avis express sur films pas express. Vus en vrac, donc pas que du neuf, je vous alarme !
- Le Parfum de Tom Tyker, 2006
J'étais à deux doigts de croire qu'il allait se faire attraper avant d'avoir tué la jolie rousse. Même malgré ça, il y a en Jean-Baptiste Grenouille un arrière goût de Hannibal Lecter en pas cannibale. Ça m'a donné envie de lire le livre qui a l'air cent fois mieux (surtout la fin).
- Sans Sarah, rien ne va de Nick Stoller, 2008
L'interêt du film réside surtout dans l'interprétation de Jason Segel, qui a également écrit le scénario. Parfois potache, souvent attachant, et qui au moins ne se prend pas au sérieux. Produit par Apatow, précisons-le.
- Numéro 9 de Shane Acker, 2009
POUR UNE FOIS qu'un film d'animation nous laisse profiter des prouesses techniques du DA sans (rayez la mension inutile) un anti-héros qui n'en est pas un/un acolyte hyperactif doublé par Eddy Murphy/une histoire d'amour 81212/des prout, ça fait du bien. Même si c'est pas parfait, c'est poétique et bien mené.
- Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé de David Yates, 2009
Je m'étais tellement enquiquinée en lisant cet opus que je ne m'en souvenais plus vraiment, j'ai donc dû prendre autant de plaisir que n'importe quel quidam qui n'a suivi que les films. Je me suis révolté contre quelques inexactitudes un peu choquantes, quand même.
- Dostana de Tarun Mansukhani, 2008
Rien que pour les 10 premières minutes, où l'on voit Jonh Abraham avec son caleçon qui rebique. Au moins, dans le cinéma intdien, les actrices jouent et c'est la technique qui leur donne la pose. Scénario téléphoné, seconde partie un peu longuette, chansons bof, mais bon, c'était pas non plus désagréable.
Avez-vous vu ces films ? Vos avis ?
19 août 2009
May the Groom kiss the Corpse Bride
Depuis un an que je suis inscrite aux annonces de l'ANPE (enfin... pôle emploi maintenant ^^), et c'est l'annonce la plus cool qu'ils m'aient envoyé jusqu'ici \o/ Ca change des aides à domicile, baby sitting, mamy sitting et vendeurs du dimanche.
Après, y'a des porteurs plus ou moins cools, quand même.
16 juillet 2009
Femmes au foyer, je vous aime (ou pas)
Nan mais là je vais me vexer, quand même.
Si je ne suis guère présente ces temps-ci, c'est parce que mon temps est entièrement consacré à mon mémoire. Et oui un passage le temps de septembre ça vous mange les mois d'été. Ce qui n'est en soi pas si problématique que ça, car le temps est si chaud et aveuglant que je suis aussi bien à jouer les troglodytes dans mon petit studio avec vue sur la mer. Ce qui ne m'empêche pas de frôler le coup de soleil dès que je vais chercher le courrier (dur).
Mais bon, les bouquins avalés, je commence doucement les interviews de mes chères mères au foyer. Pour celles qui ne seraient pas encore au courant, mon mémoire de M1 porte sur les femmes au foyer sur Internet. Leurs attentes, leurs objectifs, ce qu'elles en font, pourquoi elles vont, ce qu'elles y trouvent, finalement. J'ai commencé à interviewer certaines candidates recrutées sur doctissimo (car je m'appuie surtout sur ce site). Pour le moment, la plupart de mes hypothèses de travail sont plutôt malmenées, mais n'est-ce pas justement le but d'un mémoire de recherche ? Même si j'adore avoir raison, il faut parfois mettre son sale caractère de côté *uhuhuhuh*
j'ai commencé à écrire ma partie théorique, et mon but est de mener à bien tous mes entretiens avant mon départ en vacances début août (famiiiiiille me voilà), histoire de pouvoir les analyser étendue sur un transat au bord de l'atlantique (qui n'est pas une bitch comme la méditerrannée ! ), parce que bon ce sont les vacances mais il faut aussi avoir le sens des priorités. Quand tout le monde sera à la sieste, je ferai ma petite martyr qui bosse, ça fera culpabiliser les gens qui vont à la piscine.
Bon c'est pas tout ça, mais j'y retourne !
PS : si vous connaissez une femme au foyer de plus de 18 ans qui utilise doctissimo, n'hésitez pas à me contacter, je suis encore à la recherche de candidates. Si vous pouviez faire passer le mot autour de vous d'une façon ou d'une autre ce serait terrrrriiiibllle ! Pour me contacter très facile : angeluce@griffor.com
Merci ;)
07 juillet 2009
Il est rené, le divin enfant
L'arrivée d'un nouvel ordinateur me remplit à chaque fois de la même intense et maternelle émotion.
Je crois en la résurrection \o/
30 juin 2009
Puisque tout est mort et bien mort dans la maison sur le port
Levée tôt, j'ai passé toute la journée assise sur une chaise de bois dure comme un couffin de fakir. J'y ai sagement écouté mes comparses de séminaire présenter leurs mémoires, leurs travaux, réflexions et conclusions. Que cela traite de politique, des médias, de l'internet, de la femme bulgare, de Hillary Clinton, des séries télévisées et de la famille, que cela soit à propos de la participation des internautes dans les émissions télé interactives... Chaque exposé fût enrichissant.
Enchaînant les soutenances de 9h à 16h sans manger, je me trouvais fort dépourvue lorsque l'heure du champagne fût venue.
Deux charmantes étudiantes bulgares m'ont raconté leur pays, la culture et la cuisine de leur pays.
Au point que j'ai failli louper le dernier bus pour Saint-Laurent-du-Var.
J'ai aidé deux anglaises qui cherchaient à rejoindre Les Vespins sans rien comprendre au trajet du bus.
Sur la côte j'ai chanté Jeanne Cherhal et Bonnie and Clyde.
21 juin 2009
La Fée Fagot a cassé ses lunettes
Être au chômage est une fatalité plus ou moins appréciable selon ce qu'on en fait. Ayant sué sang et eau pour décrocher un emploi cette année, en vain, je me retrouve aux portes de l'été avec dans mes poches, pas moins que mon inactivité et la difficile faculté à accepter celle-ci. C'est pour ça que l'été se remplit de grands projets, bien entendu gratuits puisque le chômage inclut du temps mais surtout pas un rond >_>
- Améliorer mes connaissances en Histoire, grâce à "L'Histoire de France pour les Nuls" que j'avais acquis l'an dernier, lors de ma spécialisation de licence, et que je n'avais jamais ouvert. Oubli de dates importantes, difficultés à se repérer dans le temps (c'était quand Charlemagne déjà ?)... Ça fait perdre des points à Questions Pour un Champion Online ça. Mine de rien ce livre est très bien construit, racontant l'Histoire comme on conte une histoire, avec la mise en valeur des points de répères, l'apport d'anecdotes pas souvent indispensables à la compréhension de la période donnée, mais souvent bien agréables. L'auteur s'amuse avec nous et nous renvoie à ce que nous avons pu lire plus tôt, un peu comme quand on était en primaire et qu'on apprenait la préhistoire et les poilus. J'ai toujours adoré l'histoire, ma note au bac était même plutôt bonne (et plus élevée qu'une nana que je pouvais pas piffer, qui se la pétait tout le temps avec ses futures études d'Histoire à la fac alors que toi tu vas faire Info-Com... dans les dents ma grande). Et là, je me souviens pourquoi j'ai toujours adoré ça :D
- Perdre du poids Redevenir en bonne santé parce que six kilos de déprime d'année de transition, ça pèse sur les vertèbres et mon cher petit dos adoré a déjà commencé à me faire chier. Pas question que cela dure tout l'été. Légumes et sport (mouahahahHAHAHAHAhaha) autant que possible et hop. D'autant qu'ici, dès que les beaux jours reviennent c'est apéro tous les trois jours. Donc pas d'alcool non plus pendant un moment (la plus grande source de calorie du monde).
- Avancer dans le mémoire en lisant tous les bouquins que j'ai acquis sur le sujet. J'en ai quatre, sur le travail des femmes, les femmes au foyer et celui que j'ai commencé "L'informatique a-t-elle un sexe?" d'Isabelle Collet qui s'annonce déjà passionnant. Et comme il fait plus chaud dans mon appartement que dehors, malgré les courants d'air et les ventilateurs, c'est une bonne excuse pour aller travailler sur la terrasse autant que faire se peut (beacuse of moustiques and bruit des voitures). J'espère comme ça dès la rentrée proposer une plan plus concret (une fois que j'aurai compris comment on en fait un).
- Me désintoxiquer du café. Je suis une véritable caféinomane (et vous ?), et j'ai besoin de décrocher. Thé, thé, thé, thé et tisane.
- Devenir une bombasse en Anglais grâce au visionnage massif de films et séries en VO non sous-titrées. En attendant les épisodes de la fraîche quatrième saison de Weeds, me voilà plongée dans la nullissime série Femme$ de Footballeurs qui me passionne par son absurdité totale. Mais au moins, j'apprends plein de vocabulaire injurieux anglais (hormis caser "bloody" tous les trois mots), je sais maintenant parler des bébés hermaphrodites, des mannequins anorexiques, de la chirurgie esthétique, des maris volages et du chantage à large échelle. Et oui, j'assume :D
- Reprendre quelques activités artistiques parce que ça manque, le travail manuel. Même si je ne suis douée en aucune, faire un peu de peinture, de piano ou de guitare, ça détend. Et pour une fois que j'ai du temps...
- Faire aboutir un projet secret dont j'aurai très fort probablement l'occasion de parler bientôt.
Sachant que je compte bouger au mois d'août pour retrouver ma famille (qui me manque terriblement), j'ai en gros un mois et demi pour mettre tout cela au point, sachant que j'ai déjà débuté certaines choses.
L'inactivité ne passera pas par moi !


















